C’est la rentrée ! De la maternelle au lycée, les suppressions de postes continuent : des classes, des options sont fermées. Celles qui restent sont surchargées. Les enseignants ne sont plus formés et tous les personnels sont précarisés. Comment s’étonner, dans ces conditions, que l’école française soit toujours plus inégalitaire ?
C’est la crise, nous dit-on, il n’y a plus d’argent ! Pourtant, le gouvernement en a trouvé pour éponger la dette des banques ou faire la guerre en Afghanistan et en Libye…
Le PCF appelle à se joindre aux enseignants en lutte pour la défense et la transformation de l’éducation nationale et à faire de la Journée d’action pour l’éducation nationale du 27 septembre 2011 un succès.
La rentrée scolaire coûte toujours plus cher : Jusqu’à 27% de hausse cette année si l’on prend en compte les activités éducatives et la cantine ! La hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat nous asphyxient, alors que les entreprises du CAC 40 enregistrent des profits records. Le PCF appelle tous ceux qui résistent à la casse du service public d’éducation nationale par la droite et à l'instauration d’une école encore plus inégalitaire à se rassembler pour construire l’école dont nous avons besoin : une école qui transmette à tous les enfants les savoirs et l’autonomie de pensée nécessaires pour maîtriser leur vie. Ensemble, portons dans toutes les luttes sociales et électorales à venir le projet d’une nouvelle phase de démocratisation scolaire, pour une école de la réussite de tous.
L’urgence : un plan de lutte contre les inégalités sociales à l’école. Tous les enfants sont capables d’apprendre. L’école doit changer pour prendre en compte les enfants avec leurs différences. D’où l’importance de la formation des enseignants pour comprendre ce qui fait problème aux élèves et élaborer des réponses efficaces.
Les mêmes programmes pour tous !
Avec la mise en place du socle commun, l’école renonce à enseigner des savoirs de haut niveau à tous les enfants. Nous pensons au contraire que tous les élèves ont le droit de développer le pouvoir de penser par l’appropriation de savoirs ambitieux.
Les programmes doivent être repensés pour que l’école construise et transmette une culture commune.
Scolarité obligatoire de 3 à 18 ans.
Pour enseigner des savoirs plus complexes à plus d’enfants, il faut du temps ! L’État doit avoir l’obligation d’accueillir tous les enfants à l’école dans de bonnes conditions, de 3 à 18 ans.
L’école à l’école.
C’est à l’école, pas aux familles, de donner aux enfants les clefs nécessaires pour entrer dans les apprentissages scolaires. Formation commune = qualification égale.
L’individualisation des parcours et la casse des diplômes nationaux empêchent la reconnaissance d’une même formation par une qualification égale. Elles isolent les futurs travailleurs face à leur employeur.
Nous réclamons que toutes les années d’étude soient reconnues dans les conventions collectives.
Un service public national.
Seul un service public national peut garantir l’égalité d’accès à l’éducation sur tout le territoire.
Plutôt qu’une autonomie qui met les établissements et les territoires en concurrence, nous proposons une nouvelle sectorisation scolaire, avec plus de moyens pour les établissements qui en ont le plus besoin et un plan de recrutement de personnel enseignant et non-enseignant sous statut de la fonction publique d’État.