Quand chaque matin les rames venant de Gennevilliers sont déjà bondées avant même d’arriver à la mairie de Clichy, que changera le prolongement de la ligne 14 ? Rien, absolument rien !
Par ailleurs, comment voulez-vous qu’ils aient confiance en leurs dirigeants quand en mai 2005, ils ont dit NON à 55% au projet de constitution européenne, pour ensuite, leur imposer son frère jumeau qu’est le traité de Lisbonne ?
Aujourd’hui, sous prétexte de dette souveraine, le pouvoir en place prétend que le mal vient du coût trop élevé du travail, d’où les plans d’austérité qui plombent le pouvoir d’achat, baissent les salaires, tuent la croissance, cassent l’emploi, alors que les vrais raisons des difficultés sont le coût gigantesque du capital.
Nos concitoyens souffrent de plus en plus. Pas seulement les sans travail, pas seulement les smicards, mais aussi ceux qu’on qualifie de catégories moyennes. Ils souffrent des inégalités croissantes, des reculs en cascade et des angoisses du lendemain.
La crise est en effet sociale et économique mais aussi écologique et démocratique d’une ampleur tel qu’elle remet profondément en cause la place et le devenir de l’humain.
C’est là le résultat de choix politiques, de régressions majeures, de renoncements dévastateurs pour la vie de chacune et de chacun. Sont-ils fatals, inéluctables, irrémédiables ?
Quelque chose est heureusement en train de naître et de grandir.
Une nouvelle maxime résonne « Place au peuple ». Dès lors tout devient possible si le plus grand nombre s’en mêle.
L’appel à l’implication populaire pour faire basculer le destin, forcer la porte du changement, bouscule les rengaines médiatiques. L’espoir d’une autre vie prend corps.
On le doit au programme novateur du Front de gauche et au talent de son candidat Jean-Luc Mélenchon.
Une dynamique unitaire et une colère profonde se conjuguent sur une volonté de transformation. Les français n’acceptent plus que les valeurs de liberté, égalité, fraternité soient piétinées. Ils veulent une réindustrialisation moderne qui sécurise les emplois et les formations.
Ils s’inquiètent que l’on dénonce la finance à Paris pour la cajoler à Londres. Ils en ont assez de la concurrence à tous crins, de la marchandisation de tout, des discriminations et des haines, du culte du profit, des richesses de quelques uns.
D’où l’appétit citoyen avec « l’humain au cœur ».
Et çà marche, de la Bastille à Lille, de Toulouse à Limoges, l’espoir se compte en centaines de milliers. Du jamais vu depuis trente ans.
Voilà pourquoi les élus et militants communistes s’inscrivent à fond dans cette bataille pour chasser le Président des riches et pour le remplacer par le pouvoir des citoyens au travers de leurs représentants à l’Elysée et au Palais Bourbon. Et c’est devenu possible !
Mais ce soir nous n’en sommes pas là.
Il reste que sans partager, loin s’en faut, toutes vos options, nous ne sous-estimons pas les efforts déployés afin de ne pas augmenter pour le troisième année consécutive la pression fiscale des Clichois.
Aussi, nous ne nous opposerons pas à votre projet de budget pour 2012 et nous nous abstiendrons.