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  <title>Dialogue Clichois : blog des militants et élus communistes de Clichy la Garenne - Europe</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 18 May 2013 19:29:32 +0100</pubDate>
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    <title>P. Laurent (PCF): Pas de majorité populaire dans le pays pour la ratification du Traité</title>
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    <pubDate>Thu, 11 Oct 2012 10:58:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>Front de gauche Clichy</category><category>PCF 92</category><category>PCF Clichy</category><category>Pierre Laurent</category><category>règle d or</category><category>TSCG</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/AAPLSEN.jpg&quot; alt=&quot;AAPLSEN.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Voici l'intervention de Pierre Laurent, nouvel élu au Sénat, sur le traité Européen&amp;nbsp;: en s'adressant au premier Ministre, le secrétaire national du PCF montre qu'il n'existe en réalité aucune majorité de gauche dans le pays pour adopter ce Traité néfaste.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Dans l'Europe entière, la ligne de rupture est atteinte.&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; La visite d'Angela Merkel qui s'est déroulée hier à Athènes, dans une ville en état de siège, est le dernier stigmate de cette rupture sociale et démocratique.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La France compte 5 millions de personnes touchées par le chômage.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;L'UE en compte 25,4 millions. Partout, le chômage, la précarité, la dévastation industrielle et la casse des services publics sont en pleine expansion.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Nous traversons depuis 2008 une crise majeure du capitalisme financier mondialisé.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Si l'UE est tant dans la tourmente, c'est parce qu'elle est taillée sur mesure pour satisfaire les marchés et les multinationales.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Vingt sommets européens ont promis depuis 2008, le «&amp;nbsp;sauvetage de l'Europe ».&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Ils n'ont fait que précipiter sa fuite en avant&amp;nbsp;; s'acharnant à faire payer l'addition de la crise des marchés financiers aux peuples européens.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Nous sommes arrivés au moment où l'histoire s'accélère.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Ou nos potentiels émancipateurs seront mobilisés pour sortir de la crise, nous libérer des logiques destructrices de la finance, ou des risques de graves reculs de civilisation l'emporteront.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;C'est dans cette situation, qu'avec le Président de la République, vous nous demandez de ratifier le «&amp;nbsp;Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire », signé en mars dernier par Nicolas Sarkozy.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Ne comptez pas sur nous.&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; Cette ratification, Monsieur le Premier Ministre, est à nos yeux une faute politique.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Oui une faute.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Vous avez été élu pour conduire le changement et rompre avec le Sarkozysme, non pour emprunter ses pas.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Depuis hier, vous prétendez qu'une majorité de gauche existe pour adopter ce traité.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;C'est faux.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Faut-il rappeler que sans les 4 millions d'électeurs et d'électrices du Front de gauche, hostiles à ce traité, il n'y avait pas, au printemps dernier, de majorité pour battre la droite ?&lt;br /&gt;
Faut-il rappeler que des millions d'électeurs ont cru à votre engagement de renégocier le traité ?&lt;br /&gt;
Les artifices de présentation de l'arithmétique parlementaire ne masqueront pas la réalité.&lt;br /&gt;
A l'Assemblée nationale, 63 députés de toutes les familles de la gauche n'ont pas ratifié ce traité. Alors que le groupe socialiste dispose de la majorité des 289 sièges, seuls 263 députés PS l'ont approuvé.&lt;br /&gt;
Et je veux saluer le courage de toutes celles et ceux qui à nos côtés, à gauche, écologistes ou socialistes, ont refusé de céder aux pressions, et son restés fidèles à leurs convictions.&lt;br /&gt;
Ici, au Sénat, le traité n'aura pas de majorité à gauche.
Les enquêtes d'opinion l'ont montré, les Français voulaient être consultés par référendum. Vous avez contourné cette volonté populaire. La ratification du traité restera à jamais entachée par ce refus.&lt;br /&gt;
Oui, il n'y a pas de majorité populaire, pas de majorité de gauche favorable à ce traité.&lt;br /&gt;
Car le pays a compris que l'heure est à la refondation de l'Europe et que ce traité d'austérité tourne le dos à cette exigence.
Ou bien l'Europe poursuit sa fuite en avant avec toujours plus d'austérité et de confiscation des pouvoirs, et elle laissera toujours plus de terrain aux apprentis sorciers qui prônent la dissolution de la zone euro et le retour au choc des égoïsmes nationalistes.&lt;br /&gt;
Où bien elle choisit la voie de la solidarité et de la démocratie et c'est alors un projet de refondation de l'UE qui doit être d'urgence mis en chantier.&lt;br /&gt;
Voila 30 ans que l'objectif n°1 de l'Union est d'être attractive pour les capitaux qui n'ont ni patrie, ni sens de l'intérêt général. Voila 30 ans que tous les pouvoirs, à commencer par le pouvoir monétaire, ont été mis au service de la finance, qui dispose du droit de vie ou de mort sur les outils productifs.&lt;br /&gt;
Privatisations, déréglementations, reculs des droits sociaux, mise en concurrence, sont allés de pair avec les missions d'une Banque centrale européenne indépendante des peuples et de leurs besoins, dont le seul rôle est de protéger les marchés.&lt;br /&gt;
Jamais, depuis que l'Union monétaire existe, les gouvernements successifs ne l'ont dotée d'un outil qui finance l'emploi, la coopération, oriente l'économie vers le progrès social et la transition écologique.&lt;br /&gt;
Et quand la crise a éclaté, qu'a décidé le Conseil européen&amp;nbsp;? Soutenir la finance, encore et toujours. Tous les dispositifs mis en place l'ont été sans contre-partie pour les banques. Seuls les peuples ont été forcés de payer l'addition.&lt;br /&gt;
Recapitalisations, FESF, MES, 6 PACK, Pacte euro + , que de sigles barbares dont le revers est à chaque fois des plans d'austérité qui ne le sont pas moins, et dont la «&amp;nbsp;troïka&amp;nbsp;» est devenue la sinistre ambassadrice.&lt;br /&gt;
Résultat, on parle de «&amp;nbsp;crise humanitaire&amp;nbsp;» en Grèce. La situation sociale est explosive en Espagne, au Portugal, où le chômage de masse est devenu la règle pour les jeunes et les femmes.&lt;br /&gt;
La récession menace l'ensemble de la zone euro. En France, l'INSEE prévoit un nouveau trimestre de croissance nulle, un taux de chômage à 10% et une baisse du pouvoir d'achat de 1,1 point.&lt;br /&gt;
Si des ruptures ne sont pas opérées, c'est l'idée même d'Union qui est menacée. Aujourd'hui, donner des perspectives européennes, c'est agir pour une refondation de l'Union européenne, au service des Européens et dans la coopération solidaire avec les autres peuples du monde. &lt;br /&gt;
Et jusqu'à ce jour, ce n'est pas le chemin qui est pris. Pas plus au sommet de juin dernier qu'à ceux qui l'ont précédés. Ce n'est pas non plus à l'ordre du jour du sommet des 18 et 19 octobre.&lt;br /&gt;
Nous proposons trois chemins pour refonder l'Union européenne.&lt;br /&gt;
Face aux impasses actuelles, les idées et les forces disponibles grandissent pour ré-inventer l'avenir de l'Europe. Vous devriez écouter les forces critiques qui rejettent le traité et travaillent comme nous à des propositions pour sortir de la crise.
En Europe, la Confédération européenne des syndicats, qui pour la première fois de son histoire, rejette unanimement et en bloc un traité, a formulé de nombreuses pistes.&lt;br /&gt;
En France, les 65 organisations, politiques, sociales, associatives et syndicales qui appellent ouvertement à la non ratification, les 80000 personnes qui étaient dans la rue le 30 septembre à Paris, comme les 120 économistes qui appellent à un changement de cap, tous sont prêts à contribuer.&lt;br /&gt;
Le premier des chemins a emprunter, c'est la rupture avec l'austérité et la priorité donnée sans attendre au redressement social et productif de la France et de l'Europe.&lt;br /&gt;
La crise de l'UE n'est pas une crise de la dette. C'est la crise d'une croissance financière cancéreuse. L'explosion de la dette publique n'a été que la conséquence d'une soutien sans contrepartie au système financier en faillite. Sans création de richesse, nous ne résoudrons aucun problème.&lt;br /&gt;
C'est pourquoi l'harmonisation des standards sociaux vers le haut doit être lancée pour lutter contre le dumping social et les délocalisations.&lt;br /&gt;
La coopération industrielle pour construire la mutation sociale et écologique de nos modes de production doit primer sur la concurrence.&lt;br /&gt;
Les attaques à la protection sociale et à la formation – qui sont des atouts et non des obstacles à notre productivité – doivent cesser immédiatement.&lt;br /&gt;
La promotion des services publics doit reprendre le pas sur les privatisations destructrices.&lt;br /&gt;
Allez -vous laisser Mittal dépecer la sidérurgie européenne&amp;nbsp;?
Allez-vous laisser les constructeurs automobiles s'entretuer&amp;nbsp;?
Allez-vous laisser les fusions financières piller le trésor EADS, sacrifier la chimie et la pharmacie ?&lt;br /&gt;
Allez-vous assister au massacre sans que la France n'appelle l'Europe à la mobilisation et à la reconstruction d'une politique industrielle digne des enjeux du XXIe siècle&amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
Vous savez qu'une véritable politique de redressement productif nécessite la mobilisation massive de ressources financières au service d'une stratégie industrielle publique européenne. Comment ferez-vous si les robinets de crédit restent fermés ?&lt;br /&gt;
Le second chemin est, pour cette raison, la reconquête des pouvoirs bancaire et monétaire, au service de ce redressement social et productif.&lt;br /&gt;
La bataille pour le changement du statut et des missions de la BCE doit être menée par la France sans faillir.
L'appel des économistes que j'ai déjà cité fait plusieurs propositions pour une expansion coordonnée de l'activité, de l'emploi et des services publiques, notamment le financement direct, sélectif et à bas taux, par la BCE, des organismes publics de crédit.&lt;br /&gt;
Un fond européen de développement social et écologique pourrait amplifier cette dynamique en conditionnant les financements au respect de critères sociaux et environnementaux précis.&lt;br /&gt;
L'Union européenne doit aussi mettre sous contrôle la finance, en interdisant les échanges d'obligations souveraines sur les marchés de gré à gré, en limitant strictement la titrisation et les produits dérivés et en taxant les mouvement financiers spéculatifs.&lt;br /&gt;
C'est indispensable pour financer les services publics et l'industrie, pour que la création monétaire et le crédit redeviennent l'outil de création d'emploi, de l'accès au travail qualifié et à la formation, de la transition écologique, l'outil pour créer richesses utiles et s'émanciper des marchés financiers.&lt;br /&gt;
Le troisième de ces chemins est la démocratie. L'UE est devenue un empire autoritaire où la voix des peuples est sans cesse bafouée. La refondation démocratique de l'UE doit être le combat de la France.&lt;br /&gt;
Il y a au moins 2 pistes :&lt;br /&gt;
- réviser l'équilibre des pouvoirs actuel - où la Commission domine - en renforçant le rôle des parlements nationaux et du Parlement européen,&lt;br /&gt;
- et doter les citoyens de nouveaux outils d'intervention.&lt;br /&gt;
Monsieur le Premier Ministre, le traité que vous nous demandez de ratifier tourne le dos à ces trois objectifs. Il est austéritaire et anti-social, il est dicté par les logiques financières, il est antidémocratique et limite notre souveraineté.&lt;br /&gt;
L'article 3 instaure la fameuse «&amp;nbsp;règle d'or&amp;nbsp;» applicable au budget de la Nation, de la sécurité sociale et des collectivités locales.&lt;br /&gt;
A la règle inapplicable et inappliquée depuis Maastricht des 3% du PIB autorisés en matière de déficit, s'ajoute celle du non dépassement de 0,5% de déficit structurel.&lt;br /&gt;
Avec une croissance de long terme à 1,1, ce déficit structurel est aujourd'hui estimé à 4,8% du PIB (Les Echos, jeudi 4 oct). Ce dispositif oblige immédiatement à tailler dans le dur des comptes publics, tout en continuant à emprunter sur les marchés pour contrer la récession.&lt;br /&gt;
C'est un non sens !&lt;br /&gt;
Les Etats doivent se soumettre à un «&amp;nbsp;mécanisme de correction&amp;nbsp;» automatique. D'où l'article 8 du «&amp;nbsp;Projet de loi organique relatif à la programmation et à la gouvernance des finances publiques&amp;nbsp;» qui prévoit la création d'un Haut conseil des finances publiques pour mettre sous surveillance les budgets, singulièrement ceux des collectivités locales et dont le Président de la République a délibérément omis de parler devant les élus lors des États généraux de la démocratie territoriale.&lt;br /&gt;
C'est au nom de cette règle d'or, et par anticipation, que vous décrétez un «&amp;nbsp;choc budgétaire », de 30 milliards d'euros en 2013, avant d'autres «&amp;nbsp;chocs&amp;nbsp;» à venir, dont les 2/3 seront payés par les citoyens.&lt;br /&gt;
Pour la sécurité sociale, un ONDAM à 2,7% va obliger à des économies à hauteur de 2,5 milliards d’euros sur les dépenses d’assurance-maladie.&lt;br /&gt;
C'est l'augmentation des inégalités d’accès aux soins, et des restes à charge pour les plus fragiles&amp;nbsp;; c'est la fragilisation de l’hôpital public.&lt;br /&gt;
Les collectivités locales quand à elles, ne verront pas la couleur des compensations des transferts de compétences pour l'APA, le RSA ou les allocations pour les personnes handicapées. Et la baisse des dotations dépassera les 2 milliards d'euros. Comment revitaliser les territoires ruraux et les quartiers populaires dans ces conditions?&lt;br /&gt;
Et pour couronner le tout, les budgets et les projets de réformes économiques devront être visés par la Commission européenne, avant qu'ils ne soient examinés par les parlements nationaux.&lt;br /&gt;
Ce texte prévoit enfin à l'article 8 qu'un État peut en attaquer un autre devant la Cour de justice de l'Union Européenne et réclamer des sanctions financières contre lui, s'il estime qu'il ne respecte pas ses engagements. Bel état d'esprit&amp;nbsp;! La délation en lieu et place de la solidarité.&lt;br /&gt;
La perspective européenne que dessine ce traité, c'est un «&amp;nbsp;fédéralisme autoritaire&amp;nbsp;» au service des puissances de l'argent et des États dominants, à commencer par l'Allemagne.&lt;br /&gt;
Angela Merkel est déjà à l'initiative pour la prochaine étape&amp;nbsp;: une nouvelle centralisation de la «&amp;nbsp;gouvernance économique », un pilotage des banques sans changer les critères du crédit, ni le rôle de la BCE.&lt;br /&gt;
Ce traité, Monsieur le Premier Ministre, vous ne l'avez pas renégocié comme François Hollande s'y était engagé. Le texte signé en mars par Nicolas Sarkozy est intact.&lt;br /&gt;
Le volet croissance ne fait pas le poids. Juridiquement il n'aura pas de valeur quand la loi du traité, elle, s'imposera. Les sommes évoquées – 120 milliards, une goutte de croissance dans un océan d'austérité – seront conditionnées à des mesures dites «&amp;nbsp;de compétitivité ». &lt;br /&gt;
Ceci explique-t-il votre soudain engouement pour un «&amp;nbsp;choc de compétitivité de 30 à 40 milliards d'euros contre les salaires&amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
Une mesure qui n'a jamais figuré dans les 60 engagements de François Hollande mais qui correspond exactement au contenu du «&amp;nbsp;paquet emploi&amp;nbsp;» de Monsieur Barroso, un arsenal de dérèglementation du droit du travail et d'écrasement des salaires.&lt;br /&gt;
Voila pourquoi, il n'existe pas de majorité populaire, de majorité de gauche, pour soutenir ce traité.&lt;br /&gt;
Vous ne le ratifierez qu'avec la droite, qui endosse sans complexe l'héritage empoisonné de Nicolas Sarkozy.&lt;br /&gt;
En bons godillots du MEDEF, nos collègues de droite suivront à la lettre les recommandations de Laurence Parisot, je cite&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ne pas se poser la question de la ratification du traité européen: et le signer des deux mains ».&lt;br /&gt;
Pour notre part, nous garderons le cap du changement.&lt;br /&gt;
Je vous lance un dernier appel. Ne ratifiez pas ce traité. Envoyez un signal aux citoyennes et aux citoyens, aux forces politiques, sociales et syndicales, et aux mouvements de résistance qui, sur notre continent, sont prêts à relever le défi de la réorientation de l'Europe.&lt;br /&gt;
Nous avons besoin de ce bouillonnement créatif.&lt;br /&gt;
Prenez l'initiative, au nom de la France, de convoquer des États généraux de la refondation européenne, un processus citoyen et démocratique de redéfinition des objectifs de l'UE et des outils de l'intégration régionale.&lt;br /&gt;
Tôt ou tard, les forces de gauche devront se rassembler pour conduire cette réorientation. Soyez assurés que nous ne ménagerons aucun de nos efforts pour continuer à travailler à ce rassemblement. »&lt;br /&gt;
Paris, le 10 octobre 2012.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La fondation Copernic: LE PACTE BUDGETAIRE EST UNE ABERRATION !</title>
    <link>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/20/09/2012/La-fondation-Copernic%3A-LE-PACTE-BUDGETAIRE-%3A-UNE-ABERRATION</link>
