Pour ma part, je considère qu’il faut abroger la loi sur les expulsions locatives.
Il convient en effet de passer de la barbarie imposée par la notion d’obligation de la rente à servir aux propriétaires à une notion nouvelle, celle de la reconnaissance d’un droit universel, humain, le droit au logement.
C’est pourquoi je suis favorable à un moratoire immédiat sur les expulsions comme mesure d’urgence pour faire face à la crise actuelle. Je propose d’ailleurs de déclarer le département des Hauts-de-Seine « territoire hors expulsion ».
Je fais miennes également les propositions des Conseillers généraux communistes, notamment :

  • l’obligation pour les 14 villes hors la loi SRU, toutes dirigées par la droite, d’atteindre dans les 3 ans maximum les 20% de logements sociaux ;
  • la mise en oeuvre d’un droit de réquisition de l’Etat des logements vacants dans ces 14 villes ainsi que des conventions contraignantes du type construction d’un logement social pour deux nouveaux logements construits ;
  • l’augmentation de 50 % du budget départemental consacré au logement en 2010.

Pour l’ensemble de ces raisons je soutiens l’appel du Réseau stop aux expulsions de logement (RESEL) à manifester le samedi 13 mars à 15h, Place de la République, pour exiger l’arrêt des expulsions et la création de logements sociaux.
Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice, secrétaire de la FD 92 du PCF.