C’est Le Monde daté de jeudi qui l’exprime ainsi : "Les entreprises bénéficieraient d'un allègement du coût du travail d'une quarantaine de milliards d'euros, avec le basculement de cotisations employeurs sur un impôt plus large, la piste la plus sérieuse étant celle de la contribution sociale généralisée (CSG)". L'Elysée souhaiterait étaler ce transfert de charges sur la durée du quinquennat, « à raison de 8 à 10 milliards d'euros par an", ajoute le quotidien.
Louis Gallois, commissaire général à l'Investissement, devrait remettre dans les prochains jours un rapport sur la compétitivité. "
Ce serait un tel cadeau au patronat, au détriment du pouvoir d’achat des ménages, qu’on ne peut qu’espérer que les syndicats et le mouvement social sauront conduire l’Elysée à y renoncer.
Les charges baissées seraient les cotisations familiales et porteraient sur les salaires de compris entre 1,6 et 2,2 fois le SMIC. Ces 40 milliards seraient compensés par une hausse de la CSG, donc toucherait tous les ménages.
Il n’y a qu’un pas avant qu’on nous ressorte la TVA sociale.
Même des ministres en postes s’inquiètent de cette hausse de la CSG, qui plomberait le pouvoir d’achat des ménages et donc la consommation. Et donc la croissance.
Rappelons à nouveau que contrairement à ce que les idéologues libéraux ont réussi à imposer dans le langage courant, le travail ne « coute » pas, au contraire il crée de la richesse. Richesse qui est, elle, diversement répartie entre le salaire du travailleur, les charges et impôts, et ce que ponctionne le patron pour lui-même ou ses actionnaires, ainsi que pour couvrir les frais financiers de l’argent emprunté par l’entreprise.…
Pour améliorer la compétitivité des entreprises, il faut améliorer la qualification des salariés et réduire, non les couts salariaux, mais les dividendes versées aux actionnaires et les charges financières des entreprises.
Des chiffres ? Le cout des cotisations sociales patronales est de 145 milliards € par an, mais le seul coût des charges financières se monte à 309 milliards € soit plus du double. Voilà les charges parasites qu'il faut réduire!
Le PCF demande aussi la nationalisation du système bancaire pour mettre en place un crédit sélectif permettant aux entreprises d’emprunter à faible taux d’intérêt ailleurs que sur les marchés financiers.
On ne restaurera pas la compétitivité des entreprises en pressurant les salariés et la consommation des ménages et en laissant les entreprises dans les griffes des marchés financiers.