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    <pubDate>Tue, 25 Sep 2012 00:11:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>Fondation Copernic</category><category>Front de gauche Clichy</category><category>Pacte budgétaire</category><category>PCF 92</category><category>PCF Clichy</category><category>Traité européen</category><category>TSCG</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/AAencl.jpg&quot; alt=&quot;AAencl.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le président de la République a décidé de faire ratifier par le Parlement le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous le nom de Pacte budgétaire.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Ce pacte a pour objectif de contraindre les États à couper dans les dépenses publiques, et d’organiser l’austérité sous la direction de la Commission européenne.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La supercherie du Pacte de croissance&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Malgré les engagements de la campagne présidentielle, François Hollande a renoncé à renégocier le Traité.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Il l’a simplement complété par un «&amp;nbsp;Pacte de croissance », acté lors du sommet européen des 28 et 29 juin.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Plus rien ne s’opposerait alors à une ratification.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;En réalité, il s’agit d’une supercherie montée en opération de communication.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le Pacte de croissance représenterait 120 milliards d’euros, soit 1% du PIB européen.&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; C’est déjà très peu, surtout sur plusieurs années.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mais en fait, ces 120 milliards n’existent pas.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pour la moitié, il s’agit simplement de redéployer des fonds structurels déjà engagés, donc indisponibles.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;L’autre moitié concerne une recapitalisation à hauteur de 10 milliards € de la Banque européenne d’investissement (BEI), censée pouvoir dégager une capacité de prêts de 60 milliards aux entreprises privées&amp;nbsp;: rien ne dit que ces dernières l’utiliseront, quand la demande de crédit des entreprises européennes est aujourd’hui atone pour cause de récession.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Bref, ce Pacte de croissance n’en est pas un — alors même qu’il est discutable de croire que c’est la croissance qui permettra de résoudre les problèmes actuels&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Rien, en tout cas, dans ce «&amp;nbsp;Pacte de croissance&amp;nbsp;» ne compensera l’effet récessif du TSCG.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Trois instituts économiques indépendants (IMK, OFCE, WIFO) voient dans les mesures de réduction des déficits impliquées par ce traité un impact négatif sur la croissance de la zone euro de l’ordre de 7 points de PIB sur la période 2010-2013.&lt;br /&gt;
L’incohérence de la démarche est patente&amp;nbsp;: les gouvernements multiplient les mesures d’austérité qui plombent l’activité économique, et voudraient relancer la croissance, cherchez l’erreur! &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Super Maastricht&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Une nouvelle règle est mise en place, la fameuse «&amp;nbsp;Règle d’or&amp;nbsp;» qui impose une «&amp;nbsp;situation budgétaire des administrations publiques &lt;a href=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/20/09/2012/…&quot; title=&quot;…&quot;&gt;…&lt;/a&gt; en équilibre ou en excédent ».&lt;br /&gt;
Elle vise un déficit structurel de 0,5% du PIB. Notion nouvelle, le «&amp;nbsp;déficit structurel&amp;nbsp;» désigne le déficit budgétaire calculé hors des variations de la conjoncture. C’est une construction statistique, sa mesure ne fait pas l’unanimité, diffère selon les économistes et dépend d’un certain nombre d’hypothèses et de postulats. Un exemple illustre le problème&amp;nbsp;: en 2011, le déficit structurel de la France était évalué à 3,4% du PIB par le FMI, à 3,7% par Bercy, à 3,9% par la Cour des comptes et à 4,1% par la Commission européenne.&lt;br /&gt;
Pire, en 2006, la France avait un déficit budgétaire courant, effectivement constaté, de 2,3% du PIB&amp;nbsp;; la Commission avait calculé que son déficit structurel était, cette année-là, de 3,6%&amp;nbsp;; si la règle d’or avait été appliquée, la France aurait dû faire quelque 60 milliards € d’économies, alors même qu’elle respectait le critère des 3 % du pacte de stabilité.&lt;br /&gt;
Comment un tel indicateur pourrait-il servir de base à la politique budgétaire des États&amp;nbsp;? Qu’une telle norme puisse devenir la référence suprême, acceptée par les gouvernements, est tout simplement ahurissant !&lt;br /&gt;
Des mécanismes automatiques de correction sont prévus, ainsi qu’un mécanisme de sanction par la Commission en cas de dépassement du déficit structurel autorisé de 0,5% du PIB. Les sanctions seront automatiques, sauf si les États s’y opposent à la majorité qualifiée. &lt;br /&gt;
La Commission sera chargée de faire un rapport désignant les États passibles de la Cour de justice, saisie par les «&amp;nbsp;parties contractantes&amp;nbsp;» (les autres États ayant ratifié le Traité), si celui-ci n’a pas été respecté. La Cour de justice, organisme non élu, devient ainsi l’instance suprême pour juger d’un budget national.&lt;br /&gt;
Mieux, si elle estime qu’un État n’a pas respecté son avis, elle pourra lui imposer une amende pouvant atteindre 0,1% de son PIB. L'aberration qui consiste à sanctionner financièrement un État en proie à des difficultés financières ne semble pas avoir frappé les rédacteurs du traité !&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Économiquement absurde, socialement insupportable, démocratiquement inacceptable&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Qui dit équilibre budgétaire dit investissements de long terme financés par les recettes courantes. Or, ces investissements serviront des décennies durant à plusieurs générations&amp;nbsp;; il est donc absurde qu’elles ne soient financées que par les recettes du moment.&lt;br /&gt;
Le respect de la «&amp;nbsp;règle d’or&amp;nbsp;» entraînerait, de fait, l’impossibilité d’investir pour l’avenir, quand les besoins sociaux et la transition écologique exigent des investissements massifs.&lt;br /&gt;
Après avoir perdu toute marge de manœuvre en matière monétaire, les gouvernements abandonnent maintenant le levier de la politique budgétaire. Alors que la consommation des ménages stagne ou régresse, que l’investissement des entreprises est au plus bas, se priver de l’outil budgétaire ne fera qu’accroître les difficultés économiques.&lt;br /&gt;
Dans une Europe économiquement intégrée, où les clients des uns sont les fournisseurs des autres, une politique d’austérité généralisée ne peut mener qu'à la récession. Donc à une réduction des recettes fiscales, qui rendra encore plus difficile la réduction des déficits que l'austérité était censée favoriser, justifiant ainsi un nouveau tour de vis, qui aggravera la situation, etc.&lt;br /&gt;
Économiquement stupide, le TSCG est socialement insupportable&amp;nbsp;: une cure d’austérité massive et ininterrompue aurait des conséquences sociales dramatiques. Les plans d’austérité déjà appliqués dans certains pays européens touchent plus durement les populations les plus précaires - femmes, jeunes, immigré-es -, et accroissent encore les inégalités. Ils deviendraient permanents, la paupérisation des populations européennes, déjà engagée, en serait généralisée.&lt;br /&gt;
Il s’agirait d’un recul social sans précédent depuis la Seconde guerre mondiale.&lt;br /&gt;
Une telle orientation ne peut être mise en œuvre qu’en écartant les peuples des processus de décision et en violant de façon systématique les procédures démocratiques&amp;nbsp;: textes rédigés dans une totale opacité, votés à la va-vite sans débat public par les parlements nationaux, dispositions qui ignorent la souveraineté populaire au profit d’organismes non élus (Commission, Cour de justice), mise à l’écart du Parlement européen (seule instance démocratiquement élue), refus de consulter les peuples…&lt;br /&gt;
La liste est longue et confirme ce que l’on savait déjà&amp;nbsp;: le néolibéralisme est incompatible avec la démocratie.
Ce traité renforce la construction néolibérale de l’Europe.&lt;br /&gt;
Après la politique monétaire, c’est maintenant l’outil budgétaire qui échappe au débat démocratique et à la décision citoyenne. L’économie est mise en pilotage automatique, régie par des normes imposées par les marchés financiers, jamais remis en cause&amp;nbsp;: NON AU PACTE BUDGÉTAIRE&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/20/09/2012/La-fondation-Copernic%3A-LE-PACTE-BUDGETAIRE-%3A-UNE-ABERRATION#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>J. Guedj (PS), député et président du Conseil général de l'Essonne s'oppose au traité européen.</title>
    <link>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/19/09/2012/J-Guedj-PSdepute-et-president-du-Conseil-general-de-lEssonne-soppose-au-traite-europeen3</link>
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    <pubDate>Thu, 20 Sep 2012 09:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>Front de gauche Clichy</category><category>Jérome Guedj</category><category>Pacte budgétaire</category><category>PCF 92</category><category>PCF Clichy</category><category>TSCG</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/AAwikJ_r_me_Gued.jpg&quot; alt=&quot;AAwikJ_r_me_Gued.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Comme la majeure partie des députés de l'aile gauche du PS, le député et président du Conseil général de l'Essonne, Jérôme Guedj est opposé au traité européen de stabilité.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Il s'en explique dans un entretien pour Le Nouvel Observateu.r&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Voici ci-dessous des extraits.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pourquoi êtes-vous décidé à voter non au traité européen ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;J. Guedj&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;J'ai indiqué dès le mois de juillet que je voterai non.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Je m'y tiens.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les raisons sont exactement les mêmes que celles que nous évoquions déjà le 2 mars dernier, quand Nicolas Sarkozy nous avait présenté le même texte.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Ce traité est une mauvaise réponse à la crise que traverse l'Europe.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le TSCG tourne le dos à l'origine des maux.&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; Il dit que le seul mal dont nous souffrons est l'endettement trop important des Etats, et la mauvaise gestion des dépenses publiques.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Il ne dit pas un mot sur la responsabilité des marchés financiers dans cette crise et sur l'absence de régulation.&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; Il ne dit pas un mot non plus sur le rôle de la BCE qui doit soutenir les Etats, et sur la gouvernance au service de la croissance que doit adopter l'UE.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Selon vous, quelle Europe prépare ce traité ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;J. Guedj.&lt;/strong&gt;Il s'agit d'un fédéralisme autoritaire à la Merkel. Je ne veux pas de l'austérité gravée dans le marbre.&lt;br /&gt;
Elle empêcherait la relance keynésienne de la croissance qui est nécessaire pour sortir de la crise.__ &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Nous devons construire un autre type de fédéralisme, politique et social, sur une base démocratiquement élue.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Votre position est minoritaire à l'Assemblée. Le combat est-il vain ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;J.Guedj.&lt;/strong&gt;Bien sûr que le traité va être ratifié. Je suis lucide sur la question. Mais il y a entre nous et le reste du PS une différence de stratégie.&lt;br /&gt;
On a accepté pendant longtemps la politique des petits pas.&lt;br /&gt;
On a avalé le traité d'Amsterdam, le TCE, le traité de Lisbonne, et chaque fois on nous disait que ça s'améliorerait après. &lt;br /&gt;
On a vu ce que ça a donné. Nous voulons construire un autre rapport de force et poser d'ores et déjà les bases d'une renégociation du TSCG.&lt;br /&gt;
En réalité il est déjà caduc, parce que ça va être impossible de tenir ce rigorisme budgétaire. &lt;br /&gt;
Le débat va traverser le pays, il est normal qu'il ait lieu au PS, que le parti soit au diapason de la société.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Interview de Nicolas Chapuis , source le Nouvel Observateur&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>La CGT opposée à la ratification du traité européen</title>
    <link>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/07/09/2012/La-CGT-opposee-a-la-ratification-du-traite-europeen</link>
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    <pubDate>Sat, 08 Sep 2012 09:24:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>B. Thibault</category><category>CES</category><category>CGT</category><category>Europe</category><category>Front de gauche Clichy</category><category>Pacte Budgétaire</category><category>PCF 92</category><category>PCF Clichy</category><category>syndicats</category><category>Traité Européen</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/AmanCGThum.jpg&quot; alt=&quot;AmanCGThum.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La CGT se dit &quot;opposée à la ratification du traité européen&quot; et prévient de ses conséquences sociales.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La direction de la CGT affirme vendredi son opposition à la ratification du traité budgétaire européen qui &quot;sanctuarise l'austérité&quot; et aura des &quot;conséquences sociales&quot;, et demande une renégociation des traités européens.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&quot;Alors que s'engage enfin un débat en France sur le nouveau traité européen&quot;, la CGT &quot;affirme son opposition résolue à toute ratification, sous quelque forme que ce soit, de ce traité&quot;, affirme dans une déclaration sa Commission exécutive qui &quot;demande une renégociation des traités européens qui devra notamment consacrer l'adoption d'une clause de progrès social&quot; et se dit &quot;opposée à la ratification par la France de ce traité européen quelle que soit la procédure utilisée&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Pour la CGT, &quot;le pacte pour la croissance&quot;, décidé en juin, &quot;permet de donner un peu d'oxygène, pour un temps, aux pays les plus en difficulté&quot;, mais &quot;il ne réoriente pas le traité lui-même&quot;. &quot;Ce traité sanctuariserait les politiques d'austérité comme seul moyen d'atteindre l'objectif d'assainissement des finances publiques&quot;. &quot;Aucune régulation financière n'est envisagée&quot;.&lt;br /&gt;
Par ailleurs, pour la CGT, &quot;ce traité aurait des conséquences directes dans le domaine social&quot;. &quot;Tout accroissement des dépenses pour répondre aux besoins sociaux serait difficile sinon interdit&quot;. &lt;br /&gt;
&quot;Avec ce traité, le nouveau gouvernement français n'aurait pas pu faire adopter la mesure sur le départ à la retraite à 60 ans des salariés ayant effectué des carrières longues&quot;.&lt;br /&gt;
&quot;Vu la situation financière de la France, les instances européennes auraient jugé contraire au traité cette mesure compte tenu du niveau du déficit public&quot;, argue-t-elle. &quot;En cas d'adoption de ce traité, les instances européennes pourraient mettre en cause les résultats de la négociation sociale. C'est la douloureuse expérience déjà vécue par les salariés grecs, espagnols, italiens&quot;. &quot;La bataille revendicative et la négociation sociale seraient encore plus difficiles&quot;, estime la CGT.
Elle appelle les salariés à &quot;exprimer leur rejet, notamment au travers de la pétition&quot; que la CGT leur proposera. &quot;Cette pétition sera adressée aux parlementaires et au gouvernement afin d'obtenir une non-ratification du traité&quot;. &lt;br /&gt;
Elle rappelle que son &quot;opposition&quot; à ce texte est &quot;dans la droite ligne&quot; de l'analyse de la Confédération européenne des syndicats (CES)&quot;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/07/09/2012/La-CGT-opposee-a-la-ratification-du-traite-europeen#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Clichois, exigeons un referendum sur le Traité Européen !</title>
    <link>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/06/09/2012/Clichois-exigeons-un-referendum-sur-le-Traite-Europeen</link>
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    <pubDate>Thu, 06 Sep 2012 10:24:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>Front de gauche Clichy</category><category>Pacte budgétaire</category><category>PCF 92</category><category>PCF Clichy</category><category>Traité Européen</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/Apetref.jpg&quot; alt=&quot;Apetref.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Dès le mois d'Aout, présents sur le marché, les communistes clichois ont engagé la bataille contre le Traité Européen Merkel-Sarkozy et appellent les clichois à exiger de F. Hollande un referendum afin que le peuple tranche.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mettre le doigt dans l’engrenage du traité austéritaire serait une folie pour un gouvernement qui prétend au changement.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les français ont repoussé à 55% le précédent traité européen et les Clichois à 51 %.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt; Le nouveau Traité est sa copie conforme.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Ce traité budgétaire européen a été écrit par les forces de droite pour enfiler à tous les peuples du continent une camisole de force, l’austérité.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Ce traité qui ravit le MEDEF et les patrons inscrirait l’obligation de l’austérité dans la constitution puisqu’il aurait alors valeur constitutionnelle par la loi organique. Il vise à faire payer la crise aux travailleurs !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;UN TRAITE POUR IMPOSER L’AUSTERITE&lt;br /&gt;
Le Traité va infliger une cure d’austérité permanente en imposant à tous les états la fameuse règle d’or&amp;nbsp;: ramener leur déficit à pas plus de 0,5 % du PIB ( Produit Intérieur Brut ). &lt;br /&gt;
S’il était appliqué cela signifierait des nouvelles coupes dans les dépenses sociales pour la santé, les transports, l’école et tous les services publics. Loin de résoudre la crise cela aggraverait la situation économique et les conditions de vie des salariés, des chômeurs et des retraités.&lt;br /&gt;
Pour les clichois, outre les bas salaires et la dégringolade du niveau des retraites, l’adoption de ce Pacte Budgétaire condamnerait à mort l’Hôpital Beaujon, entraînerait la détérioration sans fin des conditions de transports sur la Ligne 13, etc. &lt;br /&gt;
Chaque pays qui s’engage dans cette voie s’enfonce dans la récession économique: on le constate en Grèce, en Espagne, en Italie, en Irlande….
