Lors du prochain Conseil de Paris, Bertrand Delanoë annoncera une série de mesures visant à lutter contre la pollution. Il est notamment question d'interdire la circulation des véhicules de plus de 17 ans.
Les scooters achetés avant 2004 pourraient également être frappés par l’interdiction. "Pour l'instant, la Ville de Paris prévoit un accompagnement social dont la nature n'est pas précisée" poursuit Ian Brossat.
"Par ailleurs, toute réduction de la place de la voiture doit aller de pair avec une amélioration substantielle des transports en commun en termes d'offre comme en termes de tarifs.
Faute de cela, c'est le droit à la mobilité qui est remis en cause" conclut le président du groupe PCF-PG au Conseil de Paris.
Le maire de Paris croit il que les salariés prennent leur voiture par plaisir pour se rendre à leur travail ? La plupart sont contraint à utiliser leur véhicule faute de transports en commun adéquate.
Croit il que c'est pour se faire plaisir que beaucoup de gens modestes roulent dans des véhicules agés ? Diminuer la pollution dans la capitale est, certes, nécessaire.
Mais pas en recourant à des mesures inéquitables et discriminatoires.
Il en va de même des péages urbains : les salariès seront pénalisés et la circulation se reportera sur la banlieue. Interdire la capitale aux véhicules les plus anciens serait également contraire à l'équité, les propriétaires de ces véhicules appartenant aux catégories sociales les plus défavorisées.
Un plan antipollution ne peut être un plan anti-social, qui pénalise les plus modestes.
Delanoë ferait mieux de dénoncer l'austérité qui plombe les services publics et en particulier le développement des transports en commun, d'inscrire le dédoublement de la ligne 13 et d'être derrière les salariés exigeant la hausse des salaires.
Ne faut il pas remettre à plat les priorités du volet transport du Grand Paris, concocté par Sarkozy pour satisfaire la Finance, afin de redonner la priorité aux déplacements des banlieusards ?