Le ton des régionales

Le ton de la campagne des régionales est ainsi donné. Les contrevérités, d’un côté, pour peindre un bilan peu défendable en l’état et, de l’autre, la promotion d’une campagne sur « l’identité nationale » aux relents xénophobes… alors que la seule menace contre l’identité de notre République provient de ceux qui, dans le camp sarkozyste, rêvent de revanche sociale contre le Front populaire, le Conseil national de la Résistance et Mai 68.
Ce sont eux qui foulent aux pieds les valeurs républicaines !
Sarkozy prétend vouloir honorer Albert Camus et jette l’étranger en pâture pour rassembler jusqu’à l’extrême droite.



Imposer une super-austérité.

Mais les ficelles qui ont emballé la marchandise idéologique en 2007 ont perdu de leur solidité. L’agitation présidentielle, ses tentatives de diversion conduites par un ministre aussi indigne que Besson n’ont qu’un but : permettre au gouvernement d’imposer au peuple une super-austérité à la mode européenne.
En 2005, Sarkozy a piétiné le vote des Français contre le traité constitutionnel lors du référendum. Cela aboutit aujourd’hui à l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne à renforcer l’Europe de la concurrence, cogérée par les partis droites et les partis socialistes européens.
La réduction des déficits publics pour respecter les normes maastrichiennes du traité de Lisbonne, objectif énoncé par Christine Lagarde, devrait coûter 40 milliards par an !
Autant dire une nouvelle et lourde saignée dans les dépenses sociales, les services publics, les collectivités territoriales.

Redonner espoir

Mais la partie est loin d’être gagnée pour Sarkozy dans son face-à-face avec le monde du travail.Des luttes traduisent le mécontentement des couches populaires. Le rendez-vous des élections régionales sera important, pour l’un et pour l’autre.
Une nouvelle espérance est à construire; c'est à la gauche de s'en charger, mais aujourd’hui le parti socialiste se rallie au social –libéralisme et amorce, on le voit bien en écoutant V. Peillon, M. Valls, S. Royal ou M. Aubry, un rapprochement avec une partie de la droite : le MODEM, de F. Bayrou, ce partisan enthousiasme de l’Europe du capital que les clichois ont refusé lors du référendum.
A Clichy même, n'est ce pas le projet de G.Catoire qui donne des gages à la droite en brisant l'union de la gauche et en retirant aux élus communistes leur écharpe?
La gauche doit fonder son projet sur le progrès social, la citoyenneté, l’égalité, la solidarité, la justice.
Elle doit se rassembler autour d’un programme de transformation sociale s’attaquant à la logique du système capitaliste, en imposant par l’intervention des salariés et des populations, une autre utilisation de l’argent et du crédit.
Priorité à l’investissement créateur d’emplois et non plus à la spéculation!
Il faut en finir avec les privatisation et au contraire, se mobiliser pour de nouvelles nationalisation des institutions bancaires et financières et développer les services publics : la santé en donnant à Beaujon le moyen de répondre aux attentes des clichois, les transports publics avec le débranchement et dédoublement de la ligne 13, le logement avec un plan d’urgence de construction de logement sociaux aux loyers abordables, l’école avec des moyens pour l’éducation nationale, etc.

Le PCF a cette ambition, il propose de conduire une liste élargie au Front de gauche et rassemblant des acteurs du mouvement social.
Les communistes clichois sont favorables à ce que Pierre Laurent, coordinateur du PCF, conduise cette liste francilienne pour faire du neuf à gauche et bousculer la donne !