Lors du Conseil européen de décembre 2007, un point est fait sur cette stratégie. Le Conseil mets les points sur les i et stipule qu’il est impératif que « la mise en œuvre de réformes structurelles sur les marchés des produits, du travail et du capital, de réaliser un marché intérieur pleinement opérationnel par le renforcement de la politique de concurrence, pour cela il est primordial que les distorsions résultant du financement des activités publiques soient réduites au minimum ».

Et voilà pourquoi, en France, le gouvernement organise le rationnement de l’université et de la recherche publique. Ces dogmes libéraux figurent en toutes lettres dans le traité de Lisbonne qui ligote toutes les politiques des Etats membres. L’article 119 indique que « l’action des Etats membres et de l’Union comportent l’instauration d’une politique économique conduite conformément au respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre ».
L’article 107 précise lui que sont « incompatibles avec le marché intérieur, les aides accordées par les Etats qui menacent de fausser la concurrence ».
Pour le Front de gauche, constitué du Parti communiste, du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, de la Gauche unitaire issue du NPA d’Olivier Besancenot, de très nombreux syndicalistes, militants des mouvements sociaux et altermondialistes, l’élection au parlement européen est importante, car celui-ci dispose de véritables pouvoirs, notamment celui de la codécision avec la Commission européenne de Bruxelles.
Le problème c’est qu’aujourd’hui, 97% des directives européennes adoptées lors de la dernière mandature l’ont été par des majorités entre le Parti Populaire Européen et le Parti Socialiste Européen.
Les Verts et les amis de Bayrou eux soutiennent les dispositions du traité de Lisbonne.
Dans ces conditions, la seule solution est de renforcer le nombre d’élus bien à gauche qui seront les relais des mouvements sociaux à Strasbourg et leur permettront de trouver un débouché politique. Les propositions du Front unitaire de gauche permettant de trouver des solutions dans l’intérêt des salariés, des usagers, après concertation avec ceux-ci.
Cela a déjà permis de gagner des succès, comme il y a quelques semaines lorsqu’a été repoussé la directive instaurant le temps de travail maximum autorisé à 65 heures par semaine.
La politique mise en œuvre par le ministre Darcos, au-delà de ses aspects antidémocratiques et autoritaires, sont une application de l’article 106 du traité de Lisbonne qui mentionne que « Les entreprises chargées de la gestion de service d’intérêts économique, d’intérêt général ou présentant le caractère d’un monopole fiscal sont soumises aux règles du présent traité, notamment aux règles de concurrence, dans la limite où l’application de ces règles ne fait pas échec à l’accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie. (…) » Or les libéraux considèrent l’enseignement et la recherche comme des activités économiques comme les autres.

Les luttes menées depuis des mois par les chercheurs, et le monde universitaire dans sa diversité, s’opposent aux conséquences de ces politiques et à leurs principes même.

Je soutiens ces actions et demande instamment au pouvoir d’écouter le monde scientifique et de l’éducation contre lesquels on ne peut diriger un grand pays moderne. Il y va de la démocratie et du développement de notre pays, de sa sortie de crise.

Il faut abandonner sans attendre la loi LRU et le Pacte pour la Recherche.

Le Front de gauche propose de sanctuariser les services publics, de les étendre, de leur donner les moyens nécessaire à leur développement et à la satisfaction des revendications de ceux qui y travaillent comme de ceux qui en sont les usagers. De l’argent il y en a, le pouvoir a su en trouver très vite pour les banques.

La recherche et l’enseignement doivent être exclus du champ du marché. A la concurrence de tous contre tous, nous préconisons au contraire la coopération, y compris avec les pays du Sud.

Le Front unitaire de gauche propose, en opposition avec la « modération salariale » recommandée et organisée par la Banque centrale européenne, de revaloriser les salaires, les pensions et les prestations sociales des salariés par la mise en place d’un véritable bouclier social.

Je suis pour la mise en place d’une allocation destinée aux jeunes adultes de moins de 25 ans qui leur serait allouée en propre, sans condition, et leur permettrait de vivre, tout particulièrement pour poursuivre leur études sans avoir à pratiquer de petits boulots exténuants.

Je suis pour que tous les stages soient rémunérés et à un niveau correct. »