Dialogue Clichois : blog des militants et élus communistes de Clichy la Garenne

lundi 23 novembre 2009

OPH Clichy : la mobilisation des locataires ne faiblit pas !!

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La colère reste vive parmi les locataires de l’OPH, victimes de hausses ahurissantes des charges, programmées par l’Office, présidé par le maire socialiste G. Catoire jusqu'en 2008.
La vague de protestation s'étend parmi les 3800 locataires du parc. Les locataires, à l’appel de leurs amicales de locataires, étaient entre 400 et 500 samedi devant la Mairie de Clichy et ont manifesté sur le Boulevard Jean Jaurès. Parmi eux, les communistes étaient présents pour apporter leur solidarité. En particulier Guy Schmaus, qui révéla dans la ville, le scandale de la surfacturation du chauffage urbain par la SDCC qui se répercute sur les charges…
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Pour les communistes qui réclament une table ronde des acteurs locaux et départementaux du logement social, la moindre des choses est de geler le paiement des sommes réclamées jusqu'aux conclusions de l'enquête de la Cour régionale des comptes.
Le maire G. Catoire ne semble pas avoir pris la mesure de la colère des locataires.
Autoritarisme, anticommunisme et entêtement semblent être ses principes de gouvernance locale.
L'éviction des élus communistes de leur responsabilités s'accompagne, chaque jour les clichois peuvent le constater, d'un abandon des fondamentaux d'une gestion de gauche par Catoire et ses amis.
Nombre de socialistes - et parmi eux des anciens élus - s'interrogent et s'inquiètent de la dérive du maire.
La droite, qui au niveau national s'emploie avec la loi Boutin à casser le logement social et à plonger les sociétés HLM dans les difficultés, aura du mal à faire croire aux locataires qu'elle est à leur côté (comme si le député Balkany, à Levallois, se souciait du logement social!)....
La Loi Boutin, c'est la casse du logement social au profit du marché avec un budget du logement en baisse de -7% et les aides à la construction des HLM de -30% en 2009.
Les bailleurs HLM sont obligés de vendre 1% du parc social par an, soit 40 000 logements ! Cette loi impose la dérégulation des loyers HLM, afin de les aligner sur la logique du privé.
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Le 1% logement est ponctionné de 850 millions d’euros et pendant ce temps, les cadeaux fiscaux aux bailleurs privés, qui coûtent plus cher que le HLM, se poursuivent. La loi Boutin pousse aussi à la ségrégation urbaine en programmant les démolitions des quartiers populaires, en réduisant l’accès aux HLM (-10 %) et en augmentant fortement le surloyer.
Les aides à la pierre (subvention à la construction) ont quasiment disparu.
L’Etat aide la spéculation : chaque investissement locatif privé De Robien reçoit autant d’aide que les HLM ! C’est 80 000 logement spéculatifs par an, soit presque le double que de HLM construits. Les aides à la personne sont également en recul : elles accompagnent la hausse des loyers et finissent dans le portefeuille des propriétaires. Elles représentent les 2/3 du budget logement de l’État et ne jouent plus leur rôle social. Non décidément, la droite locale ne manque pas de culot en faisant des risettes aux locataires clichois.
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Mais les locataires ne se laissent pas abuser par ces faux-amis et poursuivent leur luttes avec détermination. Une nouvelle manifestation devant le siège de l’OPH est prévue, ce soir. (à partir de 18h-18h30)

COPENHAGUE : Réchauffement climatique, développement durable, innovation, recherche, par Pascal LEDERER, physicien

L’humanité doit impérativement diminuer les rejets de gaz à effet de serre (GES) de 40 % à 50 % d’ici 2050, avec un effort plus important pour l’Europe (baisse de 80% des émissions de GES), et encore plus pour les USA.
La consommation d’énergie en 2009 est très inégale selon les pays : elle varie de plus de 8 tep (tep = tonne équivalent pétrole) par habitant et par an aux USA, à 0,4 en Afrique, en passant par 4 en Europe, 1,7 en Chine, avec des inégalités très grandes selon les couches sociales dans chaque région.
Neuf milliards d’humains peupleront la planète en 2050. Si l’on veut en finir avec le sous-développement, apporter l’eau, l’électricité, etc. aux milliards de nos contemporains qui en sont dépourvus, mais aussi préparer pour 2050 une planète vivable, socialement équitable, avec pour chacun l’accès à environ 2 tep par an, il faut augmenter la production actuelle d’énergie de la planète d’au minimum 60 %. Comment faire ? Pour en finir avec les combustibles fossiles, dont l’épuisement prochain, à part le charbon, se profile, il faut combiner économies d’énergie, efficacité des processus, et essor de toutes les énergies non productrices de GES. La captation et le stockage du CO2, qui permettrait encore 2000 ans d’utilisation du charbon, sont encore loin d’être possibles. Le solaire, le photovoltaïque, l’hydroélectrique (en particulier en Afrique), la géothermie, les éoliennes, les turbines marines, la biomasse, le nucléaire, ont tous leur rôle à jouer, en attendant (mais pas avant de longues années), l’hypothétique production d’énergie par fusion contrôlée (ITER).
Toutes ces technologies nécessitent un effort sans précédent de recherches appliquées et de recherches fondamentales dans tous les domaines (physique, chimie, biologie, biochimie, sciences humaines etc.), car nul ne sait encore quelle révolution technologique peut surgir de recherches apparemment dénuées de visée appliquée.
Mais il faut imposer que l’énergie, comme l’eau, soient reconnus biens publics de l’humanité, qu’un Office mondial public de l’énergie lié à l’ONU, doté de moyens financiers importants, mette en œuvre sans tarder les programmes dont la planète, et en particuliers les pays en développement, ont besoin.
Le libéralisme, le règne des capitaux privés, même repeints en vert, sont incapables de les mener à bien.