Quant au soit-disant pacte de croissance, c’est du pipeau&amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
Il ne concerne qu’un simple redéploiement des fonds structurels européens et laisse l’Europe dans les griffes des marchés financiers&amp;nbsp;: il ne prévoit pas de mettre la Banque Centrale Européenne et l’Euro au service de la croissance et de l’emploi.&lt;br /&gt;
LE TRAITE ORGANISE LA CONFISCATION DE LA SOUVERAINETE NATIONALE&lt;br /&gt;
Le Traité comporte des mécanismes de sanctions automatiques et une grave perte de souveraineté.  Ainsi, le budget de la Nation ne pourra plus être présenté au Parlement sans l’accord de la commission de Bruxelles.&lt;br /&gt;
LE PEUPLE DOIT AVOIR LE DERNIER MOT !&lt;br /&gt;
En vérité, on veut confisquer le pouvoir de décider à tous les peuples européens. N’oublions pas que la Grèce a vécu dix mois sous un gouvernement nommé par les dirigeants européens. L’Italie vit aujourd’hui encore avec un gouvernement qui n’a jamais été élu. &lt;br /&gt;
Nous ne voulons pas de ce Traité également pour une autre raison&amp;nbsp;: François Hollande a pris un engagement devant les Français, celui de renégocier ce traité. Or le texte qui sera soumis à la ratification du Parlement est à la virgule près celui adopté par Sarkozy et Merkel.&lt;br /&gt;
Dans un sondage réalisé par CSA, 72% des personnes interrogées se prononcent pour l'organisation d'un référendum sur ce traité. &lt;br /&gt;
C’est donc aux Français de trancher. &lt;br /&gt;
SIGNEZ LA PETITION EXIGEANT UN REFERENDUM&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/06/09/2012/Clichois-exigeons-un-referendum-sur-le-Traite-Europeen#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'union Européenne subventionne les délocaliseurs !, par P. Le Hyaric (PCF)</title>
    <link>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/02/03/2012/Lunion-Europeenne-subventionne-les-delocaliseurs-par-P-Le-Hyaric-PCF</link>
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    <pubDate>Sat, 03 Mar 2012 09:22:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>délocalisation</category><category>Europe</category><category>filière automobile</category><category>Front de gauche Clichy</category><category>P. Le Hyaric</category><category>PCF 92</category><category>PCF Clichy</category><category>PSA</category><category>subventions publiques</category><category>Traité de Lisbonne</category><category>Union européenne</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/Asarkofinatraitlisb.jpg&quot; alt=&quot;Asarkofinatraitlisb.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'Europe du traité de Maastricht et de Lisbonne, traités approuvés par la droite (Sarkozy et Bayrou) mais aussi par les socialistes français (F. Hollande, DSK et M Aubry) et la majorité des Verts (Eva Joly, Cohn-Bendit), organise la concurrence libre et non faussée et n'hésite pas à subventionner les groupes champions de la délocalisation.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Voici une intervention du député communiste européen P. Le Hyaric dénonçant ce scandale.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;J’ai récemment posé une question écrite à la Commission européenne sur un sujet qui à mon sens démontre l’inanité du fonctionnement de l’Union européenne.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Il s’agissait d’industrie automobile, plus précisément du constructeur français PSA qui venait d’annoncer un grand plan prévoyant la suppression de plus de 5 000 emplois en France, au sein de l’entreprise et parmi ses sous-traitants et intérimaires.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Une grande entreprise qui détruit massivement de l’emploi, c’est toujours un drame.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Quand, comme c’est le cas pour PSA Peugeot-Citroën, elle annonce un résultat net en augmentation de 18,5% en un an, c’est immoral.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Mais quand en plus elle a bénéficié de subventions publiques, on est en plein scandale !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La Commission a en effet autorisé en 2008 une aide à la recherche et au développement de 3,5 millions d’euros à PSA en 2008, et un prêt de 3 milliards d’euros de la part de l’État français dans le cadre de son plan automobile.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La réponse de la Commission confirme malheureusement que rien ne conditionne l’octroi de ces sommes prises sur l’argent public au maintien de l’emploi. &lt;br /&gt;
C’est l’esprit de l’Europe de la ” concurrence libre et non faussée”.&lt;br /&gt;
Le plus cynique dans cette histoire, est que M. Almunia, vice-président de la Commission européenne et Commissaire chargé de la concurrence, prend soin de préciser que la France a déposé une demande d’aide au Fonds d’ajustement à la mondialisation, fonds prévu pour aider à payer les formations, les reclassements, les indemnités aux salariés victimes de plans sociaux dus à la mondialisation.&lt;br /&gt;
Cette demande déposée en mai 2010 n’a pas encore été traitée nous explique le commissaire européen. Deux poids, deux mesures&amp;nbsp;: le capital est aidé, les salariés méprisés.&lt;br /&gt;
En permettant de financer sur fonds publics des grandes entreprises sans en exiger aucune contrepartie, l’Union européenne ne fait que subventionner des intérêts privés, sans réelle attache européenne et qui n’hésitent jamais à fermer des usines ici pour en ouvrir dans les pays à faible coût de main d’œuvre et faible droit social. &lt;br /&gt;
En fin de compte, l’Union européenne subventionne «&amp;nbsp;malgré elle&amp;nbsp;» des délocalisations.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/02/03/2012/Lunion-Europeenne-subventionne-les-delocaliseurs-par-P-Le-Hyaric-PCF#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les sénateurs socialistes laissent ratifier le MES</title>
    <link>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/01/03/2012/Les-senateurs-socialistes-laissent-ratifier-le-MES</link>
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    <pubDate>Thu, 01 Mar 2012 12:22:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>dette publique</category><category>Front de gauche Clichy</category><category>MES</category><category>Parti socialiste</category><category>PCF 92</category><category>PCF Clichy</category><category>Union Européenne</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/Aveclionel.jpg&quot; alt=&quot;Aveclionel.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mauvaise journée pour la gauche&amp;nbsp;: F. Hollande est retourné en Angleterre pour rassurer de nouveau la City. &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Selon lui, il faut se contenter de réguler la finance et non la combattre.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Visiblement F. Hollande n'a toujours pas compris la nature de la crise du capitalisme et propose donc, faute de s'attaquer à la domination de la finance, des cataplasmes sur une jambe de bois en guise de remède.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Au Parlement, ce n'est pas mieux&amp;nbsp;: les parlementaires socialistes sauvent la mise à Sarkozy .&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt;En s’abstenant, les socialistes, qui ont pourtant la majorité au Sénat, ont laissé le champ libre à la droite et à Sarkozy qui ont pu ratifier en paix leur Mécanisme Européen de Stabilité.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A quoi sert une majorité de gauche si c'est pour laisser le champ libre à la droite ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les communistes et élus Front de gauche ont voté contre.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Seuls Jean-Pierre Chevènement (RDSE) et deux sénateurs socialistes (dont M.N. Lienemann) se sont prononcés contre ce mécanisme inventé par la Merkozy.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;C’est encore pire qu’à l’Assemblée Nationale, où une quinzaine de députés avaient pris position contre.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les socialistes ont clairement laissé le pouvoir à la droite, qui a pu valider les deux textes, celui autorisant la création du MES et celui qui en précise les détails.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le Mécanisme Européen de Stabilité remplacera le FESF, certainement à partir de juillet, et se voit doté d’une capacité d’action de 500 milliards d’euros. &lt;br /&gt;
Pour l’utiliser, il faudra que les pays se plient au nouveau traité Merkel-Sarkozy, c'est-à-dire qu’ils acceptent la Règle d’or et l’austérité imposée.&lt;br /&gt;
Les sénateurs socialistes ont ignoré les appels de la gauche et des Verts. Comme celui de Michelle Demessine (PCF) :&lt;br /&gt;
&quot;A nos yeux, le grand danger de ce traité  que le chef de l’Etat signera au nom de la France, est d’être un nouvel instrument antidémocratique pour imposer, sous couvert de discipline budgétaire, la loi des marchés financiers aux Etats et aux peuples d’Europe.&lt;br /&gt;
Ce traité, concocté entre la Chancelière et le Président de la République, aggrave encore les quelques dispositions sur la gouvernance économique et le semblant de solidarité européenne, contenues dans son prédécesseur de 2005. &lt;br /&gt;
Le peuple français l’avait rejeté par référendum, le Chef de l’Etat le lui avait alors imposé par la voie parlementaire. Aujourd’hui nous refuserons le nouveau scénario qui s’annonce.&lt;br /&gt;
C’est dès maintenant que nous dénonçons le danger d’une signature du Chef de l’Etat. &lt;br /&gt;
Nous refusons ce traité car il est profondément antidémocratique et contraire à l’intérêt national puisqu’il s’agit de limiter la souveraineté budgétaire des Etats et de leur dicter leurs politiques économique et sociale.&lt;br /&gt;
De surcroît c’est de lui que procèdent tous les plans d’austérité qui sont imposés aux pays en difficulté en échange de financements pour tenter de payer leurs dettes.&quot;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/01/03/2012/Les-senateurs-socialistes-laissent-ratifier-le-MES#comment-form</comments>
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    <title>Grèce : Entretien avec le député KKE Yannis Gkiokas</title>
    <link>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/26/02/2012/Grece-%3A-Entretien-avec-le-depute-KKE-Yannis-Gkiokas</link>
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    <pubDate>Mon, 27 Feb 2012 08:22:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>dette grecque</category><category>Front de gauche Clichy</category><category>Grèce</category><category>KKE</category><category>PCF 92</category><category>PCF Clichy</category><category>Union Européenne</category><category>Yannis Gkiokas</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/Avec_grecesol.jpg&quot; alt=&quot;Avec_grecesol.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Selon différents sondages récents, les trois partis de gauche, qui ont refusé de cautionner le programme de la Troïka, recueillent entre 38% et 42,5 %.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le parti de la gauche démocratique effectue une percée spectaculaire pour atteindre entre 16% et 18 %. A ses côtés, le parti communiste grec (KKE) et la coalition de gauche radicale (Syriza) recueilleraient respectivement 12 % à 14% et 11% à 12,5 %.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La gauche serait donc en mesure de remporter des élections législatives... si elles se tiennent.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La troïka ( UE, Banque Centrale et FMI), et les dirigeants de l’UE, exigent des partis qu’ils s’engagent à respecter le programme de super austérité pour accorder la tenue de ces élections.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les attaques contre les principes fondamentaux de la démocratie se multiplient dans le pays même où elle trouve ses racines, la Grèce.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les attaques sociales se font, elles, sans cesse plus sentir par la population&amp;nbsp;: le chômage augmente, le niveau de vie baisse. Yannis Gkiokas est député KKE.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Il explique pour l’Humanité la vision de la crise et la politique qu’il défend à la Vouli, le parlement grec.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Quelle est la situation en Grèce ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Yannis Gkiokas&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;Le niveau de vie et les droits du peuple ont décru ces dernières années. C’est la plus grande attaque envers notre peuple depuis 30 ou 40 ans et ce à différents niveaux.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Elle s’exprime par des coupes dans les salaires et les retraites, effectuées directement par l’Etat dans le domaine public&amp;nbsp;; dans le privé, elle passe par l’abrogation des conventions collectives.&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Il existe aussi des coupes dans les services de santé, sociaux, dans l’enseignement et l’éducation.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Alors que le système éducatif est censé être gratuit, les élèves n’ont pas eu leurs livres à temps cette année.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Tout cela a créé une situation explosive au sein de la société grecque. La colère et l’indignation se sont accumulées dans la population qui essaye de trouver des réactions de résistance. Dans ce contexte, notre parti agit.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Comment cette dégradation se manifeste-t-elle ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Yannis Gkiokas&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Par le chômage. Chez les jeunes, il atteint 43%&amp;nbsp;! Ensuite, à cause des taxes sur l’habitat appliquées via les factures d’électricité, certaines familles qui ne peuvent payer voient leur électricité coupée. &lt;br /&gt;
Nous commençons à voir dans des jeunes familles, pauvres, des phénomènes de sous-alimentation. Dans tous les niveaux de la vie sociale, cette politique trouve son expression.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Comment le KKE répond-il ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Yannis Gkiokas&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Nous sommes dans la lutte quotidienne, dans les entreprises et les quartiers. Nous voulons renforcer et rendre vives les discussions pour la perspective. Cette lutte, qui se développe, nous ne voulons pas qu’elle soit une lutte du détournement ou qui freine. &lt;br /&gt;
Aujourd’hui, le capitalisme est dans une situation telle qu’il ne peut rien céder. Il faut, pour nous, accentuer le progrès ce qui ne peut se faire comme dans les années 80 et 90. La perspective est le socialisme. Nous disons que c’est pour aujourd’hui. &lt;br /&gt;
Nous voulons que ce soit un but de la lutte. Nous vouons sortir de l’euro et de l’Union Européenne, que les moyens de production centralisés deviennent une propriété sociale. Et bien sûr, nous voulons l’annulation de la dette grecque. Cela ne peut pas se faire par un gouvernement qui gère le système. &lt;br /&gt;
Nous, aujourd’hui, nous ne luttons pas pour un changement de gouvernement mais pour un changement de classe au pouvoir. Cette perspective, il faut qu’elle soit un objet de discussion dans les luttes afin de gagner du terrain dans les consciences populaires. &lt;br /&gt;
Ces deux dernières années, les communistes et les combattants qui participent aux manifestations et aux organisations de masse ont connu des réussites. &lt;br /&gt;
Par exemple, ils ont permis de faire réembaucher des gens licenciés, de remettre le courant dans les foyers où l’électricité avait été coupée, de conclure des conventions collectives avec des augmentations. &lt;br /&gt;
Notre participation à ces luttes est décisive, en opposition avec la direction du mouvement syndical qui, dans son essence, soutient la stratégie du gouvernement même s’ils le critiquent.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Syriza dénonce aussi les politiques du gouvernement. Est-ce une main tendue ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Yannis Gkiokas&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Non, nous avons une différence et avec Syriza, et avec le PGE en ce qui concerne la crise et la sortie de crise. Nous voulons une croissance différente&amp;nbsp;: notre pays ne sera pas membre de l’UE mais appartient à l’Europe. &lt;br /&gt;
Les moyens de production seront socialisés. C’est en contradiction avec les propositions de Syriza qui recherche une solution dans le cadre du système, à l’intérieur de l’UE. &lt;br /&gt;
Ces conceptions et stratégies ne jouent pas en faveur de l’intérêt populaire. C’est pourquoi, les nôtres sont différentes.&lt;br /&gt;
Et nous sommes contre la proposition de paix sociale qui conduit à la collaboration de classes. Elle ne peut exister dans le cadre du capitalisme car il y a deux classes opposées. &lt;br /&gt;
L’important est de renforcer la lutte des classes.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Parlementaires, votez NON !</title>
    <link>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/22/02/2012/Parlementaires-votez-NON</link>
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    <pubDate>Wed, 22 Feb 2012 10:23:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>BCE</category><category>Front de gauche Clichy</category><category>P. Le Hyaric</category><category>PCF 92</category><category>PCF Clichy</category><category>politique monétaire</category><category>Union européenne</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/asarkofinforte.jpg&quot; alt=&quot;asarkofinforte.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Dialogue Clichois reproduit cet appel de P. Le Hyaric (PCF) aux parlementaires concernant le nouveau mécanisme européen de stabilité, mis au point par l'Europe pour museler les peuples, imposer partout l'austérité et asseoir la domination des marchés.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le texte a malheureusement été adopté par l'assemblée nationale par 256 voix pour, 44 contre et 131 abstentions&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La droite a évidemment voté pour.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les députés du PS se sont abstenus sur ce mécanisme voulu par la Finance internationale, confirmant ainsi les propos de F. Hollande au Gardian suivant lesquels la Finance n'a rien à craindre de son accession à l'Elysée..:&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L’Assemblée nationale est appelée à se prononcer cet après midi sur l’un des traités Sarkozy-Merkel, baptisé «&amp;nbsp;mécanisme européen de stabilité ».&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Il ne s’agit pas d’une caisse de secours pour venir en aide aux pays européens en difficulté dans le cadre d’une solidarité bien comprise.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;C’est un «&amp;nbsp;FMI européen&amp;nbsp;» au sein duquel siègera le FMI de Washington.&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; C’est une camisole de force.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le même talon de fer austéritaire, antisocial et inefficace qui s’applique en ce moment au peuple grec.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En effet, cette nouvelle mécanique européenne consiste à imposer aux États qui ont besoin d’argent «&amp;nbsp;une stricte conditionnalité sous la forme notamment de programme d’ajustement macro-économique ».&lt;br /&gt;
Autrement dit, au lieu d’activer la Banque centrale européenne pour racheter la dette par création monétaire, ce traité conditionne l’octroi d’une aide à l’application de l’austérité à perpétuité, au pompage des ressources du pays par les marchés financiers.&lt;br /&gt;
Et pour que cela soit clair et bien verrouillé, un État ne peut recevoir de l’aide qu’à la condition d’avoir ratifié l’autre traité Sarkozy-Merkel. &lt;br /&gt;
Celui qui fait que c’est la Commission de Bruxelles qui élabore le budget des États en lieu et place des Parlements nationaux, qui oblige à réduire les dépenses sociales et publiques jusqu’à l’équilibre des budgets, baptisé «&amp;nbsp;règle d’or », celui qui permet des sanctions et de déférer un État ne respectant pas l’austérité devant la cour de justice européenne.&lt;br /&gt;
