Et tous les coups sont permis : même l’atteinte au droit du sol. Mesure emblématique de l’histoire de France depuis François 1er. C'est à l'honneur de la France de reconnaitre le droit d’être français à tout enfant né sur son sol. C’est dire que la gauche ne doit pas jouer en matière d’immigration.
Primo parce que le problème n'est pas l'immigration. C’est le capitalisme : la libre circulation des capitaux et la domination de la finance, c'est la mise à mort du logement social, l'étranglement des collectivités locales, les bas salaires et la mise en concurrence des travailleurs.
Secundo, parce que derrière le terme d’immigration, en vérité on parle de – Myriam ou de Farid – jeunes français plus touchés que Camille et Nicolas par le chômage, la précarité, la crise du logement…
Et puis enfin, parce que l’immigration clandestine est organisée par le patronat – sous la haute bienveillance du pouvoir – pour faire venir de la main d’oeuvre taillable et corvéable à merci.
La régularisation des travailleurs sans papiers assurant l’accès de tous au droit du travail, n’est pas seulement un objectif humaniste. C’est un enjeu pour tous les travailleurs. La misère, les guerres produisent les migrations de la survie. En Afrique, la spéculation sur les denrées alimentaire engendre famine et conflits.
Pour fuir, des hommes et des femmes n'hésitent pas à risquer leur vie sur des embarcations de fortune, traités comme des marchandises par des réseaux mafieux de passeurs.
Le capitalisme fait des ravages dans le Sud comme dans le Nord.
La devise des communistes n'est elle pas plus que jamais d'actualité : Prolètaires de tous pays, unissez-vous!
Il faut le combattre pied à pied et fonder les relations Nord-Sud sur de nouvelles solidarités et le co-développement, c'est possible notamment en rompant avec la domination du dollar.
Non à l'esclavage moderne ! Les sans-papiers sont les nouveaux esclaves. L’état, quand cela l'arrange, les reconnaît : ils paient des impôts, des cotisations sociales mais n'ont accès à aucun droit social (retraite, chômage, assurance maladie,...).
Ils constituent une armée de réserve à bas coût pour le patronat : nullement protégé par le droit du travail, ils sont taillables et corvéables à merci.
Ils sont souvent embauchés au jour le jour pour les tâches les plus ingrates, souvent dans les pires conditions d'hygiène et de sécurité.
Le Medef en a rêvé, l'UMP, Sarkozy et le gouvernement Fillon l'ont fait.
Les principales mesures du programme du Front de gauche : Solidarité avec les migrant-e-s
• Régularisation des sans-papiers
• Dépénalisation des séjours irréguliers
• Fermeture des centres de rétention
• Refonte du Code de l’entrée et du séjour des étranger-e-s et du droit d’asile (CESEDA)
• Stabilité du Droit de séjour par une carte unique de dix ans
• Accès au droit commun pour l’ensemble des résident-e-s étranger-e-s et leurs familles
Pour le respect du droit d'asile :
• Rattachement de l’Office français de protection des réfugié-e-s et apatrides (OFPRA) au Ministère des affaires étrangères (et non au Ministère de l’intérieur)
• Interdiction d’expulser des réfugié-e-s de pays en guerre
Contre le racisme et les discriminations :
• Abrogation des lois sécuritaires et racistes
• Lutte contre les contrôles au faciès
• Égalité de l’accès à l’emploi
• Respect du droit à la bi-nationalité
• Plutôt que les politiques d’assimilation ou d’intégration, nous développerons le Vivre ensemble et l’accès aux droits
Pour le droit des résident-e-s étranger-e-s :
• Droit du sol dès la naissance
• Droit de vote aux élections
• Droit de nationalité après cinq ans de résidence
• Droit au regroupement familial
• Respect des conventions internationales (Droits de l’enfant, sauvegarde des Droits de l’Homme, Droits des travailleuses et travailleurs migrants) • Droit au séjour pour raisons médicales
Pour une Europe des droits Humains :
• Respect du Droit de circulation pour tous les européens
• Opposition à l’Europe forteresse et à Frontex, la police de frontières.
Le 8 décembre, les sénateurs PCF et du Front de gauche défendront une proposition de loi visant à accorder aux étranger-e-s le droit de vote aux élections locales Le 18 décembre sera la Journée internationale des migrant-e-s. Manifestation, 15 heures, métro Belleville