"Un emploi dans l’industrie génère 3 à 5 emplois dans les services et la sous traitance qui permettent, par la consommation des salariés, d’alimenter l’économie, donc le développement industriel et l’emploi.
La perte de l’industrie alimente donc les suppressions d’emplois directs et indirects" explique la CGT. Alors que le chômage augmente et que les plans sociaux s’enchaînent, il est fondamental de le rappeler.
Mais aussi il faut peser fort sur les négociations sur la « compétitivité » qui s'annoncent. Il faut que la réforme du marché du travail aille dans le sens des salariés. Le secrétaire général du syndicat Bernard Thibault, dénonçait justement jeudi un "chantage éhonté du patronat" pour obtenir du gouvernement des décisions en matière de "flexibilité et du coût du travail".
La CGT, avertit B. Thibault ne signera pas un accord qui constituerait une nouvelle étape ?de déréglementation du travail infondée.
"Pour la CGT, il faut au contraire se saisir des leviers que comporte cette négociation pour obtenir de nouveaux droits et garanties collectives pour les salariés." explique le syndicat dans son appel à manifester.
"Pour peser sur les négociations et permettre la relance de l’industrie et de l’emploi, votre intervention est nécessaire."
L’objectif du 9?octobre, c’est aussi de remettre en évidence ce qui explique la situation de l’emploi industriel et, par répercussion, de l’emploi dans son ensemble. Ce ne sont ni le coût du travail, ni une quelconque rigidité de la réglementation du travail qui sont à incriminer.
Chacun est à même de faire un bilan, en France comme en Europe, où les flexibilités revendiquées par le patronat sont déjà pratiquées depuis plusieurs décennies. Ce n’est ni le manque de flexibilité ni le coût du travail qui expliquent la décision de Mittal de fermer les deux hauts-fourneaux de Florange?: c’est sa recherche de profit immédiat.
On touche là aux limites de l’exploitation par des intérêts privés d’activités essentielles.