Ils évitent de s’interroger sur cette supercherie consistant à proclamer très utiles au sein des budgets publics les dépenses d’investissement et éminemment dispendieuses les dépenses de fonctionnement, essentiellement celles consacrées aux salaires des fonctionnaires.
Comme si, lorsqu’il s’agit de déneiger une route, il fallait considérer le camion à sel comme une bonne dépense et le salaire de celui qui le conduit comme un gâchis insupportable!
Tout ce petit monde, biberonné à la pensée libérale, feint de ne pas voir la démarche radicalement nouvelle proposée par le Front de gauche.
Pour le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, les 130?milliards d’euros de mesures sociales qu’il envisage seraient financés par les mesures suivantes: - Taxation des revenus du capital comme ceux du travail, 50?milliards.
- Taxation des revenus financiers des entreprises, 20?milliards.
- Instauration de 14 nouvelles tranches progressives à l’impôt sur le revenu, 20?milliards, issus des contribuables les plus aisés.
- Renforcement de l’ISF et des droits de succession, 10?milliards.
- Suppression des niches fiscales et sociales inutiles, entre 10 et 20?milliards.
- Taxation différentielle des fraudes fiscales, 30?milliards.
Le Front de gauche n’envisage pas dans son programme de trouver simplement des ressources dans ce qui existe afin de financer le Smic, la retraite à soixante ans, le développement des services publics, notamment ceux de la santé, de l’éducation et de la formation.
Certes, il ambitionne d’effectuer des prélèvements fiscaux et sociaux qui dégonflent les fortunes, les spéculations, mettent un terme à des gâchis.
Mais il entend également en trouver de nouvelles, bien plus importantes.
Le projet se fonde sur un changement radical des règles du jeu au cœur même du pouvoir suprême des capitalistes, au sein des banques, là où se trouve le pouvoir de créer de l’argent.