"Non, Monsieur le Président, PSA Aulnay ce n’est pas fini !", prévient Marie-George Buffet ."Il aura fallu a peine trente secondes à François Hollande dans sa prestation au 20H pour sceller l’avenir de l’usine de PSA Aulnay et de ses 3.000 salariés. Trente secondes pour dire qu’il allait falloir veiller à ce que la reconversion des ouvriers de l’entreprise se passe bien !"."Mais ce que veulent les salariés et leurs syndicats ce n’est pas de la reconversion, c’est de la production et de l’emploi !".
Mettre fin à la désindustrialisation suppose d’avoir le courage politique de faire passer l’intérêt du pays et de son devenir industriel avant les intérêts des actionnaires.
La direction de PSA porte une lourde responsabilité dans les mauvais résultats du groupe. PSA a dilapidé ses bénéfices en versant près de 6 milliards de dividendes à ses actionnaires plutôt qu’en investissant dans l’avenir, dans de nouveaux modèles plus écologiques et vers de nouveaux marchés.
François Asensi, Député PCF- FDG, dénonce le renoncement inacceptable du gouvernement. « D’autres choix économiques sont possibles, note-il, La fermeture du site PSA d’Aulnay-sous-Bois n’a rien d’une fatalité. Les salariés de Seine-Saint-Denis refusent de payer la note de la stratégie boursicoteuse de la direction de PSA. »
L’Etat doit promouvoir la réindustrialisation de notre pays, en faisant le pari des énergies renouvelables et de l’innovation. Il doit protéger les salariés alors que la barre des 3 millions de chômeurs vient d’être dépassée.
Les Français sont en droit d’attendre que la gauche défende l’emploi et le savoir-faire industriel. Le Front de gauche et ses députés à l’Assemblée nationale mèneront sans relâche ce combat.