
En grandes difficultés dans la ville, car les Clichois, comme les Gennevillois et les Asnierois sont attachés à la solution consistant à rendre les deux branches de la ligne 13 indépendante, G. Catoire a recours à son dérivatif habituel : l’anticommunisme.
Il vient de se fendre d’un communiqué rageur, à en-tête de la municipalité, donc sur deniers publics, s’en prenant aux positions des communistes coupables, comme la population, d’être favorables au débranchement-dédoublement, de la ligne 13, seule solution permettant la désaturation réelle de la ligne 13.
Bien en mal de contre-argumenter sur le fond, il fait mine de croire – pour tromper le lecteur ?-que les communistes sont opposés au prolongement de la ligne 14. C’est faux. Répétons-le : l’intérêt du prolongement de la ligne 14 est indéniable en terme de maillage des transports en commun : elle permettra la correspondance avec le RER à St Ouen, avec la future gare TGV à Pleyel et avec l’aéroport Charles de Gaulle à son extrémité nord.
Rançon de son succès prévisible avec cette capacité de maillage : elle risque d’être rapidement saturée à son tour, puisqu‘il s’agit en fait d’un maillon du grand-huit de Sarkozy et de Ch. Blanc.
Naïveté ? G. Catoire se cramponne a un leurre : la création hypothétique sur la ligne 14 de la station Maison du Peuple sur Clichy, ce qui serait effectivement une bonne chose.
Mais comment croire que le prolongement de la ligne 14 (météorisation) basé sur la rapidité de liaisons entre les pôles et les aéroports, va permettre l’ouverture d’une telle station ? L’impératif de la vitesse commerciale s’oppose à une desserte de cabotage. Dans la logique financière dominante, cette station apparaîtra bien trop proche du RER de St Ouen !
Comment ne pas comprendre qu’avec les projets d’urbanisation (logement et emploi) sur Clichy, sur Gennevilliers, ou sur Paris avec la Cité de la Justice porte Clichy, le trafic va encore s’accroître sur le tronçon Port de Gennevilliers-La Fourche ?
A Gennevilliers, c'est toutes sensibilités confondues (y compris les socialistes et les verts) que les élus se sont prononcés pour le dédoublement. Mais à Clichy, G.. Catoire s'enferme dans son refus.
Même si des militants socialistes et même quelques élus s'interrogent mezzo voce derrière son dos.
La position de la mairie de Clichy, - bizarrement soutenue par l’élu vert Fournier - va vite devenir intenable. Déjà le commissaire-enquêteur du PLU de Clichy s’inquiéte et s’interroge dans son rapport : il ne comprend pas que la ligne 13 ne soit pas une priorité pour la mairie de Clichy.
G. Catoire prend la responsabilité d’affaiblir le front uni des élus de la boucle Nord des Hauts de Seine pour obtenir le débranchement de la ligne 13. Il rend service à la droite Sarkozyste et à Ch. Blanc en divisant et en ne rejoignant pas le camp de ceux qui luttent, aux côtés des usagers pour le débranchement.
Une précision : pour masquer son manque de fermeté dans le dossier de la ligne 13, G. Catoire évoque la responsabilité de l’ancien ministre des transports J.C. Gayssot, personnage qui s’est éloigné du PCF au point d’être candidat contre la liste du Front de Gauche en Languedoc Roussillon.
Mais qui peut sérieusement croire que dans le Gouvernement Jospin, le ministre des transport disposait d’une réelle marge de manœuvre ?
La solidarité de gestion que G. Catoire évoque a cor et à cri, dans d’autres circonstances, conduit en réalité à imputer au Premier Ministre de l’époque Lionel Jospin lui-même cette attention insuffisante portée à la ligne 13.
Puisque G. Catoire aime se pencher sur le passé de la ligne 13, pourquoi ne rappelle-t-il pas à ses lecteurs, le rôle déterminant des communistes – ceux de Gennevilliers et de Clichy- dans la réalisation de cette ligne.
Pourquoi n’évoque –t-il pas la formidable bataille animée à l’époque par Guy Schmaus pour que le métro soit enterré ? Oublie-t-il que le maire socialiste de l’époque et les socialistes locaux se satisfaisaient d’une sortie du métro en aérien au niveau de la rue du Landy ?
Pour leur part, les militants et élus communistes de Clichy n’ont pas varié : ils restent attachés au dédoublement-débranchement de la ligne 13 qui doit être considéré comme prioritaire et sont aux côtés des usagers qui galère au quotidien et qui en ont raz le bol .
Le chef de file du Front de Gauche Pierre Laurent s’engage à faire du dédoublement-débranchement de la ligne 13, un des points forts de son programme pour l’Ile de France, en matière de transport.