La réponse de la Commission confirme malheureusement que rien ne conditionne l’octroi de ces sommes prises sur l’argent public au maintien de l’emploi.
C’est l’esprit de l’Europe de la ” concurrence libre et non faussée”.
Le plus cynique dans cette histoire, est que M. Almunia, vice-président de la Commission européenne et Commissaire chargé de la concurrence, prend soin de préciser que la France a déposé une demande d’aide au Fonds d’ajustement à la mondialisation, fonds prévu pour aider à payer les formations, les reclassements, les indemnités aux salariés victimes de plans sociaux dus à la mondialisation.
Cette demande déposée en mai 2010 n’a pas encore été traitée nous explique le commissaire européen. Deux poids, deux mesures : le capital est aidé, les salariés méprisés.
En permettant de financer sur fonds publics des grandes entreprises sans en exiger aucune contrepartie, l’Union européenne ne fait que subventionner des intérêts privés, sans réelle attache européenne et qui n’hésitent jamais à fermer des usines ici pour en ouvrir dans les pays à faible coût de main d’œuvre et faible droit social.
En fin de compte, l’Union européenne subventionne « malgré elle » des délocalisations.