À Copenhague, la pression des peuples peut contraindre les pollueurs principaux de la planète à des mesures utiles. Mais, partout, la loi du profit privé freine les efforts de l’humanité pour faire face. C’est pourquoi il est indispensable de mener de front le combat pour le développement durable et le changement social.

Suppression de la taxe professionnelle: Débat de dupes autour de la disparition d’un impôt essentiel, par Jean-Marc Durand

À mieux examiner les motifs évoqués, on en découvre leur vraie signification.
L’impossibilité pour cette vingtaine de sénateurs d’entériner une réforme de la taxe professionnelle qui consacrerait une baisse importante des recettes des collectivités territoriales sans avoir au préalable statué sur le sort même de ces collectivités.
C’est-à-dire qu’il faudrait faire avancer d’un même pas le projet de réforme de la taxe professionnelle et celui de la réorganisation territoriale de l’État (projet Balladur) afin que la voilure budgétaire corresponde à celle de la future organisation (maillage, nombre, fonctionnement) des collectivités territoriales.
En clair, ils demandent que soit mise à profit l’occasion offerte par la suppression de la taxe professionnelle et avec elle la réduction de 8 milliards d’euros de recettes fiscales locales en rythme de croisière à partir de 2011 (11,7 milliards en 2010), pour réduire le rôle et la place des collectivités territoriales avec en cœur de cible l’emploi public territorial et l’exercice local de la démocratie.
Jouant sur le fort ressentiment que suscite la suppression de la taxe professionnelle, cette poignée de sénateurs feignant d’emboîter ce pas n’a qu’un seul objectif? : enfoncer plus profondément le clou d’une logique réactionnaire conduisant à une profonde régression tant en matière de modes de financements publics qu’en termes de services aux populations.
La suppression de la taxe professionnelle, en faisant disparaître le seul impôt sur le capital des entreprises, constitue une grave atteinte aux recettes fiscales des collectivités territoriales.
Elle constitue une nouvelle escalade dans la déresponsabilisation sociale et territoriale des entreprises et s’inscrit dans le droit fil d’une évolution de l’ensemble de la structure fiscale de notre pays visant à transférer sur les ménages modestes et moyens l’essentiel du poids du financement des budgets publics et sociaux tout en participant à freiner vigoureusement l’évolution de la dépense publique, critères du pacte de stabilité obligent.
L’évolution de la part des taxes locales dans l’impôt entre 1994 et 2006 montre que le produit des impôts locaux repose désormais plus sensiblement sur les impôts des ménages que sur la taxe professionnelle. Avec la suppression de la TP, la part du produit des impôts locaux payés par les ménages passerait de 47 % à 70 %. Après les services de l’État, les collectivités territoriales se retrouvent en première ligne, n’ayant bientôt que le seul choix de se ranger à l’idée d’une restructuration régressive.
Face à l’urgence et à la croissance des besoins sociaux des populations locales, et compte tenu de l’ampleur de la déréglementation engagée sous la férule du taux de rentabilité du capital, une réforme d’ampleur de la fiscalité locale, elle-même partie intégrante d’une réforme structurelle de l’ensemble des prélèvements fiscaux s’impose.
C’est dans cet objectif que le PCF propose, s’agissant de la taxe professionnelle, une rénovation importante de sa base, calculée à partir des trois éléments suivants? :
1– Les actifs immobiliers dans lesquels s’exerce l’activité économique et professionnelle;?
2– Les EBM (équipements et biens mobiliers – matériels) que vient de supprimer le gouvernement? ;
3– Nouvel élément? : les actifs financiers des entreprises (5?000 milliards d’euros) qui seraient taxés à un taux unique, par exemple de 0,5 %, contribuant à désintoxiquer la croissance de ses objectifs financiers et à créer un fonds de péréquation suffisamment doté affecté au financement des communes et attribué entre elles, en fonction du nombre d’habitants et de critères sociaux.