Les plans précédents, mis en œuvre par le gouvernement réunissant le PS, la droite et des néo-fascistes antisémites ont consisté à baisser les salaires des fonctionnaires de 50%, à privatiser les services publics, à fermer des écoles et asphyxier les hôpitaux, pour au final, n’avoir pour conséquence que l’explosion du chômage, de la précarité et de la pauvreté.
Ce nouveau plan d’austérité particulièrement rigoureux – le sixième en deux ans – a été adopté dimanche 12 février par le Parlement, avec le soutien de la Droite et du Parti socialiste de G. Papandréou, ce qui a déclenché l’indignation et la colère du peuple grec.
Le salaire minimal devrait baisser de 22 % - il sera ainsi ramené à 586 euros brut sur 14 mois – et celui des jeunes de moins de 25 ans devrait être réduit de près d’un tiers. Les hausses automatiques de salaires, dont celles basées sur l’ancienneté, seront également supprimées. En outre, certaines pensions de retraite seront revues à la baisse.
Ces mesures prévoient d'économiser 325 millions d’euros supplémentaires, condition exigée par Bruxelles pour débloquer une nouvelle tranche d' « aide » européenne de 130 milliards d’euros. Le peuple grec y voit à juste titre un "chantage ".
100 000 grecs ont manifesté malgré le froid à l’appel des syndicats et du KKE, le très combatif parti communiste grec.
"Les députés s'apprêtent à voter des mesures qui vont conduire à la mort de la Grèce. Le peuple grec ne va pas céder ", a prévenu le célèbre compositeur Mikis Théodorakis, présent parmi les manifestants dimanche à Athènes.
Pour Manolis Glezos, héros de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale: "Ils n’ont aucune idée de ce que veut dire un soulèvement du peuple grec. Et le peuple grec, toutes idées politiques confondues, est en train de se soulever".
Ces plans d'austérité à répétition ne font qu'aggraver la récession.
Le taux de chômage atteint désormais 21 % de la population active – contre 8 % en 2010, la population se paupérise et…la dette et le déficit du pays continuent à se creuse.
L’austérité n’est pas la solution pour sortir de la crise. S’attaquer à la crise, c’est s’attaquer à la finance, c’est en finir avec cette Europe du capital qui opprime les peuples. Tout appelle une autre construction européenne au service des peuples.
Le PCF soutient les citoyens grecs en lutte et les parlementaires de gauche qui ont porté la parole du peuple dans la Vouli en votant contre ce texte dangereux pour la Grèce comme pour toute l’Europe.

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