samedi 6 février 2010, 14:14
Le social selon C. Bartolone (PS): 400 suppressions de postes !

400 suppressions de postes ! Quel est le conseil général qui, au mépris des services à rendre à la population, casse les services publics et applique d’une main de fer les recommandations de N.Sarkozy, de F.Fillon et de E. Woerth ?
Qui met en œuvre, avec zèle, la politique de réduction générale des politiques publiques (la RGPP) dénoncée par les syndicats mais réclamée par la droite ?
Une collectivité dirigée par un Sarkozyste de choc ? Perdu ! C’est.... le Conseil général de la Seine-Saint-Denis dirigé par le fabiusien Claude Bartolone.
Inimaginable du temps où ce conseil général était dirigé par des élus communistes !
Aujourd’hui, plutôt que de mobiliser la population pour exiger du Gouvernement le reversement des sommes dues au département du fait des transferts de charge, C. Bartolone découvre les solutions libérales et applique les recettes de la droite .
Et "Barto" n'y va pas avec le dos de la cuiller: il supprime 400 postes…
C’est du Sarko, sans Sarko.
Question subsidiaire à l'heure des régionales, car ces plans de licenciements ne figuraient pas dans les programmes électoraux des candidats socialistes : en sera-t-il de même demain à la Région, si J.P. Huchon est réélu et a du mal à boucler son budget ?
Le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis annonce un manque de 100 millions d’euros pour
équilibrer son Budget 2010, du fait des compétences transférées par l’Etat au Département
(routes, personnels techniques des collèges, protection de l’enfance, sans parler du RMI-RSA etc). Le Conseil Général chiffre ainsi à 650 millions d’euros le montant total des transferts de l’Etat non-compensés à ce jour.
Pour assurer l’équilibre du budget départemental, le Président Claude Bartolone adopte une
politique d’austérité basée sur la restriction des moyens de fonctionnement, et singulièrement
sur la réduction massive de l’emploi public.
Le Président Bartolone a ainsi inscrit à son Agenda social 2010 un programme de 400
suppressions d’emplois, dont le non-renouvellement de contrat de 150 contractuels de
soutien (remplaçants et renforts) et le non-remplacement de 250 départs (retraite,
mutation, etc).
Cette politique ne tient compte ni des conséquences sociales, ni des effets sur la qualité du
service public qu’elle risque d’engendrer.
Qui va assumer les missions ? Qui se soucie du devenir des contractuels remerciés ? Qui se
soucie du gaspillage du savoir-faire, de l’expérience de ces salariés ?
Quid du surplus de travail pour les agents ?
La politique de l’Etat fait des collectivités territoriales et de l’emploi public la variable d’ajustement de sa politique national injuste. Là où le Ps cède et renonce, les communistes appellent à développer les luttes.
Une bataille s’impose : les élus communistes la semaine passée, se sont rendus à Matignon pour exiger que le Premier ministre rembourse à la Seine-Saint-Denis le coût de toutes les compétences transférées au Département.
Pour le syndicat CGT, « cette situation appelle au contraire des initiatives et des actions fortes pour exiger et obtenir de l’Etat qu’il restitue les 650 millions d’Euros qu’il doit au département et ainsi assurer un équilibre budgétaire pérenne ».
La CGT exige d’autres choix :" La CGT exige le renouvellement de tous les contrats et la création de 300 postes de soutien supplémentaires."


















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