Le 10ème mois de bourse ? L’arnaque !
Pourtant le gouvernement avait commencé l'année universitaire par une annonce en grande pompe sensée aider les étudiants (le 10ème mois de bourse), mais la situation s'est avérée bien différente.
En effet, cette annonce n'était pas financée dans le budget 2011. Le résultat ? Des milliers d'étudiants n'ont pas pu toucher leurs bourses en novembre et décembre à temps pour payer leur loyer.
Et la même situation risque de se reproduire à la rentrée prochaine car le budget des CROUS pour l'année 2012 n'a pas été augmenté pour le financement des bourses.
Sacrifier sa santé pour pouvoir faire des études
La dégradation des conditions de vie des étudiants ne s'arrête pas là, et va même jusqu'à menacer leur santé ! : plus de 15% d'entre eux ont déjà renoncé à se soigner par manque d'argent, notamment pour les soins les plus chers (dentiste et ophtalmologie).
Et la double peine s'applique sur les plus précaires : 20% des étudiants n'ont pas de mutuelles, ainsi, quand ils tombent malade, ils ne sont pas remboursés intégralement.
Mais cette situation n'a pas l'air d'alerter le gouvernement qui, au contraire, a voulu instaurer à la rentrée une taxe sur les mutuelles étudiantes. Le but de cette réforme était de récupérer de l'argent au détriment de la santé des étudiants.
Cette situation est d’au-tant plus injuste que les politiques de prévention ne sont pas développées, que les centres de santé sur les universités n'ont pratiquement aucun moyen alors que les besoins y sont très importants.
Et après les études … le chômage !
Et tandis que Sarkozy vante son bilan en citant la LRU comme la principale réussite de son mandat, les étudiants, eux, en subissent aujourd'hui les effets. Toutes les réformes entreprises par le gouvernement devaient, selon le discours officiel, permettre de trou-ver plus facilement un emploi après la formation, notamment en intégrant les entre-prises dans les formations.
Le moins que l'on puisse dire c'est que depuis ces réformes, les étudiants n'ont jamais été aussi exploités, aussi précaires, aussi longtemps au chômage (c'est à 27 ans qu'un jeune trouve son premier emploi stable), aussi déclassés à l'embauche (29% pour la génération actuelle contre 21% pour la précédente).
SORTIR LES BESOINS ESSENTIELS DES LOGIQUES DE MARCHÉ !
Prenant le contre-pied de toutes ces politiques, il faut au contraire que les besoins essentiels des étudiants ne soient pas l'objet d'enrichissement et de spéculation. Le logement, la santé, l'accès aux transports, aux loisirs, à la culture doivent être sortis des logiques de marché et être assurés par l'Etat pour que tous y aient accès.
Les députés communistes et du Front de Gauche ont déposé à l'Assemblée nationale un projet de loi pour permettre aux jeunes de prendre leur avenir en main.
Il contient des mesures concernant le logement des étudiants, les conditions de travail, les allocations données aux étudiants pendant leur formation et qui donnent les outils pour atteindre l'autonomie des jeunes et des étudiants durant leur formation et le début de la vie active.
Les candidats du PCF et du Front de Gauche sont les seuls à se battre pour l'abrogation de la LRU et le retour à un service public national de l'enseignement supérieur, pour un accès égal aux connaissances et à la qualification sur tout le territoire.
Le PCF dans son projet de loi propose :
? de doubler le nombre de places en cité U du CROUS, l'intégration des cités U privées au patrimoine du CROUS, le plafonnement des loyers …
? la création d'une allocation d'étude, la rémunération des stages à 80% du SMIC au minimum, le remboursement à 75% des abonnements aux transports des étudiants et des apprentis, que la formation au permis de conduire se fasse dans le cadre du lycée
? la création de centres de santé dans les cités U et les universités, le renforcement de la prévention, la suppression des franchises médicales et des taxes sur les mutuelles
? le renforcement de la valeur des diplômes et de leur caractère national, la reconnaissance de toutes les années d'études dans les conventions collectives