
la prison du monde
Après l’offensive guerrière de l’armée israélienne contre Gaza, l’organisation des Nations-Unies a décidé d’une enquête internationale, menée par le juge sud-africain Richard Goldstone.
Celui-ci a conclu à la gravité des violations du droit international et à des actes pouvant être assimilés à des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité.
Le rapport a été adopté par l’Assemblée générale des Nations-Unies qui a demandé la saisine du Tribunal Pénal International.
C’est dans ce contexte que le Maire PS de Paris a décidé d’inaugurer une "promenade Ben Gourion" dans la capitale, le 13 avril prochain, en présence du Président israélien Shimon Pérès, alors qu’il s’est toujours refusé à donner suite aux demandes des élus communistes parisiens d’honorer Yasser Arafat, le Prix Nobel de la Paix 1994.
Bertrand Delanoe conforte ainsi le camp des "va-t-en guerre" au Proche-Orient, au mépris des résolutions de l’ONU. Une initiative condamnée par le PCF, qui continuera d’être aux côtés de tous ceux qui, en Palestine et en Israël, œuvrent, dans les pires conditions, à une Paix juste pour les deux peuples.
Il est regrettable que lan Brossat, le président du groupe communiste de Paris et Pierre Mansat, Maire adjoint communiste de B. Delanoë aient voté pour l'appellation de cette promenade.
A l'inverse, la direction nationale du PCF vient de condamner fermement ce choix, dans un communiqué :
"Une « promenade Ben Gourion » sur les Quais de Seine devrait être inaugurée le 13 avril prochain par le Maire de Paris en présence du Président israélien Shimon Pérès.
Le parti communiste français exprime sa consternation devant une telle initiative. Alors que l’Assemblée générale de l’ONU a récemment adopté le rapport Goldstone qui accuse explicitement Israël de crimes de guerre, voire de crimes contre l’Humanité, il est inacceptable que la Ville de Paris puisse ainsi apporter un soutien explicite et une légitimation à la politique d’Israël qui continue de bafouer le droit international, qui multiplie les provocations et poursuit sans relâche la colonisation des terres palestiniennes, et dont l’agression contre les Palestiniens de Gaza fit 1400 morts dont une majorité de civils.
Une telle initiative est d’autant plus condamnable que la Ville de Paris n’a jamais accepté d’attribuer le nom de Yasser Arafat à un lieu public, comme l’ont proposé plusieurs fois les élus communistes, préférant valoriser un lien unilatéral à Israël.
Le PCF affirme son opposition à une inauguration qui constitue un acte contre la paix et contre la justice. Il prendra les initiatives qui s’imposent. Dans le contexte actuel, c’est l’esprit de responsabilité qui devrait l’emporter de la part de toutes celles et ceux qui veulent sincèrement contribuer à une solution politique juste et durable au conflit du Proche-Orient."
Le Parti communiste français,




































