La précarité, conséquence de la politique de la majorité présidentielle - sanctionnée largement lors des dernières élections régionales dont le résultat place la gauche majoritaire y compris dans le « 92 » - oblige un nombre toujours croissant d’Alto-Séquanais à survivre avec le RSA, ex-RMI et l’APA.
L’augmentation des allocations versées obligatoirement gonfle d’autant le budget des solidarités sans qu’il y ait une once de volonté politique dedans.
Et cela permet de dissimuler par ailleurs que les aides de solidarité sont en chute libre!
Insertion sociale - 55,43% ! Insertion professionnelle - 39,09 % ! Santé - 27,80 % !
Il avait été annoncé le financement de la construction de 3 000 logements sociaux par an. Or, pour 2009, les 3270 logements sociaux financés annoncés sont un leurre : ce nombre comprend le rachat du patrimoine Icade, 1 317 logements déjà construits et occupés. Seuls 798 logements sociaux neufs sont sortis de terre, contre 2038 en 2006, c’est - 60 % en quatre ans !
Mêmes mensonges pour le budget logement en 2010 (+3 M€) : une augmentation qui intègre l’aide à la pierre, financement d’État (5 M€). C’est donc un budget en diminution de - 2M€ qui a été voté !
Cette politique d’affichage n’aidera en rien à loger les dizaines de milliers de demandeurs du « 92 ».
Patrick Devedjian privatise toujours plus l’argent public : 23 M€ au Pôle Léonard-de-Vinci, 582 M€ en onze ans ; 59 M€ pour le Très Haut Débit, très inégalement réparti.
Dans le même temps, seulement 750 000 € à l’Université Paris-Ouest Nanterre, après la suppression très contestée des 900 000 € de subvention ; les aides aux associations, y compris celles en lutte contre les violences faites aux femmes, stagnent, voire baissent dangereusement ; un budget « jeunesse et sports » en diminution et toujours le refus d’attribuer une bourse aux collégiens boursiers.
Le groupe communiste et citoyen poursuivra ses actions pour que les Hauts-de-Seine soit un Département juste, solidaire et durable.
Catherine Margaté