Le texte édicte que&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;il est convenu que l’action d’une assistance financière dans le cadre des nouveaux programmes, en vertu du mécanisme européen de stabilité, sera conditionnée… par la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance ». &lt;br /&gt;
Voter ce texte ou le laisser passer en s’abstenant revient donc à enchaîner la France au totalitarisme européen de l’austérité.&lt;br /&gt;
Ajoutons que notre pays va devoir débourser en plusieurs tranches, «&amp;nbsp;de manière irrévocable et inconditionnelle&amp;nbsp;» 142 milliards d’euros, soit plus de la moitié du budget de l’État, pour un fonds dont les statuts interdisent au gouvernement et au parlement d’en contrôler l’utilisation. Aucun parlementaire ne devrait être prêt à une telle abdication !&lt;br /&gt;
F. Hollande a déclaré vouloir renégocier le deuxième traité. Il ne pourra le faire sans s’opposer à celui soumis ce soir à l’Assemblée nationale. L’abstention n’est donc pas la bonne méthode. &lt;br /&gt;
D’autant qu’avec la majorité de gauche au Sénat, il est possible, le 28 février, de bloquer cet inique processus. &lt;br /&gt;
Nous avons la conviction qu’un très grand nombre d’électrices et d’électeurs socialistes, communistes, écologistes et au-delà se retrouvent dans l’appel unitaire à le rejeter ensemble lancé par le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon.&lt;br /&gt;
Qu’ils soient entendus pour que soit conjuré un coup de force contre la démocratie et préservées les chances de la mise en œuvre et de la réussite d’une politique de gauche. Au nom de la souveraineté du peuple, parlementaires, votez NON !&lt;br /&gt;
A M. Sarkozy qui a bafoué le NON au traité constitutionnel et qui prétend que «&amp;nbsp;La parole de la France est engagée », répondez avec nous que la voix la plus solennelle, la plus forte et incontestable de la France est celle du peuple.&lt;br /&gt;
Donnons-lui donc la parole&amp;nbsp;! Dites avec nous&amp;nbsp;: il faut un référendum sur les deux traités.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>P. Le Hyaric (PCF): &quot;Comme député européen, je me dois de vous alerter&quot;</title>
    <link>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/19/02/2012/P-Le-Hyaric-PCf%3A-Comme-depute-europeen-je-me-dois-de-vous-alerter</link>
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    <pubDate>Mon, 20 Feb 2012 09:08:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>A. Merkel</category><category>crise du capitalisme</category><category>dette publique</category><category>domination des marchés financiers</category><category>Front de gauche Clichy</category><category>Grèce</category><category>mécanisme européen de stabilité</category><category>N. Sarkozy</category><category>PCF 92</category><category>PCF Clichy</category><category>TSCG</category><category>Union Européenne</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/afbailloneur.JPG&quot; alt=&quot;afbailloneur.JPG&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Comme député européen, je me dois de vous alerter des graves décisions qui se prennent dans votre dos parce qu’elles vont avoir de dures conséquences pour votre vie quotidienne et celle de votre famille.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le lundi 31 janvier dernier, sur proposition de Mme Merkel et de M. Sarkozy, le Conseil européen, c’est-à-dire les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne ont décidé de confirmer deux nouveaux traités européens.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L’un est baptisé  «&amp;nbsp;traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire&amp;nbsp;» (TSCG).&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Derrière ces mots barbares se met en place un pilotage  des choix budgétaires des pays, donc de la France, sans que vous, votre député, votre maire n’aient leur mot à dire.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Seules les institutions européennes, élues par personne, décideraient comme elles le font aujourd’hui pour la Grèce.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Or, elles ne connaissent qu’un seul remède, l’austérité qui oblige les pays à serrer la ceinture aux salariés, aux retraités, aux jeunes, à baisser les dépenses publiques utiles, le niveau de protection sociale, les crédits aux communes, départements, régions. &lt;br /&gt;
Bref, un remède pire que le mal puisqu’il tue le malade par asphyxie en condamnant son économie à la récession. Exactement la situation qui serait la vôtre si, endetté, on vous obligeait à rembourser en réduisant votre salaire ou en vous licenciant !&lt;br /&gt;
Les gouvernements ne seront pas libres demain de décider de leur politique économique. C’est pire que ce prévoyait le traité de Maastricht et de Lisbonne qu’une majorité de nos concitoyens a rejeté. &lt;br /&gt;
C’est un texte contre vos droits sociaux, votre pouvoir d’achat, les services publics qui soumet toute volonté de ré-industrialisation, de lutte contre les délocalisations, de développement d’initiatives contre le chômage, de lancement  de travaux pour des logements nouveaux moins chers et plus écologiques, d’amélioration du réseau du métro ou du train, au bon vouloir de technocrates européens plus soucieux de satisfaire les exigences de la finance que d’améliorer votre vie de tous les jours. &lt;br /&gt;
Tout pays qui ne se soumettrait pas à leurs décisions serait traduit, comme un criminel, devant la cour de justice européenne qui lui imposerait des amendes. C’est tellement gros qu’on a du mal à le croire. Pourtant, la Grèce est là qui chaque jour nous dit que tout, malheureusement, est vrai.&lt;br /&gt;
L’autre traité, appelé «&amp;nbsp;traité établissant un mécanisme européen de stabilité&amp;nbsp;» (MES), lié au précédent, prétend rassembler des fonds pour prêter de l’argent aux pays qui en ont besoin. Bonne idée direz-vous à juste titre. Mais il ne s’agit pas d’une simple caisse d’entraide ou de secours.&lt;br /&gt;
Deux conditions la transforment en son contraire. La première donne le pouvoir au nouvel organisme que crée le traité MES de demander de l’argent aux États de manière illimitée. A ce titre la France doit déjà verser 142 milliards d’euros. &lt;br /&gt;
La seconde conditionne le prêt à un pays en difficulté à son acceptation et à l’application de toutes les dispositions prévues dans le premier traité c’est à dire à la condition  qu’il pressure les citoyens, recule l’âge de la retraite, réduise les budgets sociaux, diminue vos salaires, retraites et minima sociaux. &lt;br /&gt;
Tout cela sans que les parlements nationaux n’aient leur mot à dire, la Commission de Bruxelles, la Banque centrale européenne et le… Fonds monétaire international disposant, eux, des pleins pouvoirs qu’ils ne détiennent pas du suffrage universel. C’est précisément ce qui est imposé à la Grèce.&lt;br /&gt;
Comme vous le voyez, je n’ai pas exagéré la gravité de ce qui se prépare que le gouvernement et beaucoup de dirigeants politiques vous cachent. &lt;br /&gt;
Je me fais un devoir de  vous le révéler.
Au Parlement européen, j’ai, avec mes amis du Front de Gauche, voté contre toutes ces dispositions. Dans quelques jours, le Parlement français est appelé à se prononcer sur le deuxième traité. &lt;br /&gt;
J’invite tous les députés de gauche et de l’écologie politique à se rendre au Parlement pour, ensemble, dans l’unité s’opposer à ce traité qui porte la signature de Nicolas Sarkozy. Oui, pour une politique de gauche demain, il faut voter contre le traité Sarkozy dès mardi prochain.&lt;br /&gt;
Il en va de la possibilité pour notre pays, demain quand il aura chassé le locataire actuel de l’Élysée, de mettre en œuvre une politique de changement qui réponde à vos attentes et à vos espoirs.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/19/02/2012/P-Le-Hyaric-PCf%3A-Comme-depute-europeen-je-me-dois-de-vous-alerter#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Grèce : Le temps des tempêtes !</title>
    <link>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/14/02/2012/Grece-%3A-Le-temps-des-tempetes</link>
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    <pubDate>Thu, 16 Feb 2012 09:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>Front de gauche Clichy</category><category>Grèce</category><category>PCF 92</category><category>PCF Clichy</category><category>pétition de soutien</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/Acropkke.jpg&quot; alt=&quot;Acropkke.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les dirigeants européens et le FMI ont exigé du gouvernement grec – non élu et illégitime – un nouveau plan d’austérité pour le déblocage de l’aide de l’UE.  Le trio formé par la Banque centrale européenne (BCE), le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne a imposé des conditions insensées pour accorder cette aide qui n’est pourtant pas destinée au développement social dont la Grèce a un besoin vital, mais à garantir le remboursement des dettes de l’Etat grec aux banques.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;A peine ce nouveau plan adopté malgré l'indignation de la rue, l'UE et A. Merkel en exigent encore plus avant d'apporter l'aide.&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; Ils conduisent le Pays à la faillite.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le PCF a pris l'initiative d'une pétition de soutien à la résistance grecque (en &lt;a href=&quot;http://www.humanite.fr/politique/grece-signez-la-petition&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cliquant ici&lt;/a&gt; ).&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pour P. Laurent (PCF) «&amp;nbsp;ceux qui en France, Nicolas Sarkozy en tête, ont mis la pression pour que ces mesures indignes soient adoptées - et qui d’ailleurs imposent les mêmes aux français - nous font honte. Ils ne représentent pas le peuple français, solidaire du peuple grec. »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les plans précédents, mis en œuvre par le gouvernement réunissant le PS, la droite et des néo-fascistes antisémites ont consisté à baisser les salaires des fonctionnaires de 50%, à privatiser les services publics, à fermer des écoles et asphyxier les hôpitaux, pour au final, n’avoir pour conséquence que l’explosion du chômage, de la précarité et de la pauvreté.&lt;br /&gt;
Ce nouveau plan d’austérité particulièrement rigoureux – le sixième en deux ans – a été adopté dimanche 12 février par le Parlement, avec le soutien de la Droite et du Parti socialiste de G. Papandréou, ce qui a déclenché l’indignation et la colère du peuple grec.&lt;br /&gt;
Le salaire minimal devrait baisser de 22 % - il sera ainsi ramené à 586 euros brut sur 14 mois – et celui des jeunes de moins de 25 ans devrait être réduit de près d’un tiers. Les hausses automatiques de salaires, dont celles basées sur l’ancienneté, seront également supprimées. En outre, certaines pensions de retraite seront revues à la baisse.&lt;br /&gt;
Ces mesures prévoient d'économiser 325 millions d’euros supplémentaires, condition exigée par Bruxelles pour débloquer une nouvelle tranche d' «&amp;nbsp;aide&amp;nbsp;» européenne de 130 milliards d’euros. Le peuple grec y voit à juste titre un &quot;chantage &quot;.&lt;br /&gt;
100 000 grecs ont manifesté malgré le froid à l’appel des syndicats et du KKE, le très combatif parti communiste grec.&lt;br /&gt;
&quot;Les députés s'apprêtent à voter des mesures qui vont conduire à la mort de la Grèce. Le peuple grec ne va pas céder &quot;, a prévenu le célèbre compositeur Mikis Théodorakis, présent parmi les manifestants dimanche à Athènes.&lt;br /&gt;
Pour Manolis Glezos, héros de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale: &quot;Ils n’ont aucune idée de ce que veut dire un soulèvement du peuple grec. Et le peuple grec, toutes idées politiques confondues, est en train de se soulever&quot;.&lt;br /&gt;
Ces plans d'austérité à répétition ne font qu'aggraver la récession.&lt;br /&gt;
Le taux de chômage atteint désormais 21 % de la population active – contre 8 % en 2010, la  population se paupérise et…la dette et le déficit du pays continuent à se creuse. &lt;br /&gt;
L’austérité n’est pas la solution pour sortir de la crise. S’attaquer à la crise, c’est s’attaquer à la finance, c’est en finir avec cette Europe du capital qui opprime les peuples. Tout appelle une autre construction européenne au service des peuples.&lt;br /&gt;
Le PCF soutient les citoyens grecs en lutte et les parlementaires de gauche qui ont porté la parole du peuple dans la Vouli en votant contre ce texte dangereux pour la Grèce comme pour toute l’Europe.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/14/02/2012/Grece-%3A-Le-temps-des-tempetes#comment-form</comments>
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    <title>Grèce : signez la pétition Solidarité avec la résistance grecque</title>
    <link>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/15/02/2012/Grece-%3A-signez-la-petition-Solidarite-avec-la-resistance-grecque</link>
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    <pubDate>Wed, 15 Feb 2012 15:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>Front de gauche Clichy</category><category>Grèce</category><category>l Humanité</category><category>PCF 92</category><category>PCF Clichy</category><category>pétition solidarité avec le peuple grec</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/avecpeupgrec.jpg&quot; alt=&quot;avecpeupgrec.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Signez la pétition de solidarité avec le peuple grec, à l'initiative du journal l'Humanité en &lt;a href=&quot;http://www.humanite.fr/politique/grece-signez-la-petition&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cliquant ici&lt;/a&gt; dont voici le texte&lt;/em&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le Peuple grec est en situation de légitime défense.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;On tente de lui imposer des politiques d'austérité insupportables.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les plans successifs échafaudés à Bruxelles ou par le conseil européen et présentés à intervalles de plus en plus réguliers comme le seul moyen de le «&amp;nbsp;sauver&amp;nbsp;» du surendettement et de «&amp;nbsp;sauver&amp;nbsp;» l'euro, sont à chaque fois en échec.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;En se soumettant toujours davantage au diktat des marchés financiers on ne traite pas le malade. On le tue. Poursuivre dans cette voie est aussi insensé que dangereux.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L'austérité, fait mal aux peuples européens, elle frappe aussi l'Europe de plein fouet. Il faut un véritable plan de solidarité avec la Grèce. C'est aussi la seule voie du salut pour l'euro et les partenaires européens d'Athènes.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La Banque Centrale Européenne (BCE) doit aider à relancer la croissance et l'emploi en Grèce et partout ailleurs, en finançant - au taux auquel elle prête aux banques à 1% voire moins -, les États et leurs services publics, en leur permettant ainsi de sortir de leurs dépendances des marchés financiers et de leurs taux d'intérêt usuraires.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Partout aujourd'hui la croissance décline. Une nouvelle récession menace la zone euro. La démocratie est piétinée. Des gouvernements non élus, comme celui d'Athènes, sont désignés, des aréopages bureaucratiques dictent leur loi aux assemblées élues. &lt;br /&gt;
Des décisions autoritaires sont prises pour forcer les résistances populaires contre l'écrasement des salaires et des protections sociales. La construction européenne ne survivra pas à cette fuite en avant. Les peuples en lutte contre l'austérité ont raison. &lt;br /&gt;
Ils ont besoin de toute notre solidarité. Nous appuyons l'idée avancée par des économistes, des acteurs du mouvement social et des forces de gauche pour que, par le rachat de titres de dette publique à l'émission, la BCE finance directement les États et leurs services publics. &lt;br /&gt;
Ce serait là le seul moyen de casser les ressorts de la spéculation contre les dettes publiques. Les différents partenaires de la zone euro doivent pouvoir user du pouvoir de la BCE de créer de l'argent pour financer les immenses besoins de notre temps (sociaux, écologiques, énergétiques, sanitaires etc) et répondre enfin présent à la nécessaire solidarité européenne. &lt;br /&gt;
Elles ne sont pas inflationnistes puisqu'elles impulsent une productivité supérieure et écologique et des créations de richesses nouvelles dans toute la zone euro. Le Fonds Européen de Stabilité Financière mis en place par l'UE doit être transformé en un fonds européen de développement social et écologique et dévoué à cette optique. &lt;br /&gt;
Et la recapitalisation des banques ou leur nationalisation doit être conditionnée à une autre politique du crédit au service de ces objectifs. L'Europe est à un tournant. &lt;br /&gt;
Elle ne peut sortir de la crise que si elle s'émancipe de la dictature des marchés financiers et se rend capable d'une promotion sociale, démocratique et écologique partagée.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>300 000 manifestants à Lisbonne</title>
    <link>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/13/02/2012/Les-Portugais</link>
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    <pubDate>Mon, 13 Feb 2012 09:19:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>CGT</category><category>CGTP</category><category>crise économique</category><category>CSE</category><category>Europe</category><category>Front de gauche Clichy</category><category>lutte contre l austérité</category><category>PCF 92</category><category>PCF Clichy</category><category>Portugal</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/Alisbonne.jpg&quot; alt=&quot;Alisbonne.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Alors que la contestation s'est poursuivie dimanche en Grèce contre les nouvelles mesures de rigueur pour la seconde journée consécutive, avec plus de 100 000 personnes dans les rues à Athènes et Salonique (nord), des dizaines de milliers de personnes venues de tout le Portugal ont manifesté samedi après-midi à Lisbonne contre les mesures d'austérité mises en œuvre par le gouvernement dans le cadre du prétendu plan d'assistance financière européen.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Selon la CGTP, la principale centrale syndicale du pays, qui avait organisé cette journée de mobilisation, ce sont quelque 300.000 personnes qui ont défilé dans la capitale portugaise.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&quot;Il s'agit de la plus grande manifestation de ces 30 dernières années&quot;, a souligné Armenio Alves Carlos, secrétaire général de la CGTP, qui s'est adressé aux manifestants dans un discours à la fin de la manifestation, au cours duquel il a vivement critiqué les mesures du programme de prétendue assistance financière qui entraîne le pays, et surtout ses salariés, vers le gouffre.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;En ligne de mire des manifestants, les mesures dites d'austérité proposées par le nouveau gouvernement de droite, avec l'accord du PS qui a mis en œuvre les quatre plans d'austérité précédents, et imposées par la «&amp;nbsp;troïka&amp;nbsp;» BCE/Union européenne/FMI.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La baisse des dépenses publiques et les hausses d'impôts imposées par le plan d'aide financière ont provoqué au Portugal la plus forte récession depuis le retour de la démocratie, en 1974. Le taux de chômage atteint les 13%.
Le nouveau gouvernement a déjà fait passer fin 2011:&lt;br /&gt;
=&amp;gt; une nouvelle hausse de la TVA,&lt;br /&gt;
=&amp;gt; la suppression des treizièmes et quatorzième mois de salaire pour les fonctionnaires,&lt;br /&gt;
=&amp;gt; la concession de parts de l’État dans diverses entreprises publiques (électricité, caisse des dépôts)&lt;br /&gt;
=&amp;gt; et de nouvelles exonérations de cotisations patronales.&lt;br /&gt;
En ce début d'année 2012, il avait fait de l'augmentation du temps de travail d'une demi-heure par jour (soit trois heures par semaine) sa mesure phare.
