Le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis annonce un manque de 100 millions d’euros pour équilibrer son Budget 2010, du fait des compétences transférées par l’Etat au Département (routes, personnels techniques des collèges, protection de l’enfance, sans parler du RMI-RSA etc). Le Conseil Général chiffre ainsi à 650 millions d’euros le montant total des transferts de l’Etat non-compensés à ce jour.

Pour assurer l’équilibre du budget départemental, le Président Claude Bartolone adopte une politique d’austérité basée sur la restriction des moyens de fonctionnement, et singulièrement sur la réduction massive de l’emploi public.

Le Président Bartolone a ainsi inscrit à son Agenda social 2010 un programme de 400 suppressions d’emplois, dont le non-renouvellement de contrat de 150 contractuels de soutien (remplaçants et renforts) et le non-remplacement de 250 départs (retraite, mutation, etc).

Cette politique ne tient compte ni des conséquences sociales, ni des effets sur la qualité du service public qu’elle risque d’engendrer.

Qui va assumer les missions ? Qui se soucie du devenir des contractuels remerciés ? Qui se soucie du gaspillage du savoir-faire, de l’expérience de ces salariés ? Quid du surplus de travail pour les agents ?

La politique de l’Etat fait des collectivités territoriales et de l’emploi public la variable d’ajustement de sa politique national injuste. Là où le Ps cède et renonce, les communistes appellent à développer les luttes.
Une bataille s’impose : les élus communistes la semaine passée, se sont rendus à Matignon pour exiger que le Premier ministre rembourse à la Seine-Saint-Denis le coût de toutes les compétences transférées au Département. Pour le syndicat CGT, « cette situation appelle au contraire des initiatives et des actions fortes pour exiger et obtenir de l’Etat qu’il restitue les 650 millions d’Euros qu’il doit au département et ainsi assurer un équilibre budgétaire pérenne ».
La CGT exige d’autres choix :" La CGT exige le renouvellement de tous les contrats et la création de 300 postes de soutien supplémentaires."