On se souvient que dès son arrivée à l'Elysée, N. Sarkozy avait fait voter, dans le cadre de la loi Tepa, la déduction d'impôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers censée « faire de la France un pays de propriétaires ».
Cela s'est avéré un échec sur toute la ligne : seuls les ménages aisés bénéficiaient de la réduction. Associée au PTZ, cette mesure était de surcroît onéreuse : 4,2 milliards de dépenses publiques.
Le nouveau dispositif, le Prêt à taux zéro plus (PTZ+), sera mis en œuvre à compter du 1er janvier 2011.
D'un coût de 2,6 milliards, il permet au passage une économie de 1,6 milliard.
Destiné « à facilité l'accession à la propriété » et à faire passer la France de 57% de propriétaires à 66% d'ici 15 ans, le nouveau PTZ sera « ciblé sur les primo-accédant sans condition de revenu » et « plus favorable pour les familles avec enfants ».
C'est la casse du logement social qui se dessine. Comme le souligne les représentants de la Confédération nationale du logement « à chaque fois, ces annonces ont accompagné une politique de loyers de plus en plus chers dans l'immobilier privé mais aussi dans le secteur social du logement ».
D'autant que l'Etat s'apprête à prélever 1 milliard d'euros en trois ans aux bailleurs sociaux pour financer sa politique d'aide au secteur privé.
Dans cette situation, les élus et militants communistes sont plus que jamais déterminés à intensifier leur intervention pour le droit au logement qui constitue une question centrale de la dignité humaine et du droit des personnes.




PCF 92, Nanterre, le 16 septembre