Depuis mercredi soir et jusqu’à aujourd’hui, ils sont restés en détention et ont subi des pressions.
Durant ces jours de détention, ils se sont entendus dire : « On sait bien que ce n’est pas vous. Mais c’est comme ça, vous allez prendre ».
C’est aussi comme ça qu’ils ont été privés du moindre contact avec leurs camarades, un avocat, ou même leurs familles .
Ce samedi, ils passaient en comparution immédiate, justice au rabais, guichet de la condamnation injuste.
Le procureur a tout de suite donné le ton : il a requis une peine d’un mois avec sursis et 900 euros d’amende au motif de l’humiliation subie par les policiers.
C’est avec la plus grande stupeur que nous avons compris que les policiers avaient cherché à charger la barque à tout prix : ils ont même tenté de les faire inculper pour dégradation de matériel pendant leur garde à vue, au motif qu’ils auraient tagué en grattant le mur à l’aide de leurs fermetures éclairs... Finalement, le juge les condamne à 3 mois avec sursis pour outrage à agent et rébellion.
C’est révélateur d’une période électorale où il s’agit pour le gouvernement de faire monter les chiffres de la délinquance, condamner à la chaîne pour maintenir un climat de peur, venir sur les thèmes de l’extrême-droite.
Nous apporterons tout notre soutien aux camarades et leurs familles. Nous dénonçons les violences policières et la condamnation qui permet la mise sous silence de la bavure. Nous continuerons à nous battre et à dénoncer ces injustices, couvertes par une justice à deux vitesses aux ordres des puissants.
Les jeunes et étudiants communistes comptent bien faire appel pour exiger que justice soit faite.
Il n’est pas question que nos camarades aient à craindre de retrouver leur casier judiciaire noirci par des mensonges aussi honteux !
Nous annonçons également, dans les jours qui viennent, la sortie d’une pétition de soutien.
Pierric Annoot