Confronté à une résistance de plus en plus forte dans les entreprises, matérialisée par la grève massivement suivie du 24 novembre 2011, le patronat a reculé sur cette mesure pour mieux avancer sur son agenda de casse sociale.&lt;br /&gt;
Ce plan &quot;est un programme d'agression des travailleurs et de l'intérêt national&quot;, a déclaré Armenio Alves Carlos. &quot;L'austérité ne crée pas de richesses. Or, le pays a besoin qu'on lui retire la corde du cou pour pouvoir respirer, vivre et travailler&quot;, a-t-il ajouté, plaidant pour une revalorisation du salaire minimum, actuellement de 485 euros brut.&lt;br /&gt;
&quot;Le salaire (minimum) net s'élève à 432 euros, or le seuil de pauvreté est de 434 euros, ce qui concerne actuellement au Portugal &quot;quelque 400.000 travailleurs&quot;, a-t-il affirmé.&lt;br /&gt;
Les manifestants arrivés à Lisbonne en début d'après-midi de tout le pays à bord de cars affrétés pour l'occasion s'étaient d'abord concentrés en divers endroits de la capitale avant de converger vers la place du Commerce, dans le centre historique.&lt;br /&gt;
&quot;Non à l'exploitation, non aux inégalités, non à l'appauvrissement&quot; ou encore &quot;une autre politique est possible et nécessaire&quot;, pouvait-on lire sur les banderoles déployées par des manifestants qui scandaient&amp;nbsp;: &quot;la lutte continue !&quot; (&quot;A luta continua !&quot;).&lt;br /&gt;
Le responsable de la CGTP a averti que la vague de contestation se poursuivrait dans les prochaines semaines, annonçant d'ores et déjà l'organisation d'une nouvelle journée de manifestations dans tout le pays le 29 février prochain, dans le cadre de la journée européenne de lutte contre l'austérité lancée par les syndicats affiliés à la CES. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Mikis Thedorakis et Manolis Glezos appellent les peuples d'Europe à se soulever contre les marchés financiers</title>
    <link>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/03/11/2011/Mikis-Thedorakis-appelle-les-peuples-dEurope-a-se-soulever-contre-les-marches-financiers</link>
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    <pubDate>Thu, 03 Nov 2011 11:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>banque centrale européenne</category><category>crise grecque</category><category>crise économique</category><category>dette publique</category><category>Front de gauche Clichy</category><category>marchés financiers</category><category>PCF 92</category><category>PCF Clichy</category><category>Theodorakis</category><category>zone euro</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/GlezerTheod.jpg&quot; alt=&quot;GlezerTheod.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le compositeur grec Mikis Theodorakis et Manolis Glezos (cliché ci dessus), le héros de la résistance qui arracha en 1941le drapeau hitlérien qui flottait sur l'Acropole durant l'occupation nazie, dénoncent le fascisme financier qui menace et appellent les peuples d'Europe à s'unir pour en finir avec la domination des marchés.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Voici un extrait de leur déclaration.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Une poignée de banques internationales, d'agences d'évaluation, de fonds d'investissement, une concentration mondiale du capital financier sans précédent historique, revendiquent le pouvoir en Europe et dans le monde et se préparent à abolir nos états et notre démocratie, utilisant l'arme de la dette pour mettre en esclavage la population européenne, mettant à la place des démocraties imparfaites que nous avons, la dictature de l'argent et des banques, le pouvoir de l'empire totalitaire de la mondialisation, dont le centre politique est en dehors de l'Europe continentale, malgré la présence de banques européennes puissantes au cœur de l'empire.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Ils ont commencé par la Grèce, l'utilisant comme cobaye, pour se déplacer vers les autres pays de la périphérie européenne, et progressivement vers le centre.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L'espoir de quelques pays européens d'échapper éventuellement prouve que les leaders européens font face à un nouveau &quot;fascisme financier&quot;, ne faisant pas mieux quand ils étaient en face de la menace de Hitler dans l'entre-deux- guerres.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ce n'est pas par accident qu'une grosse partie des media contrôlée par les banques s'attaque à la périphérie européenne, en traitant ces pays de &quot;cochons&quot; et aussi tournant leur campagne médiatique méprisante, sadique, raciste avec les media qu'ils possèdent, pas seulement contre les Grecs, mais aussi contre l'héritage grec et la civilisation grecque antique. Ce choix montre les buts profonds et inavoués de l'idéologie et des valeurs du capital financier, promoteur d'un capitalisme de destruction.&lt;br /&gt;
La tentative des media allemands d'humilier des symboles tels que l'Acropole ou la Venus de Milo, monuments qui furent respectés même par les officiers d'Hitler, n'est rien d'autre que l'expression d'un profond mépris affiché par les banquiers qui contrôlent ces media, pas tellement contre les Grecs, mais surtout contre les idées de liberté et de démocratie qui sont nées dans ce pays.&lt;br /&gt;
Le monstre financier a produit quatre décades d'exemption de taxe pour le capital, toutes sortes de &quot;libéralisations du marché&quot;, une large dérégulation, l'abolition de toutes les barrières aux flux financiers et aux facilités, d'attaques constantes contre l'état, l'acquisition massive des partis et des media, l'appropriation des surplus mondiaux par une poignée de banques vampires de Wall Street. &lt;br /&gt;
Maintenant, ce monstre, un véritable &quot;état derrière les états&quot; se révèle vouloir la réalisation d'un &quot;permanent coup d'état &quot; (en français dans le texte) financier et politique, et cela pour plus de quatre décades.&lt;br /&gt;
En face de cette attaque, les forces politiques de droite et la social-démocratie semblent compromises après des décades d'entrisme par le capitalisme financier, dont les centres des plus importants sont non-européens. &lt;br /&gt;
D'autre part, les syndicats et les mouvements sociaux ne sont pas encore assez forts pour bloquer cette attaque de manière décisive, comme ils l'ont fait à de nombreuses reprises dans le passé. Le nouveau totalitarisme financier cherche à tirer avantage de cette situation de manière à imposer des conditions irréversibles à travers l'Europe.&lt;br /&gt;
Il y a un urgent besoin d'une coordination d'action immédiate et d'une coordination transfrontalière par des intellectuels, des gens des arts et des lettres, de mouvements spontanés, de forces sociales et de personnalités qui comprennent l'importance des enjeux; nous avons besoin de créer un front de résistance puissant contre &quot;l'empire totalitaire de la mondialisation&quot; qui est en marche, avant qu'il soit trop tard.&lt;br /&gt;
L'Europe ne peut survivre que si elle met en avant une réponse unie contre les marchés, un défi plus important que les leurs, un nouveau &quot;New Deal&quot; européen.&lt;br /&gt;
Nous devons stopper immédiatement l'attaque contre la Grèce et les autres pays de l'UE de la périphérie; nous devons arrêter cette politique irresponsable et criminelle d'austérité et de privatisation, qui conduit directement à une crise pire que celle de 1929.&lt;br /&gt;
Les dettes publiques doivent être radicalement restructurées dans l'Eurozone, particulièrement aux dépens des géants des banques privées. &lt;br /&gt;
Les banques doivent être recontrôlées et le financement de l'économie européenne doit être sous contrôle social, nationale et européen. &lt;br /&gt;
Il n'est pas possible de laisser les clés financières de l'Europe dans les mains de banques comme Goldman Sachs, JP Morgan, UBS, la Deutsche Bank, etc… Nous devons bannir les dérives financières incontrôlées, qui sont le fer de lance du capitalisme financier destructeur et créer un véritable développement économique, à la place des profits spéculatifs.&lt;br /&gt;
L'architecture actuelle, basée sur le traité de Maastricht et les règles du WTO, a installé en Europe une machine à fabriquer la dette. Nous avons besoin d'un changement radical de tous les traités, la soumission de la BCE au contrôle politique par la population européenne, une &quot;règle d'or&quot; pour un minimum de niveau social, fiscal et environnemental en Europe. &lt;br /&gt;
Nous avons un urgent besoin d'un changement de modèle; un retour de la stimulation de la croissance par la stimulation de la demande, via de nouveaux programmes d'investissements européens, une nouvelle réglementation, la taxation et le contrôle du capital international et des flux de facilité, une nouvelle forme douce et raisonnable de protectionnisme dans une Europe indépendante qui serait le protagoniste dans le combat pour une planète multipolaire, démocratique, écologique et sociale.&lt;br /&gt;
Nous faisons appel aux forces et aux individus qui partagent ces idées à converger dans un large front d'action européen aussi tôt que possible, de produire un programme de transition européen, de coordonner notre action internationale, de façon à mobiliser les forces du mouvement populaire, de renverser l'actuel équilibre des forces et de vaincre les actuels leaderships historiquement irresponsables de nos pays, de façon à sauver nos populations et nos sociétés avant qu'il ne soit trop tard pour l'Europe.&lt;br /&gt;
Mikis Thédorakis et Manolis Glezos&lt;br /&gt;
Athènes, octobre 2011&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>CHANGER L'UTILISATION DE L'EURO ET NON EN SORTIR</title>
    <link>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/27/06/2011/CHANGER-LUTILISATION-DE-LEURO-ET-NON-EN-SORTIR2</link>
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    <pubDate>Fri, 08 Jul 2011 08:21:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>BCE</category><category>crise financière</category><category>crédit sélectif</category><category>dette publique</category><category>dévaluation compétitive</category><category>euro</category><category>Front de Gauche Clichy</category><category>hégémonie du dollar</category><category>monnaie commune</category><category>monnaie unique</category><category>PCF 92</category><category>pole bancaire public</category><category>politique monétaire</category><category>protectionnisme</category><category>sortir de leuro</category><category>souverainisme</category><category>Y. Dimicoli</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/Bamag.jpg&quot; alt=&quot;Bamag.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Certains à gauche, où à l'extrême droite (Mm Le Pen) pensent que sortir de l'euro et retourner au franc permettrait comme par magie, d'en finir avec la crise financière.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Quelle illusion! Comme si, on pouvait d'une façon aussi simpliste en finir de cette façon avec la domination des marchés financiers, la spéculation et l'hégémonie du dollar...&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La dévaluation qui s'en suivrait serait un coup terrible porté au pouvoir d'achat des salariés, augmenterait encore les dettes publiques et plongerait la France et l'Europe dans une guerre monétaire exacerbée dont les travailleurs partout feraient les frais&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Yves Dimicoli, économiste marxiste revient sur les effets négatifs du retour au franc et avances des propositions alternatives pour mater les marchés financiers...&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Certains prétendent que la seule solution pour mettre fin à la crise économique et sociale en France serait de «&amp;nbsp;sortir de l'euro&amp;nbsp;» pour pouvoir dévaluer fortement le Franc retrouvé, afin de rééquilibrer, au détriment de nos concurrents, le commerce extérieur de la France et instaurer un protectionnisme.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Outre que cette décision, illusoire, ne permettrait en rien de répondre aux attentes sociales et culturelles des salariés et de leurs familles en France, bien au contraire, elle nous couperait de potentiels considérables de luttes et de coopérations pour changer la France, l'Europe et le monde.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Au moment où les travailleurs, un peu partout en Europe, se mobilisent contre les mesures d’austérité et mettent en question les pouvoirs en place, au moment où,  partout dans le monde, tend à être contestée la domination du dollar et se cherche un nouvel ordre au parfum de révolution, vouloir se replier dans l'espace national reviendrait à déserter des terrains de bataille essentiels pour sortir de la crise systémique et viser une nouvelle civilisation de toute l'humanité.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;ins&gt; &lt;strong&gt;1. SORTIR DE L'EURO ENTRAINERAIT DES EFFETS NÉGATIFS&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A) &lt;ins&gt;Des prélèvements accrus sur les richesses nationales par le commerce extérieur&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1°) Le retour au Franc et sa dévaluation entraineraient &lt;strong&gt;une augmentation du prix de nos importations&lt;/strong&gt; et des prélèvements opérés, à ce titre, sur les richesses produites en France par nos principaux fournisseurs.&lt;br /&gt;
Cela concernerait:&lt;br /&gt;
- Par produits: l'automobile et de nombreux biens de consommation, certains biens d'équipement, de très nombreux biens intermédiaires et, surtout, l'énergie;&lt;br /&gt;
- Par pays (dans l'ordre): La Chine, l'Allemagne, la Belgique, les États-Unis, la Russie, l'Irlande, la Norvège, le Japon, l'Italie et les Pays-Bas. En 2009, les échanges de la France avec ces pays dégageaient un déficit total de 70.9 milliards d'euros.&lt;br /&gt;
Par contre, tout laisse penser que, même si la zone euro résistait malgré la sortie de la France, ce qui paraît peu probable, les prix des exportations françaises seraient cependant maintenus à un niveau relativement bas, du fait de l'extrême concurrence internationale sur les marchés européens et mondiaux.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/Dimeexp.jpg&quot; alt=&quot;Dimeexp.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
Cependant, de gros exportateurs réaliseraient des profits supplémentaires qui serviraient immédiatement, non à investir en France pour y développer l'emploi, la formation, les salaires, la production nationale, mais pour placer, spéculer, payer des dividendes aux actionnaires et des intérêts eux créanciers.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2°) Dans un premier temps, &lt;strong&gt;le déficit commercial de la France s'aggraverait&lt;/strong&gt;, les importations restant au même niveau, alors que leur prix s'élèverait.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/Dimdefic.jpg&quot; alt=&quot;Dimdefic.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Les partisans d'un retour au franc prétendent que, six mois après environ, le solde de la balance commerciale s'améliorerait car les exportations augmenteraient en volume, tandis que les importations évolueraient  en sens inverse.&lt;br /&gt;
Cette  hypothèse traditionnelle, dite de «&amp;nbsp;la courbe en J », méconnait fondamentalement, au delà des effets conjoncturels plus ou moins contradictoires, les revers structurels des dévaluations dites compétitives dans un monde capitaliste de plus en plus travaillé par les défis des révolutions informationnelles et monétaires.&lt;br /&gt;
En effet, dans les années 1980, le franc a été dévalué quatre fois consécutivement . Cela  a entrainé, de façon fugitive, une succession de  «&amp;nbsp;courbes en J », sans redressement structurel de nos échanges, au contraire, et au prix d' une dégradation croissante de la situation sociale des travailleurs en France avec:&lt;br /&gt;
- Une &lt;strong&gt;forte augmentation du taux de pénétration&lt;/strong&gt; de notre marché intérieur &lt;strong&gt;par les produits importés&lt;/strong&gt;. En 1981, le déficit du commerce extérieur de marchandises est de 50,60 milliards de francs. En 1987, il atteint 55,5 milliards de francs et passe, en 1990, à 70,3 milliards de francs.&lt;br /&gt;
- Une sensible &lt;strong&gt;augmentation des sorties de capitaux&lt;/strong&gt;: Le solde des investissements directs est passé de -1,60 milliards de francs en 1983 à -17,19 milliards de francs en 1985, puis -24,54 milliards de francs en 1987 et -97,38 milliards de francs en 1990.&lt;br /&gt;
- Une &lt;strong&gt;augmentation violente du chômage&lt;/strong&gt;: La France compte 1.542.250 chômeurs en moyenne en 1981. En 1987, elle en compte 2.267.000 en moyenne.&lt;br /&gt;
- La chute de prés de 10 points de la part des salaires et traitements dans la valeur ajoutée nationale dans les années 1980.&lt;br /&gt;
3°)  Les termes de l'échange de la France (rapport entre prix des exportations et prix des importations) se dégraderaient encore plus:&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/Dimtermech.jpg&quot; alt=&quot;Dimtermech.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Source: Perspective Monde- Base 100=2000)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;B)&lt;ins&gt; Une dette plus lourde de la France à l'égard des créanciers domiciliés à l'étranger :&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fin 2009, la dette négociable de l'État français (1148 milliards d'euros) était détenue à &lt;strong&gt;67,9% par des non-résidents.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
De même, la dette de la protection sociale gérée par la CADES, était détenue à 66,8% par des agents ne résidant pas en France, dont 40,7% domiciliés en Europe.&lt;br /&gt;
Le retour au Franc et sa dévaluation entraineraient une&lt;strong&gt; augmentation de la valeur relative de ces dettes&lt;/strong&gt; et des exigences de rémunération plus importantes de la part des détenteurs étrangers de titres de dette publique française.&lt;br /&gt;
La notation des titres de dette publique de la France serait nettement dégradée par rapport à celle des titres de dette publique de l'Allemagne, notre principal créancier, qui, pour les marchés financiers, constitue l'étalon en Europe.&lt;br /&gt;
Du même coup, &lt;strong&gt;la charge d'intérêts pesant sur cette dette augmenterait&lt;/strong&gt;, alors que, pour l'heure, le seul service de la dette de l'État prélève chaque année plus de 45 milliards d'euros sur les richesses nationales, soit le second poste du  budget annuel de l'État.&lt;br /&gt;
