La chaîne a diffusé des images, prises par un habitant du village de Majdal Shams, frontalier du Golan, de ce qu'elle a présenté comme une manifestation pro-palestinienne dans les rues du village.
Israël a occupé le Golan depuis de la guerre israélo-arabe de 1967. La Syrie réclame la restitution de ce territoire, Damas exigeant qu'elle figure dans tout accord de paix qui serait conclu avec Israël. Malgré l'hostilité entre les deux pays, la frontière est restée relativement calme depuis la guerre de 1973.
A une quarantaine de kilomètres à l'ouest des heurts sur le Golan, au moins quatre personnes ont été tuées dans le village frontalier de Maroun el-Rass au Liban, selon deux responsables de la sécurité libanaise.
Les militaires israéliens ont ouvert le feu sur des manifestants qui avaient atteint la barrière à la frontière et commencé à la vandaliser, selon le général de brigade Yoav Mordechai, un porte-parole de l'armée israélienne. Des réfugiés palestiniens avaient gagné le village dans des cars décorés d'affiches proclamant "nous revenons".
Beaucoup venaient des 12 camps de réfugiés palestiniens au Liban, qui abritent quelque 400.000 personnes.
Dans la Bande de Gaza, deux personnes ont été tuées et une quarantaine d'autres blessées lors d'une manifestation près de la frontière israélienne, selon les secours palestiniens.
Des manifestations ont aussi eu lieu en Cisjordanie. Dans un camp de réfugiés près de Jérusalem, les soldats ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser des groupes d'individus qui lançaient des pierres.
A l'intérieur même du territoire israélien, les forces de police étaient placées en état d'alerte élevé.
En Cisjordanie, le Premier ministre de l'Autorité palestinienne Salam Fayyad a déclaré que les Palestiniens espéraient que 2011 soit l'année de la "liberté" et de "l'indépendance". Dans la Bande de Gaza contrôlée par le Hamas, son homologue Ismail Haniyeh a estimé devant des milliers de Palestiniens que les Palestiniens marquaient cette journée avec le "grand espoir de mettre fin au projet sioniste en Palestine".
Les Palestiniens commémoraient dimanche la "Nakba", la "catastrophe" représentée pour eux par la fondation de l'Etat d'Israël le 15 mai 1948, qui avait entraîné l'exode de centaines de milliers de Palestiniens. Le sort des millions de réfugiés et leurs descendants restent l'une des questions-clé d'un processus de paix israélo-palestinien dans l'impasse.
Sur Facebook et d'autres réseaux sociaux sur Internet, des militants avaient appelé les Palestiniens et leurs soutiens dans d'autres pays à manifester aux frontières d'Israël.
En Egypte, pour prévenir tout incident, l'armée avait installé au moins 15 barrages routiers, gardés par des chars et des blindés, le long de la route entre la ville d'El-Arish et le point de passage de Rafah avec la Bande de Gaza. Les militaires refoulaient toutes les personnes ne résidant pas dans ce secteur.