Que reprochez-vous à la ligne prônée par Pierre Laurent ?
« Pour moi, le Congrès doit discuter sereinement de la ligne adoptée dans le cadre du front de gauche, discuter objectivement, sereinement, de ses résultats. Or, Marie-George Buffet et Pierre Laurent décident d'aller encore plus vite.
Ils veulent travailler avec d'autres formations, mais on ne sait pas sur quelle base, puisque le PCF n'a pas de programme ! J'ai l'impression qu'ils ont perdu la boussole. »
Vous êtes catalogués parmi les orthodoxes, face à une direction du parti aux volontés rénovatrices. Qu'en pensez-vous ?
« C'est une image fausse. On me classe parmi les durs, or le rassemblement du front de gauche, jusqu'à preuve du contraire, n'est qu'un petit rassemblement au sein duquel on passe son temps à bouffer du socialiste.
On ne battra pas Sarkozy et sa politique néfaste sur ces bases-là ! »
Avez-vous une chance de battre Pierre Laurent ?
« Franchement ? Absolument aucune chance. En revanche, j'ai encore un droit à l'expression, et je l'utilise, en respectant toutes les structures du parti. J'ai d'abord annoncé ma décision aux communistes de la fédération du Pas-de-Calais et du Calaisis.
Je n'ai aucune chance, je pose cette candidature comme un trouble-fête. »
Va-t-elle vraiment ennuyer la direction du parti ?
« Oui, car j'apparais comme quelqu'un qui a toujours respecté ses engagements, je n'ai jamais renié mon engagement auprès du monde du travail, et je ne le renierai jamais.
Ils avaient organisé une grand-messe à la gloire d'une personne, et ils vont voir débarquer un pékin de province qui va un peu troubler le jeu. Le Parti va dépenser 150 000 euros pour ce Congrès joué d'avance : on aurait pu dépenser cet argent de manière beaucoup plus utile. »