D’autres peuples sont engagés dans la même construction.
?À Salonique et à Lisbonne, à Bruxelles et à Madrid, ?à Athènes et à Amsterdam. Il faut apprécier comme un fait ?nouveau qu’en France, la mobilisation se déroule quelques mois après l’élection d’un gouvernement de gauche que des manifestants de gauche ne veulent pas laisser dériver sous le souffle des marchés financiers.
Des commentateurs, sans doute inattentifs, s’obstinent à caractériser les adversaires du traité comme «?la gauche de la gauche?», une frange marginale en quelque sorte. Ils n’ont donc pas vu l’opposition de l’ensemble des syndicats européens et des plus grandes confédérations françaises, le vote massif des responsables écologistes, le cri d’alarme de Jean-Pierre Chevènement et de ses amis, les critiques de nombreux élus socialistes en dépit des rappels à l’ordre, les analyses des Économistes atterrés, la présence des principales organisations féministes, l’activité d’Attac, les appels de l’Union des familles laïques, du DAL, d’associations d’éducation populaire…
Le socle de ce qui fait la gauche se réunit. Parce que ceux qui étaient dans la rue hier ont ?mis à la porte Sarkozy, ils ne veulent pas le voir rentrer ?par la fenêtre.
Cela signe l’impasse dans laquelle s’engage ?le gouvernement, mais aussi les chances sérieuses pour ?que les espérances populaires ne s’y perdent pas. Les mesures d’austérité trouveront des foules pour les mettre en échec afin qu’elles n’engendrent pas la récession qu’elles promettent et qu’elles ne balaient pas sur leur passage les droits sociaux, les services publics et la souveraineté populaire sans laquelle il n’y a pas de démocratie.
Le débat ne fait que commencer?; il va irriguer ?le pays tout entier.
La mise en œuvre d’un vrai changement en France, une refondation progressiste ?de l’Europe sont indispensables à l’immense majorité de ?nos concitoyens, vitales pour beaucoup d’entre eux.
?La haine en uniforme bleu Marine rêve du contraire pour prospérer sur les désespoirs. Quelque chose de la devise ?de la République – liberté, égalité, fraternité – se joue dans ?le combat qui s’engage.
Le socle de ce qui fait la gauche se réunit.
Parce que ceux qui étaient dans la rue hier ?ont mis à ?la porte Sarkozy, ?ils ne veulent pas ?le voir rentrer par ?la fenêtre.