"L’annonce du retrait du décret visant à accroître de 256 hectares le périmètre de la Défense est incontestablement une victoire. Une victoire pour Nanterre, pour ses habitants, pour son maire Patrick Jarry et l’équipe municipale, dont je salue le courage de l’intense combat mené contre cette tentative d’annexion de près de la moitié du territoire nanterrien.

Les communistes s’y sont également pleinement engagés. Car, pour eux, l’avenir n’est pas à la financiarisation du Grand Ouest parisien, au seul profit du quartier d’affaires de La Défense.

Je partage la volonté et l’aspiration populaires à un projet de territoire au développement respectueux de l’environnement, participant à un mieux vivre pour chacun, développant un maillage fin de transport, favorisant la solidarité, travaillant à la coopération. Ce recul du projet d’extension de la Défense porté par Nicolas Sarkozy ne doit cependant pas cacher la réalité qui se profile à courte échéance pour la région Ile-de-France.

Le projet de loi relatif au Grand Paris vient en effet d’être définitivement adopté hier soir au Sénat. Il s’inscrit pleinement dans un ensemble plus vaste de réformes, avec au coeur celle des collectivités territoriales, qui se soldera au final par moins de services publics, moins d’élus de proximité, donc moins de démocratie et de cohésion sociale.

Il faut donc rester vigilant quant aux implications de cette profonde réorganisation de notre région voulue par le gouvernement, confiée à une Société du Grand Paris souveraine qui impulsera un développement en pôles d’excellence, laissant de côté le reste des territoires.

J’apporte donc mon plus complet soutien au combat qui reste à mener pour Nanterre et le Grand Ouest parisien, afin d’imposer un modèle de développement qui réponde aux attentes de toutes et de tous, lutte contre les inégalités, favorise le logement social."
De son côté, la section de Nanterre du PCF qui s'est inscrit "avec conviction et pugnacité dans cette belle bataille citoyenne", se félicite de cette première victoire "contre le clan Sarkozy".
Mais elle appelle à son tour à la vigilance : "Vigilants, d’abord, car la droite n’a pas renoncé à son projet d’axe dit « historique », ni à son rêve de « Manhattan-sur-Seine » une fois qu’elle aura apaisé les marchés financiers – en faisant payer aux salariés le prix fort. Par ailleurs, nous avons toutes les raisons de nous méfier de la récente création de la « Société du Grand Paris », présidée par Roger Karoutchi – que les Nanterriens connaissent bien – et de ses probables prétentions sur les territoires entourant la future gare Nanterre-Université".
Les communistes restent toujours mobilisés, contre la fusion EPAD/EPASA : l’aménagement de Nanterre ne doit pas être une fuite en avant d’un modèle basé sur des logiques financières dont nous mesurons aujourd’hui ses limites.