Aubry, Hollande, Royal sont d’accord avec DSK : tous sont favorables à l’allongement de la durée de cotisation. Ce qui ferait du retour au droit à la retraite à 60 ans, un droit vide de sens !
Pour garantir la retraite à 60 ans à taux plein pour tous avec un niveau décent des pensions, tout en abrogeant les lois Balladur et Fillon (1993 et 2003), il faut 6% de PIB supplémentaires.
De fait, il faut prendre à bras le corps la question du financement pour lequel les communistes proposent :
- Augmentation et modulation de la cotisation sociale versée par les entreprises ;
- Arrêt de toutes les exonérations de charges patronales ;
- Instauration d’une cotisation de 9.9% sur les revenus financiers des entreprises avec contribution de tous les revenus : Stock-options, intéressement etc. ;
Mais cela restera insuffisant. Cette nouvelle répartition de la richesse doit servir à soutenir une nouvelle création de richesses qui suppose :
- d’imposer d’autres critères de gestions dans le privé comme dans le public. Avec d'autre priorité que la rentabilité financière. La première est de sécuriser l’emploi et la formation sachant que 1 million de chômeur en moins ce sont 5 milliards de recettes pour la Sécu. La seconde est d’augmenter de manière conséquente les salaires et les minimas sociaux.
- de libérer les gestions des entreprises et les finances publiques de la dictature des marchés financiers. Ce qui suppose du courage politique et la conquête de nouveaux droits et pouvoirs dans les entreprises, les institutions et les banques.
- de mobiliser le crédit bancaire en faveur de l’emploi, de la formation, de la recherche, de l’industrie et du développement durable. Cela est possible avec la mise en place de fonds régionaux pour l’emploi et la formation jusqu’à la mise en place d’une politique monétaire sélective de la BCE en passant par un pôle financier public au niveau national.
Ce sont ces ambitions que porte le projet de loi déposé par les députés communistes, républicains et du Parti de Gauche.
Aujourd’hui il faut faire le choix de l’homme et de l’épanouissement de ses capacités, d’une société de progrès et de bien être, il faut choisir la retraite à 60 ans contre les marchés financiers, le fric, les riches et les patrons.
Les communistes font résolument ce choix.
Il n’en existe pas d’autre possible.
Tout autre choix ne serait qu’une mauvaise copie de celui du gouvernement car animé de la même logique, selon le refrain débile « Puisqu’on vit plus vieux, il faut travailler plus longtemps » exigé par les marchés financiers, le MEDEF et le FMI et hélas, repris en chœur par le PS.
Cela le peuple de France n’en veut pas. Les sénateurs doivent l’entendre et renoncer à voter la loi, mercredi ou un autre jour ! Nous l’exigerons à nouveau en masse le mardi 19 octobre et les jours suivants s’il le faut !