lundi 21 mai 2012, 10:49
Nous voulons vite un smic à 1?700 euros brut

Les attentes des milieux populaires concernent naturellement la question des salaires. Il s'agit pour répondre à l'urgence sociale et relancer la consommation populaire et la croissance d'autre chose que du simple "coup de pouce" évoqué par F. Hollande, mais d'une hausse.
Il s'agit du relèvement du SMIC à 1700 euros. Mais pas seulement, puisque le PCF et le Front de gauche proposent une revalorisation de tous les salaires dans le cadre d'une conférence sur les salaires et l'emploi que F. Hollande lui-même a évoquée.
Il faut aider les PME afin qu'elle soit en mesure d'appliquer ces hausses de salaires et les soutenir en obligeant les banques à les financer pour qu'elles participent au redressement de la production française.
Les banques doivent leur consentir un accès à taux zéro au crédit pour relancer l'emploi et les salaires.
Pascal Debay, membre de la commission exécutive de la CGT revient sur cet enjeu des salaires.
François Hollande a envisagé un coup de pouce pour le Smic. Quelles sont vos attentes ?en la matière??
Pascal Debay. Nous avons engagé une campagne pour l’augmentation des salaires depuis ?plus d’un an. Changement ?de président ou pas, la problématique de bas salaires continue de se poser, de façon dramatique, en particulier pour de nombreux salariés précaires.
La moitié des salariés à temps complet gagnent moins de 1?500?euros.
Notre revendication est de porter le Smic à 1?700?euros brut. Ce qu’on attend comme geste fort de M. Hollande, c’est une revalorisation dans les semaines, les mois qui viennent, qui permette d’atteindre ce seuil.
D’un seul coup ?
Pascal Debay. On sort d’un quinquennat où l’on n’a pas été entendus, où il n’y a eu aucun coup de pouce sur le Smic. On sait qu’on est dans une situation économique complexe. ?On est prêts à avoir des discussions avec le futur gouvernement sur les modalités d’augmentation.
Mais j’insiste, nous voulons un Smic à 1?700 euros très vite. Ça correspond aux besoins des salariés, et c’est aussi une partie de la réponse à la crise..
Dans quelle mesure ?
Pascal Debay. Une hausse importante des bas salaires permettrait, avec d’autres choix, notamment sur la réindustrialisation, de relancer la croissance. Cela créerait une dynamique positive. Il y a actuellement beaucoup de conflits en entreprises, dans divers secteurs d’activité, notamment dans des PME, pour ?des augmentations claires et nettes ?de salaires.
Ils se soldent par des hausses de 3, 4 ou 5?% de salaires, parfois par des primes.
Le Smic ne résume pas ?la question salariale…
Pascal Debay. On n’oublie pas ?les fonctions publiques, qui n’ont pas connu de revalorisation des traitements depuis des années. Là, le gouvernement va devoir affronter la question ?de sortir de la RGPP, de l’idéologie du blocage des dépenses publiques. ?
Dans le public comme dans ?le privé, on posera, de façon très exigeante, le problème des départs de grilles salariales, qui, dans de nombreuses professions, se situent au-dessous du Smic.
À partir du moment où le Smic sera augmenté, le gouvernement devra créer les conditions pour que s’ouvrent des négociations dans toutes les branches professionnelles, toutes les conventions collectives, parce qu’il y a un écrasement des grilles depuis longtemps. Un nouveau gouvernement se met en place, il va devoir prendre les affaires en main.
Mais il ne faudra pas qu’il reporte le sujet aux calendes grecques?: pour nous, la question des salaires, de la justice sociale, est un élément central.
La hausse des salaires est l’ennemie ?de l’emploi, vous opposent ?déjà les libéraux…
Pascal Debay. On est au cœur ?du problème qui traverse l’Europe. ?Est-ce qu’on continue à croire aveuglément cette orthodoxie libérale qui nous dit qu’il faut toujours serrer les boulons de tous les côtés?? ?Ou est-ce qu’on prend acte qu’on atteint une limite totale de ce côté-là??
Que pensez-vous de la proposition ?de François Hollande de plafonner ?les salaires dans le secteur public, ?en sorte que l’écart entre bas et haut de l’échelle soit de 1 à 20??
Pascal Debay. Il n’y aurait vraiment ?rien de choquant à ce qu’on limite les très hauts revenus. Et ce n’est pas populiste. Avec un écart de 1 à 20, ?on reconnaît les études, ?les qualifications, les compétences ?des gens qui prennent des responsabilités.
En tout cas, les salaires, y compris ceux des premiers dirigeants de l’entreprise, ne doivent pas être ?un tabou, ils doivent être débattus, ?y compris dans le privé.



























Commentaires
De" UN" a 20 entre les gens d'en bas comme disait M.Raffarin et ceux en haut de l’échelle ça fait par rapport au SMIC actuel (1398,37 euro) un revenu de 27967,74 euro soit 183106,47 de nos francs d'avant l'euro mais qui a besoins de ça pour vivre ? Changent t'ils de voitures si souvent en on deux ? mangent 20 fois plus ? tout cela n'est pas raisonnable
Mettons de l'utopie dans nos revendications
engageons les travailleurs a ce mettre en lutte contre le MEDEF comme l'histoire nous indique que les acquits de 1936 ne sont pas ceux d'un gouvernement de bonne volonté politique mais de la lutte contre le patronat et l'accumulation des capitaux.
Demain après le succès des législatives ,souhaitons le ,occupons le terrain des luttes et s'il le faut les USINES
Maintenant pour aider le front de gauche a avoir une action decisive il faut des elus jeunes comme le candidat du PCF a Clichy et demain engager le fer avec le medef
OUI le fer avec les salaries d'ARCILOR
et tous les metallos ,les dactylographes , les vendeuses , les dessinateurs ,enfin tous ceux qui travaillent avec la tete et les mains
demain sortons nos Drapeaux ceux de 1936 avec ceux de 1968 ,ceux de toutes les batailles pour le pain ,la Liberte, la culture, l'education.