Les 180 millions d'investissement sont un effet d'annonce Le document publié par le Monde démontre que cet investissement concerne principalement la maintenance, comme le soupçonnaient les syndicats.
Les investissements stratégiques eux, ne représentent que 53 millions, autant dire une misère qui ne permet pas de relancer le site.
La stratégie du groupe Arcelor-Mittal est claire : se débarrasser du site de Florange.
Le gouvernement socialiste lui, totalement sous l'emprise du MEDEF, ne fait qu'accompagner passivement ce dépeçage de la sidérurgie française. Pire : il cherche à endormir les travailleurs à empêcher leur mobilisation.
Il impose l'austérité voulue par les patrons et la finance pour soit disant doper la compétitivité et relancer la croissance.
La vérité, c'est exactement le contraire : c'est le déclin de l’industrie, le choix de la finance contre l'industrie, le choix des rendements financiers contre la qualification et l'investissement productif qui sont les causes premières de la crise.
Les hauts fourneaux doivent redémarrer
Contrairement à ce qu'annonçait le premier ministre, les hauts fourneaux ne redemanderont pas. Les salariés et leurs syndicats sont excédés par les renoncements du gouvernement.
Le Parti communiste partage ce sentiment.
Industrie n'est pas un « gros mot »
Il faut stopper cette casse de l'industrie, car un pays qui ne produit plus de richesses ne peut plus coopérer, ni investir dans l’éducation, la santé et de grands services publics.
LÉtat doit porter une vraie ambition industrielle avec de grands projets structurant des filières et revitalisant les régions .La « compétitivité », c’est un nouveau mot pour un vieil attrape-couillons. Ils ont peur de s’attaquer aux profits financiers alors ils tapent sur les salariés européens.. Sortir de la crise industrielle, c’est reprendre le pouvoir sur les banques et l’orientation du crédit.
Cela nécessite d'arriver à la maitrise publique du système bancaire afin de constituer un pôle public réservant le crédit aux projets créateurs d'emplois, à l'essor des services publics et à la formation.
Cela passe également par la mobilisation des fonds de la Banque européenne d’investissements (BEI), la mise en place d’un pôle public des banques, des assurances et du crédit au niveau national et européen.
La responsabilité nationale est d'engager la mutation de notre production industrielle pour mieux la relancer.
Nationaliser n'est pas un « gros mot »
L'État doit, par la nationalisation, le contrôle public, assurer l'avenir industriel de Florange et de notre sidérurgie. Nationaliser, cela nécessite des droits d'intervention, de contrôle des salariés pour d'autres critères de gestion répondant à l'intérêt général.
Ensemble, luttes sociales et combats politiques vont nous permettre de faire reculer les prétentions du patronat, imposer au gouvernement le vote de lois pour l'emploi et la tenue en urgence des assises de l'emploi industriel. Entrer dans une nouvelle période de développement industriel, à but social et écologique, c’est entrer dans la réorganisation de la production et du travail autour d’un principe nouveau, celui du partage et de la mise en commun....