Mais il n'y a pas que les institutions publiques qui empruntent auprès d'étrangers, c'est le cas aussi d'entreprises, de banques, de ménages.&lt;br /&gt;
Fin 2009, la position extérieure nette de la France, qui donne une indication de l'endettement à l'étranger de l'ensemble des agents résidant en France, était débitrice de 208 milliards d'euros, soit 11% du PIB. Le retour au Franc en augmenterait mécaniquement la charge.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;C) &lt;ins&gt;Perte de compétitivité et de maitrise nationale, fuite des capitaux:&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
L'augmentation du taux d'intérêt moyen sur les dettes françaises vis à vis de l'extérieur entrainerait une augmentation des coûts supportés par le pays et ses acteurs, notamment ses entreprises.&lt;br /&gt;
Il s'ensuivrait donc de &lt;strong&gt;nouvelles pertes de compétitivité&lt;/strong&gt; de la France, particulièrement vis à vis de l'Allemagne qui est la première source de nos déficits vis à vis des pays européens et notre premier créancier, au contraire du prétendu rééquilibrage de nos échanges visé par la sortie de l'euro et la dévaluation du franc.&lt;br /&gt;
Au reste, cette perte de compétitivité perturberait les relations entretenues par les maisons mères de groupe français domiciliés en France et leurs filiales ou fournisseurs de l'étranger, avec le risque, via les prix de cession, d'un  transfert de richesse supplémentaire hors de notre site national.&lt;br /&gt;
Simultanément, le retour au franc et sa dévaluation rendraient beaucoup plus tentante et facile &lt;strong&gt;la prise de contrôle d'entreprises françaises par des entreprises étrangères&lt;/strong&gt;, d'Allemagne notamment qui, ce faisant, convertiraient à bon compte les créances accumulées sur la France en prises de participation.&lt;br /&gt;
Pour autant, rien ne dit que ces entrées de capitaux au titre des «&amp;nbsp;investissements directs&amp;nbsp;»   n'arriveraient à rééquilibrer ce poste de la balance des paiements de la France, de nombreuses entreprises françaises continuant de chercher ou se résignant à délocaliser, en liaison avec la détérioration de la situation interne.&lt;br /&gt;
En même temps, l'essentiel des flux d'entrées de capitaux en France au titre des «&amp;nbsp;investissements de portefeuille&amp;nbsp;»  est du à des achats de titres de dette publique par des non résidents. Très volatiles, ces capitaux risquent d'exiger une prime supplémentaire pour ne pas se délocaliser au risque de susciter des spéculations contre le franc. &lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/Dimsoldinv.jpg&quot; alt=&quot;Dimsoldinv.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
Bien sûr, un contrôle drastique des changes  permettrait de limiter ces mouvements (ce qui exige  de reconstituer une administration qui a été démantelée depuis plusieurs années) avec, par contre, le &lt;strong&gt;risque de rétorsions&lt;/strong&gt; des pays partenaires, dans le cadre de l'OMC ou unilatéralement, et le développement des pratiques frauduleuses et douteuses pour le contourner, notamment entre maisons-mères et filiales. &lt;br /&gt;
Et cela sans compter l'acharnement des spéculateurs internationaux &lt;strong&gt;contre le Franc.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;D)&lt;ins&gt; Un motif de guerre économique accrue entre  Européens:&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
La sortie de la France de l'euro entrainerait en fait la disparition de ce système. Certes, la dévaluation du franc pourrait entrainer, avec retard, une certaine reprise des exportations de la France, mais cela engendrerait immédiatement la &lt;strong&gt;riposte des concurrents&lt;/strong&gt;, particulièrement ceux d'Europe du sud, eux-mêmes si dominés par l'Allemagne et si étranglés par la dette, en Europe comme sur les marchés tiers.&lt;br /&gt;
S'ouvrirait alors un processus de désintégration de la zone euro, de recours &lt;strong&gt;aux dévaluations compétitives&lt;/strong&gt; et au protectionnisme entre européens, sous l'œil intéressé des États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;ins&gt;II. ON SE PRIVERAIT D'IMPORTANTS POTENTIELS POSITIFS&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A) &lt;ins&gt;Une création monétaire commune plus forte que la création monétaire nationale&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Le PCF, contre l'adhésion au traité de Maastricht, avait critiqué la monnaie unique et sa commission économique avait proposé une monnaie commune, alors envisageable. Ce qui se passe aujourd'hui confirme la justesse de ces positions. &lt;br /&gt;
Mais ceux qui proposent aujourd'hui la sortie de l’euro, en agitant, avec le retour au franc, la perspective illusoire de la création, en plein affrontement économique et monétaire entre européens (dévaluations compétitives et limitation des échanges), d'une prétendue «&amp;nbsp;monnaie commune », ne voient pas que les possibilités très étendues de création monétaire avec l'euro peuvent être utilisées pour faire prédominer le développement social.&lt;br /&gt;
En effet, à partir des montants de monnaie créés par la Banque centrale et dont il dispose, un système bancaire crée, lui-même, de la monnaie. C'est là la plus grande force des économies contemporaines.&lt;br /&gt;
Mais cette création  n'est pas sans limite. Un système bancaire  national s'y heurte d'autant plus  que le pays auquel il appartient est petit et faiblement productif. Un pays seul dispose, en réalité, d'un potentiel de création monétaire bien limité aujourd'hui du fait de l'ampleur des interdépendances à l'international. &lt;br /&gt;
C'est surtout le cas face à un pays-continent et hyper développé comme les États-unis qui, eux, disposent du privilège unique de s'endetter auprès du reste du monde en dollar, leur monnaie nationale parce que cela est, pour l'heure, accepté par le monde entier.&lt;br /&gt;
Par contre, la création monétaire en commun, avec l'euro, offre une surface bien plus grande et des potentiels autrement plus importants, à la taille des défis de la mondialisation et des révolutions informationnelle, écologique et monétaire.&lt;br /&gt;
Tout dépend de l'utilisation que l'on fait de la force de l'euro.&lt;br /&gt;
? La France, comme chaque pays européen, a absolument besoin de création monétaire nouvelle pour pouvoir refinancer, comme le propose le PCF, un nouveau crédit pour les investissements matériels et de recherche des entreprises dont le taux d'intérêt serait d'autant plus abaissé que ces investissements programmeraient plus d'emplois, de formations et de  progrès environnementaux.&lt;br /&gt;
De même, on mesure l'enjeu d'une création monétaire commune avec l'euro pour financer des émission de titres publics qui serviraient à procurer les moyens nécessaires à un puissant et durable effort d'expansion des services publics en France et en Europe.&lt;br /&gt;
La BCE a été contrainte, face à la crise des dettes publiques en Europe, de transgresser ses propres dogmes fondateurs en rachetant des titres de dette des États en difficulté (Grèce, Portugal...). Mais, obsédée par la lutte contre l'inflation, afin de garantir une  rentabilité financière des capitaux suffisamment élevée en Europe et de maintenir un «&amp;nbsp;euro fort », elle a limité ces achats et, toujours, tenter d'empêcher qu'ils ne se traduisent par une création monétaire additionnelle, contrairement à la FED (banque centrale des États-Unis) qui, elle, a décidé de faire fonctionner à plein la planche à billets du dollar pour soutenir la dépense publique.&lt;br /&gt;
Cette porte entrouverte prouve qu'il serait possible d'aller beaucoup plus loin:&lt;br /&gt;
?  Le PCF propose de créer un Fonds social et solidaire de développement européen, à la place du Fonds de stabilité financière institué en mai 2010 par les dirigeants de l'euro. Des titres publics pour le développement social seraient rachetés directement par la BCE. &lt;br /&gt;
Cette création monétaire allouée via ce nouveau Fonds permettrait de répartir des masses volumineuse de financement, à taux d'intérêt nuls ou très bas, entre les pays membres de l'euro, en fonction de leurs besoins propres, expressément affectées au développement des services publics nationaux et de leur coopération européenne. Cela permettrait, non seulement de défendre, mais d'élever le modèle social européen. &lt;br /&gt;
Cette proposition est désormais reprise par le Parti de la gauche européenne (PGE).&lt;br /&gt;
?  Ces deux grandes propositions marchent de pair avec celles que nous faisons de créer en France: &lt;br /&gt;
- Un &lt;strong&gt;Fonds public national pour l'emploi et la formation&lt;/strong&gt; (FNEF) ouverts à l'intervention du Parlement, des salariés et de leurs organisations, des associations et des élus. Il recevrait en dotation les 30 milliards d'euros d' argent public, aujourd'hui dépensés en allègements de cotisations sociales patronales, pour diminuer jusqu'à zéro, voire en dessous, le taux d'intérêt du crédit pour les investissements matériels et de recherche des entreprises en fonction du nombre d'emplois et de formations correctement rémunérés que ces investissements programmeraient, contre les délocalisations;&lt;br /&gt;
- Des &lt;strong&gt;Fonds publics régionaux&lt;/strong&gt; (FREF), dotés par les Conseils régionaux et pouvant être mis en place sans attendre un changement politique national, via un redéploiement des aides publiques aujourd'hui versées aux entreprises. Pouvant être saisis par les salariés, leurs organisations, les populations et leurs élus, ils fonctionneraient sur le même mode sélectif que le FNEF;&lt;br /&gt;
- Un&lt;strong&gt; pôle bancaire et financier public,&lt;/strong&gt; autour de la Caisse des dépôts et incluant des &lt;strong&gt;banques re-nationalisées.&lt;/strong&gt; Sa mission de service public serait de développer le nouveau mécanisme de crédit impulsé par le FNEF et les FREF et, ainsi, de changer toutes les relations banques/entreprises/Société.&lt;br /&gt;
- Une fiscalité &lt;strong&gt;dissuasive de la croissance financière,&lt;/strong&gt; de la spéculation, des délocalisations et incitative au développement des investissements socialement les plus efficaces.
- Des &lt;strong&gt;pouvoirs et des droits nouveaux d'intervention&lt;/strong&gt;, de veto et de contre-proposition des salariés et de leurs organisations face aux choix patronaux d'investissements, d'emploi, de formation, de localisation et de coopération des entreprises.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;B) &lt;ins&gt;La convergence des luttes sociales  pour d'autres coopérations économiques en Europe&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Il existe déjà de très nombreuses structures de coopération industrielles et de recherche en Europe. On pense, par exemple à EADS et Airbus ou à Ariane-espace...On pense aussi aux nombreux programmes communs de recherche (PCRD) sur les biotechnologies, les nanotechnologies, les nouveaux matériaux, la santé, les transports, l'environnement et le climat. &lt;br /&gt;
On pense encore aux projets communs sur l'éducation, entre les universités et laboratoires, entre les collectivités territoriales avec, notamment, les programmes de coopérations inter-régionales, sans parler de tous les réseaux, si denses désormais, inter-entreprises et interbancaires.&lt;br /&gt;
Toutes les opérations quotidiennes de ces structures se font en euros et leur financement dépend du système de l'euro. On ne saurait s'en couper et s'isoler, ce serait extrêmement régressif.&lt;br /&gt;
Au contraire, il faudrait développer des exigences de coopération visant un développement effectif des salariés et des populations beaucoup plus intense et équilibré, au lieu de la rentabilité financière et des dominations avec, pour cela, une autre utilisation de l'euro. &lt;br /&gt;
Et, pour avancer dans ce sens, on peut s'appuyer sur la convergence possible de toutes les luttes sociales nationales et sur des luttes communes européennes à développer.&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Irlande, mais aussi en Allemagne, en Italie et en France, comme ailleurs en Europe, des luttes se développent contre les politiques d'austérité, contre le chômage et les suppressions d'emploi, contre les délocalisations, pour des créations de postes, l'essor des qualifications avec la formation, le pouvoir d'achat des salaires, pensions, retraites, minima sociaux, la défense des retraites et de la Sécu,  la promotion des services publics.&lt;br /&gt;
Ce n'est pas en se repliant sur l'espace national avec une visée de guerre économique faite de dévaluations et de recours au protectionnisme que l'on pourra développer et faire converger ses luttes pour un co-développement pacifique et non aligné des européens, contre la domination des capitaux financiers.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt; C) &lt;ins&gt;Ne pas fuir la bataille politique contre une mauvaise utilisation de l'euro&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
A l’occasion de la Journée de l’Europe, un sondage TNS-Sofres a révélé, le 9 mai dernier, que 67 % des Français veulent conserver la monnaie unique, alors que 30 % préféreraient revenir au franc. Ce qui ne signifie pas, pour autant, que les français se réjouissent de l'utilisation faite jusqu'ici de cette monnaie en dénonçant, notamment, l'inflation des prix à la consommation qui l'a accompagnée au détriment du pouvoir d'achat des couches populaires et des couches moyennes salariées.&lt;br /&gt;
Par ailleurs, quels sont les forces qui entendent aujourd'hui sortir de l'euro, si ce n'est le Front national et ce que l'on appelle les «&amp;nbsp;souverainistes »?&lt;br /&gt;
Ni la droite, ni le PS n'envisagent une telle sortie, pas plus d'ailleurs que le PCF et ses partenaires du Front de gauche ou, encore, le NPA. Et cela, sans parler des syndicats de salariés et d'associations alter-mondialistes comme ATTAC.&lt;br /&gt;
Agiter cette perspective est alors, au mieux, illusoire. Au pire, elle risque de donner de la chaire à la démagogie populiste de l'extrême droite, comme en atteste l' instrumentalisation par M. Le Pen de travaux effectués par des économistes récusant et combattant le FN.&lt;br /&gt;
Au total, cela revient à refuser de mener la bataille à gauche pour bousculer le PS hors de son ancrage actuel, avec la droite, aux traités de Maastricht et Lisbonne, pour une autre utilisation de l'euro, une réorientation radicale de la politique monétaire et du contrôle de la BCE, la mise en cause des pacte de stabilité et de l'euro pour un pacte de progrès social et sociétal.&lt;br /&gt;
On ne saurait déserter ce combat fondamental pour la France , l'Europe et le monde au nom d'une fausse bataille qui ne mènerait nulle part.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;III.&lt;ins&gt; UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE MAIS IL FAUT LE CONSTRUIRE&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
La France n'est pas toute seule. Et ce n'est pas toute seule qu'elle pourra mettre en cause la domination écrasante des États-Unis et du dollar, déployer des rapports de co-développement avec les pays émergents et en développement.&lt;br /&gt;
Il y a absolument besoin pour cela d'une construction européenne orienter vers ces buts.&lt;br /&gt;
Le monde est aujourd'hui dominé par le dollar, la monnaie nationale des États-Unis. Parce que celle-ci est aussi devenue, depuis 1971-1973, une monnaie mondiale de fait, les capitaux américains bénéficient d'un privilège «&amp;nbsp;exorbitant&amp;nbsp;» (De Gaulle): l'État américain, à leur service, peut s'endetter auprès du monde entier et émettre de nouveaux dollars pour rembourser. &lt;br /&gt;
Cela permet aux États-Unis d'attirer les ressources financières de la planète, notamment pour leurs immenses dépenses d'armement et de domination économique, commerciale et culturelle.&lt;br /&gt;
Toute l'humanité souffre de ce système devenu fou avec l'énorme inflation du dollar, la spéculation et les gâchis formidables qu'elle entraine, les risques aussi qu'il comporte pour la paix et l'intégrité de la planète.&lt;br /&gt;
Face à cette hégémonie exclusive du dollar sur le monde, prôner la sortie de l'euro revient, qu'on le veuille ou non, à accepter de conforter cette devise comme monnaie mondiale de domination. D'ailleurs M. Le Pen n'envisage jamais la mise en cause de l'hégémonie mondiale du «&amp;nbsp;Billet vert ».&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Quelle alternative alors?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Rester dans l'euro en se laissant enfermer dans une politique de rivalité et de collaboration avec les États-Unis, comme c'est le cas aujourd'hui avec l' «&amp;nbsp;euro fort&amp;nbsp;» au service de la domination des marchés financiers, c'est:&lt;br /&gt;
- Accepter le pacte pour l'euro qui entend dynamiter le modèle social européen, imposer des privatisations supplémentaires et de nouveaux reculs de souveraineté nationale et de démocratie;&lt;br /&gt;
- Accepter le «&amp;nbsp;Mécanisme européen de stabilité financière&amp;nbsp;» (MES)  avec lequel on crucifie les peuples grec et portugais aujourd'hui, espagnol, et peut-être italien et français demain; &lt;br /&gt;
- Se résigner à une soumission de la France et de l'Europe du sud au diktat des capitaux allemands;&lt;br /&gt;
- Admettre l'épuisement de l'Europe dans l'attractivité financière face aux délocalisations et aux sorties de capitaux;&lt;br /&gt;
- Assumer une accentuation des divisions entre Européens dans une surenchère à la baisse du «&amp;nbsp;cout du travail&amp;nbsp;» et au dumping social et fiscal face à la pénétration des produits en provenance des pays à bas couts salariaux;&lt;br /&gt;
- Se résigner à l'incapacité de l'Europe de se tourner vers les demandes de coopération des populations des pays émergents et en développement;&lt;br /&gt;
- Préparer de futurs krach des bons du Trésor américain et du dollar ( de l'euro aussi) avec, à la clef, une guerre monétaire susceptible de plonger le monde entier dans une dépression profonde et durable.&lt;br /&gt;
L'alternative c'est de viser une autre utilisation de l'euro qui, en permettant de développer toutes les capacités humaines européennes, favorise aussi l'émancipation du monde entier de la domination du dollar et des marchés financiers en coopération avec les pays émergents et en développement, vers une nouvelle civilisation de partages qui soit celle de toute l'humanité.&lt;br /&gt;
C'est jouable!&lt;br /&gt;
