Cette recommandation, portée par le groupe des pays arabes, sera soumise à la fin du mois à la Conférence générale de l'Unesco. Elle doit être approuvée par une majorité des deux tiers de ses 193 membres, lors de sa session qui se tiendra du 25 octobre au 10 novembre à Paris où siège l'organisation.
Cette approbation est avant tout symbolique. Un changement de statut à l'Unesco permettrait principalement à la Palestine de déposer des demandes de reconnaissance au Patrimoine mondial de l'Humanité pour des sites dans les territoires palestiniens occupés par Israël.
Les sites proposés sont Bethléem, lieu de naissance du Christ, Hébron, pour le Caveau des Patriarches - la mosquée d'Ibrahim (nom musulman d'Abraham) et Jéricho. Les Palestiniens n'ont jusqu'à présent qu'un statut d'observateur à l'Unesco.
Le ministre palestinien des Affaires étrangères a déjà dénoncé les pressions qu’ont subies les membres de l’Unesco.
L’ambassadeur américain a clairement appelé "toutes les délégations" à voter "non à cette recommandation".
La chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, en a rajouté une couche après coup : "Je dois dire qu'il me semble passablement confus et inexplicable d'avoir des organes des Nations unies qui prennent des décisions sur le statut d'un Etat tandis que le sujet a été présenté devant (le Conseil de sécurité) des Nations unies".
Rappelons que les Etats-Unis ont menacé d'opposer leur veto à la demande d'adhésion à l'ONU comme Etat membre à part entière de la Palestine.