Les intervenants ont souligné la contradiction entre l’objectif affirmé lors du Grenelle de l’environnement d’une baisse des émissions de gaz à effet de serre et le démantèlement du transport de marchandises par rail qui risque de se traduire par un report massif du trafic marchandises sur le transport par camions poids-lourds, avec à la clé une pollution plus grande et la saturation des voies routières. Un intervenant a même qualifié d’« hors la-loi » ce plan fret au regard des objectifs inscrits dans la loi par le Grenelle.
En quelques jours, la pétition lancée par l’ANECR a rassemblé plus de 350 signatures d’origines et de sensibilités différents. Ont ainsi signé la pétition de nombreux responsables syndicaux de diverses confédérations, trois anciens ministres des transports, un grand nombre de vice-présidents aux transports dans les régions, des députés et des sénateurs, des parlementaires européennes, deux présidents de conseils généraux, un président de région, des responsables associatifs, etc…
L’objectif est maintenant un élargissement des signatures à tous les citoyens pour imposer le moratoire, un débat public et des solutions alternatives au plan de la SNCF. Il s’agit également de développer partout dans les territoires des initiatives sensibilisant la population à cet enjeu majeur.
A noter que le choix du lieu de la conférence de presse n’a rien d’arbitraire puisque il est envisagé la fermeture de la gare de triage de Villeneuve-Saint-Georges, menaçant ainsi 400 emplois.
Un collectif pluraliste a été mis sur pied afin d’impulser une grande campagne d’information et de mobilisation, collectif rejoint par de nombreux élus des environs.
De nombreux syndicalistes et membres du collectif étaient à cet égard présents dans la salle.