Ils on même un temps fait miroiter sur cette ligne 14, la création d’une station Maison du Peuple sur Clichy, aujourd’hui abandonnée. Miroir aux alouettes pour désamorcer les luttes pour la seule solution durable : le débranchement de la L 13.
Certes, les communistes clichois refusent d’opposer le projet de la ligne 14 à celui de la ligne 13. Les deux sont nécessaires. Mais l’urgence des urgences reste le débranchement de la ligne 13 sur laquelle les usagers sont à bouts et craquent.
Il n’y a pas d’autres solutions que d’obtenir le débranchement de cette ligne afin de rendre indépendante les deux branches actuelles (Asnieres et St Denis).
L’argent manquerait ? Baliverne ! Combien coûte une journée de guerre en Libye, en Afghanistan ou demain en Iran ? Qu’attend la Région Ile de France pour revoir sa copie, se battre pour obtenir les financements et inscrire en priorité la réalisation de ce débranchement?
Le PCF est favorable à la tarification unique : Déjà confrontés à la galère quotidienne des transports en commun, des millions de salarié-e-s franciliens subissent une triple peine : plus on habite loin du centre, plus on s'épuise dans les transports, et plus on paie cher. Après avoir obtenu la suppression des zones 6,7 et 8, les élus communistes veulent aller plus loin : une seule région, un seul tarif, une seule zone : le droit à la mobilité, c'est aussi le droit de s'approprier la métropole, d'en découvrir toute la diversité.
Après des années de bataille sur cette proposition, des élu-e-s du PS ou EELV ont repris cette proposition de tarification unique. Mais les tarifs évoqués allaient de 78 à plus de 100 € par mois ! Inadmissible ! La zone unique doit être une véritable mesure de justice sociale et territoriale pour toutes et tous. La gauche doit maintenant engager la bataille pour obtenir les moyens nécessaires à cette grande mesure.
Mobilisons nous pour faire contribuer les entreprises !
La gauche doit maintenant engager la bataille pour obtenir les moyens nécessaires au débranchement de la ligne 13 et au tarif unique du Pass Navigo . Pour créer cette zone unique au tarif de la zone 1-2, nous proposons d'augmenter la contribution des entreprises (le « versement transport (1) »), en la mettant au même niveau dans toute l'Île-de-France, ce qui rapporterait 800 millions d'euros : assez pour financer la zone unique et permettre d'investir pour améliorer la qualité des transports.
C'est bien aux entreprises, principales bénéficiaires des transports en commun de contribuer à l'amélioration des . Les entreprises sont les premières bénéficiaires de l’amélioration des transports, qu’elles y contribuent est légitime et nécessaire.
Le MEDEF, sans rire, nous joue la complainte des entreprises étranglées. Mais si le versement transport empêchait le développement économique, alors pourquoi Paris et les Hauts-de-Seine, où il est le plus élevé, connaissent le plus fort développement économique ?
La vie économique, les entreprises comme les salarié-e-s ont intérêt à l'amélioration des transports en commun !
Les élus communistes (FDCG) au Conseil régional expliquent :
"Les élu-e-s communistes et Front de gauche sont engagés pour une tarification plus juste. Nous avons déjà obtenu la gratuité des transports pour les chômeurs, les bénéficiaires du RSA et leurs familles, ainsi que pour les jeunes en insertion et des tarifs réduits (- 75 %) pour les précaires. Nous voulons continuer à étendre ces mesures. Nous avons ainsi proposé le dézonage le week-end pour permettre aux Francilien-ne-s de se déplacer partout en Île-de-France avec leur forfait habituel. Face un système de zones particulièrement complexe et inégalitaire — les prix varient du simple au double entre tickets et abonnés pour le RER ou les Transiliens —, nous réclamons une refonte totale du système de tarification et notamment des billets."

(1) Le versement transport, kezako ?
C’est la contribution des entreprises aux transports en commun. Son taux est plus fort à Paris et dans le 92 et moins important en grande couronne. Ces zones, qui datent de 1971, ne correspondent plus à la situation économique. Les communistes proposent un taux unique en Île-de-France, à 2,6%.