Le gouvernement ?a le devoir et le pouvoir de résister aux pressions des droites, des puissances d’argent et des institutions internationales.
?Il ne doit pas s’engager dans les projets de suppression ?du Smic pour le remplacer par un super RSA, ni dans ?un nouveau recul de l’âge ouvrant le droit à la retraite, ?ni dans un système de flexibilisation à outrance du travail, ni abdiquer devant les pressions du Conseil constitutionnel qui voudrait saboter toute réforme vers la justice fiscale.
S’il manifestait une volonté affirmée de changement progressiste, le pouvoir réunirait autour de lui toute ?la gauche et l’écologie politique?; une majorité agissante ?et combative pour ouvrir dans l’histoire de la France ?et de la gauche l’indispensable nouvelle page ?du progressisme français.
Les classes dominantes s’appuient sur la crise qu’elles ont elles-mêmes provoquée pour plier encore plus le monde, la vie humaine, l’environnement aux canons de l’ultracapitalisme destructeur. ?
Ce pouvoir ne doit pas y prêter main-forte.
C’est à un nouveau projet que devraient s’atteler toute la gauche ?et l’écologie politique pour faire face à la nouvelle période historique, où la lutte entre le capital et le travail va considérablement s’aiguiser, où de nouveaux dangers pèsent sur l’environnement, où l’arme nucléaire constitue une terrible menace pour toute l’humanité. Ce siècle appelle un nouveau mariage entre ?la justice fiscale et sociale, d’autres manières ?de produire et de consommer pour résorber une dette écologique qui peut être mortifère.
La coopération entre les êtres humains doit supplanter une concurrence folle, avec un nouvel âge pour la démocratie s’appuyant sur la souveraineté et l’intervention populaire.
Rien ne se transformera vraiment sans que la démocratie d’intervention devienne le but et le moyen de tout processus de changement pour inventer l’indispensable «?après-capitalisme?».
Tel nous semble devoir être ?le chemin d’une vie meilleure, d’un monde solidaire, d’une fraternelle humanité.
S’il manifestait une volonté affirmée de changement progressiste, ?le pouvoir réunirait autour de lui toute la gauche et l’écologie politique.