On parle d’un risque de blocage ! Mais qui bloque, si ce n’est le gouvernement et Nicolas Sarkozy. Ils bloquent et choisissent de passer en force car ils veulent nous faire payer la crise pour continuer à gaver les marchés financiers et les grandes fortunes.
Un seul exemple, après avoir voté à l’Assemblée nationale le report des âges de départ à la retraite pour « sauver notre système de retraite », les mêmes s’apprêtent à supprimer l’ISF (impôt sur les grandes fortunes) !
Après le 12 octobre, unis et déterminés continuons à agir pour faire reculer ce pouvoir impopulaire.
Un pouvoir qui s’apprête à amplifier son projet antisocial au service du MEDEF avec la remise en cause des 35h00 la casse des services publics, la baisse des budgets de la sécurité sociale... !
Le Parti Communiste soutiendra toutes les formes d’action décidées par les salariés et leurs syndicats dans l’unité.
Les parlementaires communistes défendent 3 GRANDES PROPOSITIONS

1. Garantir et développer le système de retraite par répartition.
Ce système a fait la preuve de son efficacité depuis plus de 60 ans. Il a permis de sortir de la misère des millions de retraités. C’est un système de solidarité entre les générations, entre les professions. Ce système participe activement au pacte social qui rassemble les français. Il est facteur d’unité nationale.
2. Des droits sociaux nouveaux :
retraite à 60 ans à taux plein pour une carrière complète. Augmentation des retraites pour atteindre au minimum le niveau du SMIC.
S’attaquer résolument aux inégalités hommes/femmes (moyenne des retraites pour les femmes 950 euros, pour les hommes 1550 euros). Pour les jeunes, valider les années d’études après le BAC.
Pour les salariés victimes des suppressions d’emplois, des délocalisations, des restructurations, validation des années de chômage et de précarité. Pour tous, validation des périodes de formations et de stages. Permettre aux salariés ayant exercés des travaux pénibles, de nuit, ou postés de partir à 55 ans. Avancer l’âge de la retraite pour les travailleurs handicapés.
3. Des financements nouveaux articulés à une nouvelle politique de développement de l’emploi.

  • Faire cotiser les revenus financiers des entreprises et des banques. Rien que pour l’année 2009, ces revenus s’élevaient à 305 milliards d’euros. Une cotisation au même taux que celle sur sur les salaires rapporterait 75 milliards d’euros dans les caisses de la Sécurité Sociale dont 24,5 milliards pour les retraites.
  • Instaurer un Bonus/Malus pour les cotisations (modulation de l’assiette de cotisations). Malus pour les entreprises qui suppriment ou précarisent les emplois, font des placements financiers. Bonus pour les entreprises qui investissent pour créer des emplois.
  • Suppression des exonérations des cotisations sociales. 33 milliards d’euros en 2009 ; Depuis 1992, 295 milliards d’argent public ont été donnés aux entreprises sans résultat pour l’emploi.

Nous proposons d’affecter une partie de ces sommes à des Fonds Régionaux pour l’Emploi et la Formation et à un Fond National pour l’Emploi et la Formation.
Pour impulser dans les régions et sur l’ensemble du territoire une véritable politique d’investissements créateurs d’emplois en particulier dans les services publics et l’industrie.