Nicolas Sarkozy en a fait une bataille majeure mais le pays aussi : chacun l'a peu à peu compris, c'est d'un choix de société essentiel dont il est question.

D'un côté, ceux qui ignorent la souffrance au travail, le repos mérité, la solidarité partagée et qui sont prêts à sacrifier cette conquête majeure du droit à la retraite à 60 ans, qu'ils ne considèrent que comme un coût, sur l'autel de la relance des profits financiers.

De l'autre, ceux qui, comme nous, pensent que le temps est venu d'une nouvelle ère de civilisation où le temps travaillé et le temps de repos sont réconciliés, une ère de formation et de culture, une ère d'emplois utiles pour tous, une ère où la solidarité entre les générations garantit l'accès de tous à une vie décente et aux mêmes droits.

Et qu’on ne vienne pas nous dire que l’espérance de vie permettrait de travailler jusqu’à 67 ans. Une étude qui vient d’être publiée indique que l’espérance de vie en bonne santé est de 63 ans pour les hommes et de 64 pour les femmes.
La souffrance au travail, messieurs du gouvernement et du patronat, vous ne connaissez peut-être pas mais cela existe ! Et je dis aux travailleurs de ce pays : soyez fiers, relevez la tête car c’est vous la richesse de la France !

Nous vivons une mobilisation sociale phénoménale. Le peuple est en train de reprendre la main. Des millions de femmes et d'hommes ont uni leurs forces et sont parvenus à enrayer la mécanique gouvernementale. Nous étions plus de 2 700 000 le 7 septembre ! Et ce n’est pas fini !

Le pouvoir a peur et se braque parce que cette mobilisation sociale lui pose LA question qu'il évite constamment : pourquoi protéger le capital au détriment des hommes ?

Ce pouvoir est démasqué ! Et, quoi qu'il arrive, rien ne sera comme avant. Dans ce quinquennat Sarkozy, il y aura un avant et un après 7 septembre !

Cet après-7 septembre, il nous faut maintenant l’écrire ensemble. Nous devons nous donner tous les moyens de gagner et de battre Sarkozy.

Investissons toutes les assemblées électives, envahissons les places publiques, rassemblons-nous et donnons de la voix.
Amplifions la campagne de pétitions lancée par le Front de Gauche – le Parti communiste et le Parti de gauche.

Faisons connaître à ce pouvoir notre détermination. (...) Que le gouvernement ne rêve pas d’une pause sociale, nous serons encore mobilisés le 15 septembre dans tout le pays, et je vous appelle à être nombreux ce jour-là à 12h place de la Concorde devant l’Assemblée nationale à l’appel de l’intersyndicale Ile-de-France !

Et nous serons encore plus nombreux le 23 septembre à faire grève et à battre le pavé ! Et nous les battrons ! Je veux ici saluer le combat des parlementaires communistes à l’Assemblée nationale. (...) L’annonce de l’adoption à l’Assemblée de l’article qui recule l’âge du départ à la retraite à 62 ans ne doit pas nous arrêter.
Ce qui a été fait peut être défait. Nous y sommes déjà parvenus en 2006 quand nous avons obligé le pouvoir à reculer sur le contrat première embauche après son adoption par l’Assemblée nationale.
Nous pouvons encore réussir cette fois-ci. Et je veux le dire, c’est le devoir de toutes les forces de gauche d’être à la hauteur. Les salariés sont unis, ils ont besoin d’un engagement sans faille en faveur du maintien de la retraite à 60 ans à taux plein et sans rallongement de la durée de cotisation !
L’argent existe, faisons payer les revenus financiers.
C’est, soyez-en sûrs, l’engagement que prend le PCF ! Et je veux y insister aujourd’hui devant vous, dans cette bataille, c’est déjà l’après-Sarkozy qui s’écrit.

Nous devons construire ensemble les engagements clairs et sans ambiguïté que les forces de gauche devraient porter : des engagements clairs sur les services publics, sur l’emploi, sur l’éducation… Oui, clairs et sans ambiguïté dans tous les domaines.

Je le dis tout net : nous le savons tous, la gauche n'est toujours pas à la hauteur de ce défi. C’est pour cette raison que le Parti communiste, le Parti de gauche, la Gauche unitaire ont engagé la construction d’un Front de gauche.

Un front de lutte, de rassemblement et d’élaboration politique qui, du coeur de la gauche, a déjà ouvert un chemin d'espoir et où toutes celles et tous ceux qui le veulent peuvent se retrouver. Nous allons mettre toute notre énergie à lui donner un élan nouveau car le temps est venu de remettre au centre de gravité de la gauche les défis dont elle n'aurait jamais dû se détourner !

Nous ne voulons plus d’une société qui dés-humanise notre vie. Nous ne voulons plus d’une politique à la solde des marchés financiers.
Contre le pacte de l'argent qu’ils ont scellé au Fouquet’s en 2007, le temps est venu de construire, ensemble, un pacte d'union populaire.
Contre la solidarité du Fouquet’s doit grandir une autre solidarité, la solidarité du peuple !
Oui, union populaire pour satisfaire les besoins humains en prenant l’argent là où il est ! Union populaire pour une société de nouvelles libertés dans les entreprises comme les institutions !

Union populaire pour une société d’égalité des droits et de redistribution équitable des richesses, une société fraternelle, solidaire et de partage au service du bien commun.
Oui mes amis, construisons ensemble un pacte d’union populaire pour une société où l’épanouissement de chacun est la condition de l’émancipation de tous !
Ce projet partagé, je peux vous l’assurer, nous le porterons unis et rassemblés quand viendront les échéances politiques de 2012.