À l’initiative des élus régionaux PCF, les administrateurs de la majorité de gauche du STIF ont adopté un vœu interpellant le gouvernement pour qu’il dégage enfin les nouvelles ressources nécessaires aux investissements et au développement de l’offre indispensables pour les transports franciliens.
Ils demandent ainsi que soient décidés au plus vite :

  • Le transfert du FARIF (Fonds d’aménagement de la Région Île-de-France). Il s’agit d’une taxe sur les bureaux, centres commerciaux et entrepôts. Destinée à l’Île-de-France, l’État la détourne depuis 10 ans ce fond ! Un hold-up de 1,7 milliards d’€ qui auraient dû profiter aux transports franciliens.
  • Le transfert d’une part de l’éco-redevance poids lourds que perçoit l’État.

Une hausse significative du versement transport (VT), payé par les entreprises d’au moins 10 salariés. Cette volonté politique fait défaut à la majorité présidentielle qui refuse ainsi de dégager des millions d’€ supplémentaires. Pourquoi une telle attitude du gouvernement, lui qui est si prompt à faire passer en force des réformes dévastatrices comme celle, plus que controversée, sur les retraites ?
Au-delà de ces revendications rassemblant la majorité des administrateurs de gauche au STIF, le groupe Front de Gauche et sa représentante au STIF Laurence Cohen (PCF), vont plus loin en proposant une zone unique du VT à un taux de 2,6 % - le taux actuellement en vigueur à Paris et dans les Hauts-de-Seine.
Acceptées par le Gouvernement, ces mesures dégageraient 800 millions d’€ supplémentaires par an. Il est donc urgent d’obtenir cette mesure ! Coté investissement: première urgence pour ces crédits : le dédoublement de la ligne 13.
Les communistes de Clichy, de Gennevilliers, d’Asnières de Stains, de Saint-Denis restent en effet attachés au dédoublement de la ligne 13, seule solution pour la désaturer.
Il n’est pas vrai que le prolongement de la ligne 14 vers Pleyel ou l’Arc Express suffiront à résoudre la congestion sur la ligne 13, comme le prétendent faussement J. P. Huchon ou G. Catoire.