Comment échapper à cette forme de mondialisation imposée par les industries pharmaceutiques ?
Comment faire reconnaître, au plan mondial, le médicament comme un droit universel ?
L’idée majeure que nous développons est celle de la création d’un Pôle public du médicament qui reconnaît sa finalité de service public et le détache de la sphère financière.
Il s’agit dans un premier temps de s’appuyer sur l’existant, l’améliorer, le développer, faire travailler en synergie sous contrôle démocratique l’ensemble des structures du médicament.
À l’image de la souveraineté alimentaire, nous avançons l’idée de souveraineté sanitaire, en ce qui concerne le médicament. Il y a dans cette approche, aussi bien une dimension environnementale (transport, biodiversité, brevets…) que de développement de nouvelles coopérations internationales.
Posée de cette manière, on pose, en même temps que la question de la réponse aux besoins, celle de l’emploi et du type de recherche.
Il nous faut aussi exiger la nécessaire transparence, notamment concernant la fixation des prix des médicaments, affirmer le besoin d’une structure nationale publique alliant recherche, production et distribution, contrôlée démocratiquement…
À tous ceux qui partagent notre conviction que la santé publique est une question trop importante pour être laissée aux mains des multinationales et des politiques qui dealent avec elles, nous leur proposons de nous rejoindre.
Dr Fabien Cohen