En avril 2009, à l'occasion du G-20 de Londres, en pleine récession mondiale, la Chine a déclaré vouloir en finir avec les monopoles du dollar. Ils ont repris à leur compte l'idée de construire un nouvel instrument de réserve international à partir des Droits de tirages spéciaux (DTS), la monnaie du FMI dont les États-Unis ont toujours voulu contenir l'essor parce qu'y voyant un rival pour le dollar.&lt;br /&gt;
Obama et les dirigeants américains ont été obligés, dans la foulée, d'accepter une nouvelle émission de DTS, à hauteur de 250 milliards de dollars qui, pour une part, certes très insuffisante, a bénéficié à des pays en développement.&lt;br /&gt;
En Amérique Latine, des efforts considérables sont tentés pour s'émanciper de la dictature du dollar.&lt;br /&gt;
Ça a été le cas avec la création de la «&amp;nbsp;Banque du sud », contre le FMI. Ça a été aussi le cas avec la création de l'ALBA et le lancement d'un nouvel instrument monétaire, le SUCRE, conçu pour tenter de dégager les échanges intra-Latino-Américains du monopole du dollar. Mais ces tentatives demeurent embryonnaires et contradictoires. &lt;br /&gt;
Elles appellent une coopération, des européens notamment.&lt;br /&gt;
Aux portes de l'Europe, les «&amp;nbsp;Printemps arabes&amp;nbsp;» font saillir les immenses responsabilités de l'Union européenne pour une construction de coopération qui permette une pleine réussite de ces tentatives de révolution.&lt;br /&gt;
Nous ne pouvons pas déserter ces batailles en rêvant d'un repli national illusoire et dangereux.&lt;br /&gt;
Le PCF propose:&lt;br /&gt;
1- La construction d'une &lt;strong&gt;monnaie commune mondiale de coopération,&lt;/strong&gt; se substituant au dollar, à partir des DTS du FMI, moyennant une réforme radicale de cette institution, ainsi que de  la Banque mondiale, de l'OMC.... Une nouvelle conférence monétaire internationale pourrait la constituer comme la conférence de Bretton-Woods, en 1944, a créé le système monétaire international d'après-guerre.&lt;br /&gt;
2- L'engagement de l'Europe dans la promotion de biens communs publics mondiaux, à partir de la défense de son modèle social et écologique &lt;strong&gt;avec l'expansion des services publics&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
3- L'avancée vers une de &lt;strong&gt;coopération euro-méditerranéenne de progrès social&lt;/strong&gt; et de co-développement avec le lancement d'un nouveau plan de type Marshall, sans domination, en direction des pays du Maghreb, du Machrek, d'Afrique noire et du Moyen-orient arabe.&lt;br /&gt;
La BCE ferait des dons en euros aux banques centrales de ces pays, et à leurs unions régionales, pour qu'ils puissent développer, chez eux, un nouveau crédit favorable au progrès de l'emploi, de la formation, des revenus, d'investissements efficaces et de débouchés réciproques, des deux côtés de la Méditerranée.&lt;br /&gt;
4- L'institution de &lt;strong&gt;protections communes pour des normes sociales et environnementales communes  aux européens,&lt;/strong&gt; face à la pression des capitaux et des productions à bas couts sur les marchés mondialisés avec, par exemple:&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Des &lt;strong&gt;prélèvements concertés sur les réimportations&lt;/strong&gt; en Europe de productions délocalisées dont les recettes seraient allouées à un Fonds pour le co-développement,&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Une &lt;/strong&gt;modulation incitative, anti-délocalisation, des taux d'intérêt des crédits__ aux entreprises.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Mais ces protections doivent être toujours assorties de propositions très fortes de coopération pour un co-développement avec les pays émergents et en développement, de façon à ce qu'ils puissent se porter, eux-mêmes, à la hauteur des normes communes aux européens.acerbé dont les travailleurs feraient les frais.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Grèce : Appel aux peuples d'Europe du grand compositeur grec Mikis Theodorakis</title>
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    <pubDate>Thu, 23 Jun 2011 09:14:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>BCE</category><category>dette grecque</category><category>Front de gauche Clichy</category><category>Grèce</category><category>KKE</category><category>Mikis Theodorakis</category><category>PCF 92</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/avecKKE.jpg&quot; alt=&quot;avecKKE.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La zone euro, sous la domination de l'Allemagne d'Angela Merkel a donné lundi deux semaines à la Grèce pour adopter un nouveau plan d’austérité très impopulaire si elle veut obtenir l’argent frais dont elle a besoin pour éviter une faillite qui provoquerait une onde de choc mondiale.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cet ultimatum des ministres des finances de la zone euro à la Grèce est inadmissible. Il ne s'agit nullement de &quot;sauver la Grèce&quot;, mais de sauver la mise des banquiers et des spéculateurs détenant des titres grecs.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les banques européennes, et françaises en particulier ( BNP-Paribas, Crédit Agricole, Société générale), sont parmi les plus importants créanciers de la Grèce. Leur exposition totale à ce pays s'élevait fin 2010 à 162 milliards d'euros, selon les chiffres de la Banque des règlements internationaux.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La France est en tête avec 62 milliards (35 milliards sans les crédits au secteur privé non financier). L’Allemagne suit avec respectivement 50 et 44 milliards. Les Etats-Unis arrivent en troisième position avec 34 et 31 milliards d'euros. Viennent ensuite l'Italie (19 et 18 milliards), le Royaume-Uni (14,6 et 9 milliards) et l'Espagne (11 et 10,5 milliards).&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les dirigeants européens (droite et socialistes d'une seule voix) disent au gouvernement grec&amp;nbsp;: &quot;Privatisez, privatisez encore, privatisez toujours, augmentez les impôts, baissez les retraites, baissez les salaires ... sinon nous ne vous prêterons plus d’argent.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;C’est un diktat pour servir les marchés financiers. Papandréou, le premier ministre socialiste grec, fait le forcing pour imposer la super austérité et applique un programme anti populaire à faire pâlir d'envie Sarkozy et le MEDEF&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les députés socialistes grecs en votant comme un seul l'homme la confiance à Papandréou ont voté le plan aggravant  encore l'austérité.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le peuple grec résiste et les syndicats et les communistes du KKE organisent la lutte.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Voici l'appel du grand compositeur Mikis Theodorakis qui a lui même souffert de la dictature des colonels. ( Cf le film Z)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Les travailleurs ne sont pas responsables de la crise&amp;nbsp;; le capitalisme financier et les politiciens à sa botte sont ceux qui l’ont provoquée et qui l’exploitent. Leurs programmes de «&amp;nbsp;sauvetage de la Grèce&amp;nbsp;» aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Il n’y a pas d’autre solution qu’une restructuration radicale de la dette, en Grèce, mais aussi dans toute l’Europe. Il est impensable que les banques et les détenteurs de capitaux responsables de la crise actuelle ne déboursent pas un centime pour réparer les dommages qu’ils ont causés. Il ne faut pas que les banquiers constituent la seule profession sécurisée de la planète&amp;nbsp;! »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;«&amp;nbsp;Nous nous adressons aussi aux peuples européens. Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce.&lt;br /&gt;
Ne croyez-pas les mensonges grossiers et absurdes de journaux compromis qui veulent vous convaincre que le problème est dû soi-disant à la paresse des Grecs alors que, d’après les données de l’Institut statistique européen, ceux-ci travaillent plus que tous les autres Européens !&lt;br /&gt;
La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elle-même générées sous forme de dettes. Comment peut-on proposer un ancien collaborateur de la Goldman Sachs pour diriger la Banque centrale européenne&amp;nbsp;? De quelle sorte de gouvernements, de quelle sorte de politiciens disposons-nous en Europe&amp;nbsp;? »&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire a été le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. Nous ne vous demandons pas un traitement de faveur parce que nous avons subi, en tant que pays, l’une des pires catastrophes européennes aux années 1940 et nous avons lutté de façon exemplaire pour que le fascisme ne s’installe pas sur le continent.&lt;br /&gt;
&quot;Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. &lt;br /&gt;
Bâtissons ensemble une Europe nouvelle&amp;nbsp;; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme. »&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mikis Theodorakis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/21/06/2011/Grece-%3A-Appel-du-grand-compositeur-Mikis-Theodorakis#comment-form</comments>
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    <title>F. Wurtz (PCF): &quot;Sortir de l'euro? Poussons le débat...&quot;</title>
    <link>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/19/05/2011/F-Wurtz-PCF</link>
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    <pubDate>Thu, 19 May 2011 15:48:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>BCE</category><category>Front de Gauche Clichy</category><category>monnaie commune</category><category>PCF 92</category><category>PCF Clichy</category><category>politique monétaire</category><category>sortir de leuro</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/Francis_Wurtz.jpg&quot; alt=&quot;Francis_Wurtz.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;J’ai amorcé le dialogue sur une interrogation compréhensible mais, à mes yeux, piègeante&amp;nbsp;: faut-il «&amp;nbsp;sortir de l’euro&amp;nbsp;» pour nous libérer des politiques dévastatrices menées en son nom?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Poussons le débat, sans prétendre faire le tour de la question en quelques lignes.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Tout d’abord, une donnée doit être claire: le statu quo est incompatible avec une ambition sociale.  La conception actuelle de la monnaie européenne a ses fondements dans le traité de Maastricht.&lt;/strong&gt;  &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La logique de ce traité est, en particulier, traduite par une Banque centrale européenne (BCE) conçue pour ignorer l’emploi et le social. &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Elle ne doit s’intéresser qu’à la «&amp;nbsp;stabilité&amp;nbsp;» des coûts, c’est à dire à la pression sur les salaires et les dépenses sociales afin de séduire les «&amp;nbsp;investisseurs&amp;nbsp;» à  la recherche de rendements élevés.  Cette logique a produit le pacte de …stabilité, véritable machine de guerre contre les dépenses publiques, et favorisé la politique de «&amp;nbsp;l’euro fort », mortelle pour l’emploi.  &lt;br /&gt;
Depuis la crise financière de 2008, elle a conduit les principaux dirigeants européens à sophistiquer encore substantiellement leur arsenal antisocial – et antidémocratique – avec la «&amp;nbsp;pacte pour l’euro ».  &lt;br /&gt;
Celui-ci vise à instaurer un régime d’hyperaustérité durable et à imposer d’en haut des «&amp;nbsp;réformes structurelles&amp;nbsp;» visant à doper la «&amp;nbsp;flexicurité », l’allongement de l’âge de départ à la retraite, les privatisations…  &lt;br /&gt;
La rupture avec cette logique est donc, plus que jamais, une exigence pour qui veut ouvrir la voie à un projet de gauche digne de ce nom.&lt;br /&gt;
Dès lors se pose la question: la meilleure rupture avec cette politique ne serait-elle pas la sortie pure et simple de l’euro?  Une fausse évidence, dramatiquement trompeuse!  &lt;br /&gt;
Même un économiste comme Jacques Sapir, qui penche pourtant plus ou moins en faveur d’une telle issue, ne cache pas qu’ «&amp;nbsp;il est évident qu’une sortie de l’euro est un basculement dans l’incertain », que le risque est que «&amp;nbsp;la souveraineté monétaire soit captée par les marchés&amp;nbsp;» et que la «&amp;nbsp;nouvelle monnaie (soit menacée d’être) prise dans le tourbillon des spéculations financières ». &lt;br /&gt;
Les économistes communistes – non suspects de complaisance pour Maastricht ou la BCE! – estiment même pareille aventure bien plus dangereuse encore, avec, en particulier, les effets désastreux d’une forte dévaluation sur le niveau de vie des travailleurs et le poids de la dette, ainsi que l’explosion d’une mise en concurrence sans limite entre Européens.  &lt;br /&gt;
Et surtout, ils mettent l’accent sur le besoin vital d’une construction monétaire européenne – mais profondément transformée – pour agir contre la domination du dollar et en faveur d’une monnaie commune de coopération à l’échelle du monde, au côté de pays du Sud et de grandes économies dites «&amp;nbsp;émergentes ».&lt;br /&gt;
Naturellement, pour créer les conditions de tels changements, il ne faut pas se situer exclusivement au niveau des institutions européennes actuelles ou des négociations entre Etats, tels qu’ils sont sous nos yeux.  C’est précisément la responsabilité d’une gauche visant la transformation sociale d’offrir aux citoyens une grille de lecture plus dialectique des réalités et des potentialités.  &lt;br /&gt;
Ainsi, la crise sans précédent des structures européennes et la montée partout d’aspirations au changement, elles aussi d’une ampleur sans équivalent depuis qu’existe l’UE, ouvrent-elles une «&amp;nbsp;fenêtre d’opportunité&amp;nbsp;» historique.  &lt;br /&gt;
C’est le moment de faire valoir une vision alternative et d’avancer des propositions saisissables, crédibles et rassembleuses.  C’est dans cet esprit qu’on attend la gauche française en 2012.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>L’Europe donnée en pâture aux marchés financiers, par Yves Dimicoli (PCF)</title>
    <link>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/06/05/2011/LEurope-donnee-en-pature-aux-marches-financiers</link>
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    <pubDate>Mon, 09 May 2011 08:44:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>BCE</category><category>crédit sélectif</category><category>Europe</category><category>Front de Gauche Clichy</category><category>MES</category><category>Pacte euro plus</category><category>PCF 92</category><category>PCF Clichy</category><category>Y. Dimicoli</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/EuroTyrano.jpg&quot; alt=&quot;EuroTyrano.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pour une toute autre utilisation de l’euro, PCF et PGE proposent un Fonds social de développement européen...&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les dirigeants européens ont peur. Les dispositions adoptées en mai dernier après l'effondrement grec n'arrivent pas à faire retrouver «&amp;nbsp;la confiance des marchés ». Pire, elles enveniment les difficultés, les politiques d'austérité brisant les ressorts de la croissance, banques et BCE gardant le même cap fondamental.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le spectre d'une contagion à l'Espagne hante car les masses à financer sont d'une tout autre ampleur que pour la Grèce ou le Portugal. Un risque de défaut d'un tel calibre pourrait faire sauter tout le système actuel de l'euro devenu si nécessaire à une domination mondialisée des capitaux allemands et, accessoirement, français.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Fin mars dernier, les vingt-sept ont décidé d'accélérer la fuite en avant en renforçant «&amp;nbsp;la discipline budgétaire&amp;nbsp;» avec des sanctions financières. Certes, elles ne seront pas automatiques, mais la menace sera effective avec le «&amp;nbsp;semestre européen&amp;nbsp;» qui oblige chaque gouvernement a soumettre son budget dés le mois d'avril à ses pairs et à la Commission, en vue de «&amp;nbsp;recommandations », avant le vote par son parlement national à l'automne.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;UN GRAVE DANGER POUR LES PEUPLES&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autre disposition, le pacte de compétitivité re-baptisé «&amp;nbsp;pacte pour l'euro plus ». Le choix est fait d'une «&amp;nbsp;coordination renforcée pour la compétitivité et la convergence&amp;nbsp;» aux normes allemandes et à la schlague, pour faire baisser les «&amp;nbsp;coûts salariaux ». Les salaires devront «&amp;nbsp;évoluer en accord avec la productivité&amp;nbsp;» du travail, contre tout nouveau partage de la valeur ajoutée. &lt;br /&gt;
Leurs mécanismes d'indexation seront «&amp;nbsp;réexaminés ». Dans le secteur public, les accords devront «&amp;nbsp;soutenir les efforts de compétitivité consentis dans le secteur privé ». Au nom de l'emploi, il faudra «&amp;nbsp;favoriser la flexisécurité&amp;nbsp;» défendue par S. Royal en 2007 et promue depuis par Sarkozy. Il faudra accentuer «&amp;nbsp;la réduction des charges fiscales pesant sur le travail », en fait sur le capital et les profits&amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
Au nom de la «&amp;nbsp;viabilité des retraites », il faudra relever l'âge de départ en fonction de l'espérance de vie, comme le veut, en France, la droite et s'y est résolu le PS. Enfin, chaque État membre devra introduire dans sa loi fondamentale un “frein à l'endettement”. Dés 2012, ces réformes devront entraîner des changements législatifs dans chaque pays, «&amp;nbsp;sur une base volontaire »...&lt;br /&gt;
C'est dire l'enjeu, à l'approche de l'élection présidentielle en France, d'une rupture du consensus sur le traité de Lisbonne entre la droite et le PS, avec des propositions alternatives radicales et réalistes, au lieu de rabâcher qu'il faut «&amp;nbsp;sortir du Traité ».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;UN DISPOSITIF MEURTRIER&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Troisième dispositif, le mécanisme européen de stabilité (MES). Il est censé pérenniser, au-delà de 2013, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) lancé en 2010. Il sera doté d'un capital de départ de 700 milliards d'euros apporté par les États, lesquels, sans doute, se procureront l'argent nécessaire par emprunt sur les marchés financiers surtout, leur fiscalité reculant au nom de la compétitivité.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le MES pourra prêter jusqu'à 500 milliards d'euros qu'il empruntera aussi sur les marchés avec une note «&amp;nbsp;AAA&amp;nbsp;» exigeant fortes rentabilité et solvabilité.
