Le transfert des richesses produites par le travail vers le capital est de plus de dix points depuis les années 1990. Si les revenus financiers participaient à la même hauteur que les revenus du travail au financement de la protection sociale et des retraites, nous n’aurions pas les déficits actuels dans les caisses. Il y a un lien entre l’augmentation nécessaire des rémunérations du travail et l’amélioration des retraites.
Ajoutons qu’avec une véritable politique du plein emploi au lieu des cinq millions de chômeurs réels actuels, nous aurions plus de financement pour les caisses de retraite. Dire aujourd’hui qu’on ne pourra pas payer les retraites demain laisse entendre que l’on va continuer à laisser accaparer les fruits du travail par les sangsues du capital, au lieu de donner la part qui doit leur revenir aux retraités.
Si dans les quarante années qui viennent, le taux de progression des richesses augmente seulement au rythme de 1,7%, la richesse doublera. Elle passera donc de 1700 milliards d’euros actuellement à environ 3400 milliards d’euros. Le coût de l’augmentation des retraites serait d’un peu plus de 200 milliards d’euros. De l’argent il y’en a. Il y’en aura. Mais cela exige de changer radicalement d’orientation politique et économique.
D’ailleurs le conseil d’orientation des retraites avaient retenu plusieurs pistes d’avenir dont l’une ne prévoyait ni une baisse du niveau des retraites, ni une baisse du niveau de celle-ci. Le contraire de ce que vient de dire le Premier ministre la semaine dernière qui lui veut le recul de l’âge de la retraite et une augmentation des cotisations des travailleurs.
Il ne faut pas laisser faire.
Défendons le droit à la retraite à 60 ans sans diminution des pensions. Au contraire, c’est l’augmentation des pensions qu’il faut obtenir tout de suite.
P. Le Hyaric