Cette situation n’a rien d’une fatalité. Elle résulte des choix politiques et économiques du gouvernement de la Droite qui a décidé de sacrifier le logement social, comme il sacrifie les services publics et la solidarité nationale, au profit des intérêts égoïstes du privé.
A Clichy, le scandale du chauffage urbain fait flamber les charges dans le parc HLM et privé. Et le PLU de G. Catoire doublé de l'entrée de la Droite pour épauler le maire socialiste, va ouvrir la porte en grand à la spéculation immobilière avec les Super-Tours prévues dont les clichois ne veulent pas.
Alors que Clichy compte encore des milliers de demandeurs de logements dont certains attendent un toit depuis des années!
Le prélèvement de l'Etat sur les organismes HLM, est un véritable hold-up de 340 millions d’euros sur trois ans. Pour compenser son désengagement, l’Etat a trouvé la solution : ponctionner les bailleurs sociaux et donc les locataires !
C'est une provocation à laquelle s'ajoute la diminution du budget en faveur du logement social passant de 850 millions d’euros en 2008 à 480 millions en 2010! Et cette tendance va se poursuivre, le montrent suffisamment.
Mettre en pièce le logement social pour mieux faire régner les appétits du privé sur la production de logements et le marché immobilier, c’est tout le sens de la politique actuelle.
Et que fait le maire de Clichy, face à cette attaque contre le logement social? Rien, il accompagne!
A Clichy, loin d'aider aux mobilisations des locataires, le maire socialiste appuie la Loi Boutin, se félicite du surloyer et n'est pas hostile à la vente de certains HLM.
Quant à l’intention de faire en sorte que les locataires deviennent propriétaires ce n’est pour beaucoup qu’un leurre pour permettre à l’Etat de se désengager encore d’avantage et un piège quand on sait que les copropriétés ont de plus en plus de difficultés à faire face aux charges.
Comment oublier que le miroir aux alouettes de l'accession à la propriété a été la cause du déclenchement de la crise américaines et de la faillite en cascade des Banques ?
Le logement est devenu le premier poste de dépense des ménages, représentant plus de 25% de leurs ressources.Il est donc urgent d’imposer une autre politique du logement.
Le PCF propose de réorienter dès maintenant les finances publiques en vue de la construction de logements accessibles à tous au lieu de favoriser le logement privé spéculatif.
Il propose également la construction d’un grand service public national, décentralisé, structuré autour d’un pôle public financier,d’une agence nationale foncière et d’une entreprise publique de la construction pour mettre en œuvre une véritable Sécurité Sociale du logement correspondant aux besoins des familles et à leurs moyens de contribution.