Aussi re-prêtera-t-il cet argent au taux du marché moyen augmenté de 2% pour les prêts inférieurs à 3 ans et de 3% au-delà... de quoi assommer les États concernés.&lt;br /&gt;
Exceptionnellement, le MES pourra acheter de la dette publique directement auprès des États, sur les marchés primaires. Cela mettra un terme à un processus qui, depuis la crise grecque, tend à mettre au défi la BCE de créer de la monnaie pour racheter de la dette publique, contre ses dogmes fondateurs, alors qu'aux États-Unis, la FED fait, elle, marcher à fond la «&amp;nbsp;planche à billets&amp;nbsp;» pour soutenir la politique économique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;UNE AGGRAVATION DE LA CRISE&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'aide du MES sera activée par les ministres de la zone euro, après évaluation de la Commission, avec la BCE et le FMI, en contrepartie d'un «&amp;nbsp;plan d'ajustement macro-économique&amp;nbsp;» drastique, étroitement surveillé. C'est là une folle fuite en avant fédéraliste, avec le pari d'un superendettement public européen prétendant rivaliser avec les États-Unis dans l'attraction des placements, chinois notamment.&lt;br /&gt;
Cela marche de pair avec une restructuration de l'Europe, au sud notamment, après l'est, avec privatisations massives et surenchères à la baisse des «&amp;nbsp;coûts salariaux ». &lt;br /&gt;
Cette volonté frénétique de faire payer aux peuples la rapacité des marchés financiers, alimentée elle-même par des États qui cherchent à remplacer le soutien des endettements privés à l'accumulation capitaliste, explosé en 2008, par le soutien des endettements publics, prépare de nouveaux épisodes beaucoup plus aigües de crise en Europe et dans le monde avec l'effondrement à venir du dollar.&lt;br /&gt;
Cette gravité exceptionnelle de la situation est cachée, alors que montent les luttes contre l'austérité et le désaveu des partis politiques pro-Lisbonne, en même temps que les récupérations populistes de la souffrance sociale.&lt;br /&gt;
C'est dire le besoin de débat démocratique et de luttes avec des propositions alternatives pour une tout autre utilisation de l'euro, au lieu de «&amp;nbsp;la sortie&amp;nbsp;» illusoire et dangereuse. Le PCF, repris par le PGE, propose un Fonds social de développement européen. Il mobilisera, sous le contrôle des élus, la création monétaire de la BCE pour financer un très grand essor concerté des services publics, tandis que le crédit bancaire servira à sécuriser l'emploi, la formation et les salaires.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Face aux marchés financiers, pour de nouvelles solidarités</title>
    <link>http://communistesclichy92.elunet.fr/index.php/post/20/04/2011/Face-a-une-mondialisation-totalitaire-pour-de-nouvelles-solidarites</link>
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    <pubDate>Thu, 21 Apr 2011 10:43:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>BCE</category><category>Fonds de développement social</category><category>Front de Gauche Clichy</category><category>PCF 92</category><category>PCF Clichy</category><category>réorientation de la BCE</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/EuropeNOnCapital-j.jpg&quot; alt=&quot;EuropeNOnCapital-j.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La nouvelle court les rues de Lisbonne comme l’annonce d’un cataclysme. «&amp;nbsp;Le FMI arrive... »&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les recettes du Docteur DSK, pour rassurer les spéculateurs qui se pavanent sur les marchés financiers et qui étripent la Grèce, font peur.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Une autre menace inquiète le Portugal dont le premier ministre, démissionnaire et désavoué par le Parlement, vient de jeter l’éponge et de réclamer l’aide de l’Union européenne...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Elle a la figure familière de M. Barroso qui, au nom de la Commission de Bruxelles, va imposer une nouvelle cure d’austérité à un peuple qui vient déjà d’en subir une très violente. Mais chacun a en mémoire comment ce tandem a laissé la Grèce, exsangue, pantelante.&lt;br /&gt;
Ils sont parfaitement assortis à ces agences de notation qui provoquent l’envolée des coûts de refinancement de la dette pour le plus grand bénéfice des marchés financiers. Ces derniers n’ont pas besoin de s’agiter. &lt;br /&gt;
Le système roule pour eux. Ils n’ont rien à craindre de la solidarité des États européens.
Les dirigeants de l’UE ont l’apparence des médecins de Molière, l’un brandit la lancette et l’autre le bassinet pour infliger la saignée. &lt;br /&gt;
Ainsi, Paris et Berlin ont refusé toute aide de la Banque Centrale Européenne à Lisbonne qui aurait permis d’éviter les fourches caudines.&lt;br /&gt;
Les hommes en noir du FMI, de la BCE et de la Commission vont débarquer avec un arsenal de mesures. Les mêmes que celles qu’ils ont appliquées à la Grèce et qui ont dévasté l’économie hellène, désormais en récession. &lt;br /&gt;
La dette continue à grimper et les taux à deux ans dépassent 15 %.&lt;br /&gt;
L’Irlande aussi vacille sous les coups qui lui sont infligés. L'Espagne risque d'être la prochaine victime.
Le Vieux Continent est ravagé d’ouest en est par les oukases du libéralisme et la domination des marchés financiers. En Hongrie, les syndicalistes mobilisent avec le soutien de leurs camarades européens contre le massacre des garanties sociales des salariés..&lt;br /&gt;
En toile de fond se dessine le pacte de compétitivité dont les dirigeants européens veulent faire une camisole qui ligote les peuples et les États. &lt;br /&gt; Le souci premier des dirigeants européens- de droite ou socialistes - est de rassurer les spéculateurs sur la capacité des Etats à rembourser les dettes publiques contractées vis à vis d'eux.
Pour cela, ils sont prêt à tout et s'applique partout à réduire les dépenses publiques. Sauf les dépenses de guerre, on le voit en Libye, en Cote d'Ivoire où sont gaspillés  chaque jour des millions d'euros, dans des aventures néo colonialistes pour installer dans ces pays des marionnettes défendant les intérêts des grands groupes capitalistes occidentaux.
Ce pacte «&amp;nbsp;euro plus », c’est une remise en cause des droits des travailleurs dans toute l’Europe par la modération salariale, le démantèlement des garanties collectives, le recul de l’âge de départ à la retraite, la hausse des impôts sur la consommation et la baisse des dépenses publiques.&lt;br /&gt;
Les dogmes du libéralisme et de la gouvernance capitaliste s’imposeraient au-dessus du suffrage universel. &lt;br /&gt;
Tout appelle une réorientation profonde de la BCE, qui ne s’obtiendra que par les luttes, pour placer l’euro et la création monétaire, le crédit au service de l’emploi, de l’investissement, du développement des services publics. &lt;br /&gt;
Ainsi, le PCF propose d’instaurer un fonds de développement social, financé par la Banque centrale européenne et qui prêterait aux États à condition que l’argent aille à des investissements dans les services publics, la recherche, l’innovation et à chaque fois à la création d’emplois.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Europe: Décryptage et analyse du Pacte caché</title>
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    <pubDate>Mon, 28 Mar 2011 11:28:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>clichcom</dc:creator>
        <category>Europe</category>
        <category>Front de Gauche Clichy</category><category>Pacte de compétitivité</category><category>PCF 92</category><category>PCF Clichy</category><category>Union Européenne</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/cardon1.jpg&quot; alt=&quot;cardon1.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Illustration du dessinateur Cardon&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La normalisation et le formatage des politiques par l'Union Européenne est à l'oeuvre.&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt;L'Union Européenne est en train de manœuvrer afin que les Parlements nationaux soient dépossédés de leur pouvoir et les peuples privés du droit à décider de leur destin.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;(voir le texte intégral du&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://humanite.fr/08_03_2011-pacte-cach%C3%A9-texte-int%C3%A9gral-coordination-am%C3%A9lior%C3%A9e-des-politiques-%C3%A9conomiques-dans-la-zone&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;pacte de compétitivité&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Réduits au simple rôle d’exécutants, les Parlements nationaux – donc les peuples – n’auraient plus la maîtrise des politiques stratégiques, pas même de leur budget.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;En quelque sorte l’acte trois du coup de force contre la démocratie. Après le traité constitutionnel de 2005 et son avatar de Lisbonne, ce texte entend coordonner les politiques «en particulier dans les domaines qui relèvent de la compétence nationale» afin d’accroître la «compétitivité».&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Ainsi, les États sont-ils invités à mener à bien des politiques afin de parvenir aux objectifs fixés par l’UE. En ce sens, les pouvoirs sont désormais encore plus concentrés entre les mains d’une Commission européenne non élue, mais à la botte des marchés financiers et des multinationales.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La retraite en ligne de mire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Aucune limite n’est donnée pour repousser l’âge de départ à la retraite et diminuer le niveau des prestations sociales.&lt;br /&gt;
«La viabilité des allocations sociales et de retraite sera évaluée» (!). Quand un tel texte est porté par Nicolas Sarkozy, celui qui, il y a quelques mois, imposait aux Français, majoritairement en désaccord, le recul du droit de départ à la retraite à 62et à 67ans à taux plein, ainsi que l’allongement à plus de 40ans de la durée de cotisation, on peut être certain que les ajustements entre pays européens s’établiront au détriment des populations. &lt;br /&gt;
D’ailleurs, il est précisé que «l’alignement de l’âge de la retraite se fera avec l’espérance de vie». Au nom de quoi l’âge légal du départ à la retraite pourrait être, à terme, repoussé jusqu’à soixante-cinq ans, voire plus. Ce qui existe déjà dans certains pays européens comme, par exemple, l’Angleterre.&lt;br /&gt;
Ce passage ne vise pas simplement l’âge de départ mais les conditions financières du départ. Les prestations sociales sont en ligne de mire. &lt;br /&gt;
Les différentes réformes Balladur (1993) et Fillon (2003) ont déjà conduit, en quelques années, à des pertes de 15% à 20% du montant des retraites. «Ils» veulent poursuivre en ce sens.&lt;br /&gt;
Le but reste de mettre sous tutelle toutes les politiques qui échappaient à l’emprise du droit européen par le biais d’une surveillance régulière et du pacte de stabilité. Enfin, la décision sur les objectifs resterait du ressort des chefs de gouvernement de la zone euro?; ce qui permettrait de contourner les autres pays. &lt;br /&gt;
De même, afin d’atteindre les objectifs fixés par ces chefs de gouvernement «dans les douze mois», la Commission exercera un rôle d’audit afin de valider les «progrès» des États tandis que le Parlement européen, instance la plus démocratique des institutions, n’est guère évoqué.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt; Les salariés au régime sec&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Sous le diktat de la compétitivité, les États devront «&amp;nbsp;garantir une modération salariale&amp;nbsp;» dans le privé comme dans le public.&lt;br /&gt;
La Commission européenne fait le choix d’inscrire la compétitivité d’un pays en seul lien avec son évolution salariale et la recherche de gains de productivité, épousant ainsi le modèle allemand. Fixant les objectifs de modération salariale, en fonction des autres partenaires européens, la Commission va plus loin en comparant les coûts unitaires de main-d’œuvre «&amp;nbsp;aux principaux partenaires commerciaux ». &lt;br /&gt;
La course au moins-disant social est ainsi lancée. Pourtant, la modération salariale a freiné la demande interne outre-Rhin – les gains de productivité non distribués aux salariés n’ont pour l’essentiel pas été consommés. &lt;br /&gt;
Cette modération salariale a également renforcé la tendance à l’exportation de l’économie allemande. Pour ce faire, il est prévu une remise en cause de l’ensemble des systèmes de négociation. Il s’agit de rompre avec les négociations collectives, de les fragmenter par secteur, voire par territoire. &lt;br /&gt; Histoire de négocier au niveau le plus favorable aux patrons.&lt;br /&gt;
À cela s’ajoute l’abolition de l’indexation des salaires sur les prix en Belgique ou en Autriche. Enfin, pour émettre «&amp;nbsp;un signal important », les États sont tenus de pratiquer la modération salariale dans le secteur public.C'est à dire la perte de pouvoir d'achat ajoutée aux suppressions de postes.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Commercer sans entraves&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Si le traité de Lisbonne, approuvé par la droite, les socialistes DSK et les Verts, avait déjà contribué à lever certaines barrières concurrentielles, ce texte propose d’aller encore plus loin.&lt;br /&gt;
L’UE n’a jamais été amie de ce qu’elle nomme les «&amp;nbsp;restrictions ». Il est ainsi envisagé d’ouvrir les secteurs dits protégés afin de «&amp;nbsp;lever les entraves injustifiées&amp;nbsp;» et de «&amp;nbsp;favoriser la concurrence ». Par le biais de ce texte, le travail du dimanche, de soir, voire de nuit est encouragé pour les magasins. En clair, un nouveau coup serait porté au droit du travail. &lt;br /&gt;
Dans la même veine que le rapport Attali sur la «&amp;nbsp;libération de la croissance », le pacte de compétitivité tend à déréguler l’activité économique en levant les restrictions pour les professions à numerus clausus telles que les notaires, les pharmaciens, les taxis ou les huissiers. &lt;br /&gt;
Enfin, la référence aux «&amp;nbsp;industries de réseau&amp;nbsp;» (postes, énergie, transports, télécoms) est loin d’être anodine. Jusqu’ici, même si la «&amp;nbsp;séparation patrimoniale&amp;nbsp;» a eu lieu dans certains secteurs, les opérateurs historiques détiennent toujours certains accès privilégiés, véritables cauchemars pour la Commission.&lt;br /&gt;Toujours le même objectif&amp;nbsp;: liquider les services publics pour faire place nets aux groupes privés avides de profits.&lt;br /&gt;
Autant d’éléments qui contribuent à surpasser le traité de Lisbonne et ses objectifs dérégulateurs et concurrentiels, à la fois dans le secteur public et dans le privé.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le choix de la précarité&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Comme la stratégie de Lisbonne, le document promeut la «&amp;nbsp;flexicurité ». Une notion qui a permis de déréglementer le marché du travail.&lt;br /&gt;
C’est un leitmotiv depuis la définition des objectifs de la Stratégie de Lisbonne en 2000 qui est repris dans ce texte?: «Les réformes politiques peuvent inclure?: des réformes du marché du travail, pour promouvoir la flexicurité.» &lt;br /&gt;
Cette notion, instaurée d’abord dans les social-démocraties nordiques, allierait flexibilité du marché du travail, et sécurité de revenu. En échange d’une facilité à licencier, les chômeurs reçoivent des allocations de l’ordre de 80 % de leur ancien salaire.Pour un temps, évidemment.... &lt;br /&gt;
Cette «flexicurité» est censée être la réponse à tous les maux. Hors de Scandinavie, elle a servi à précariser les travailleurs. Sa mise en œuvre a été couplée à la stratégie du «workfare» de Tony Blair. Culpabiliser les chômeurs et les remettre au travail (mal payé). C’est ce qui est proposé indirectement dans ce texte, en liant allocation et formation. &lt;br /&gt;
Dans les pays nordiques, le modèle bat de l’aile. Même avant la victoire de la droite depuis 2000. Le chômage augmente. En Suède, seuls 55 à 60% des chômeurs sont indemnisés par l’assurance chômage. Et un salarié sur cinq seulement est indemnisé à hauteur de 80% de son ancien salaire.&lt;br /&gt;
On voit l'arnaque...&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Une TVA antisociale&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
La Commission veut transférer les cotisations sociales payées par les entreprises vers une hausse de la taxe à la consommation. &lt;br /&gt;
Outre les réformes sur le marché du travail, les gouvernements devront mettre en place des réformes fiscales. Le texte vise tout particulièrement à «déplacer la fiscalité du travail vers la consommation par la fiscalité indirecte», autrement dit il s’agit d’instaurer la TVA dite «sociale». &lt;br /&gt;
Le principe de la TVA dite sociale est d’augmenter le taux de TVA pour financer la protection sociale et de diminuer les cotisations sociales payées par les entreprises. Or cet impôt est le plus injuste de tous puisqu’il est payé par tout le monde au même taux, quel que soit le revenu. &lt;br /&gt;
Une nouvelle ponction du pouvoir d’achat qui sera particulièrement douloureuse pour des millions de salariés, de privés d’emploi et de retraités, mais constituera un nouveau cadeau aux entreprises. Avec cette mesure, le risque est grand de voir une baisse significative de la consommation. &lt;br /&gt;
De plus, les recettes pour financer la protection sociale deviendront entièrement dépendantes de la croissance. Si celle-ci venait à faiblir, les rentrées d’argent diminueraient et le déficit de la protection sociale s’aggraverait encore plus rapidement.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La rigueur devient la norme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Pour garantir que les budgets nationaux répondent aux besoins du capital, «ils» proposent de constitutionnaliser l’austérité
«Rendre contraignantes, y compris en les inscrivant dans notre Constitution, les règles budgétaires européennes». &lt;br /&gt;
Avec un tel diktat, les dirigeants européens visent, ni plus ni moins, qu’a constitutionnaliser, dans les États membres de l’Union européenne, les politiques d’austérité. En effet, le traité de Maastricht, adopté par les libéraux et les sociaux-démocrates, limitait les déficits des budgets nationaux à 3 %. &lt;br /&gt;
Au nom de ce texte, la casse des services publics, la remise en cause des politiques sociales, la pression sur les salaires étaient mises en œuvre. &lt;br /&gt;
Si l’obligation est faite d’inscrire dans notre texte fondamental cette «&amp;nbsp;règle d’or », comme disent pudiquement tous les tenants des politiques dites de rigueur, la représentation nationale, députés et sénateurs, donc le peuple, sera privée de toute alternative à l’austérité. &lt;br /&gt; Quels que soient les résultats des élections, les politiques seraient les mêmes&amp;nbsp;: ce serait une atteinte inouïe à la volonté populaire et cela se traduirait par une montée en flèche de l'abstention, le vote devenant dépourvu de sens.&lt;br /&gt;
Le maître mot sera alors la baisse des dépenses sociales et des investissements, même s’ils sont utiles, plutôt que de remettre en cause les cadeaux fiscaux de toute nature aux entreprises et aux hauts revenus dont le manque à gagner pour la nation a été de 150 milliards d’euros en 2010.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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