Interdiction des dépassements d'honoraires et remboursement à 100%
L'engagement de François Hollande d'encadrer les dépassements d'honoraires avant l'élection présidentielle s'est traduit par une véritable reculade et l'autorisation implicite de dépassements à 150% du tarif opposable.
Le vrai changement serait le remboursement à 100% par la sécurité sociale et une nouvelle convention médicale approuvée majoritairement par les organisations médicales représentatives. Il est nécessaire de développer de nouvelles formes de rémunération honorant le temps suivi des patients, à la prévention et à l’éducation à la santé. Il est nécessaire de lutter contre les disparités de revenus entre médecins généralistes et spécialistes, entre spécialités.
Les assurances privées sont à la fois l’une des causes des dépassements d'honoraires mais elles en sont aussi les premières bénéficiaires ! Et l'interdiction des dépassements, le remboursement à 100% par la sécurité sociale mettrait fin à cette spirale tout en luttant contre les renoncements aux soins pour raison financière. On pourrait commencer les remboursements à 100% pour les jeunes jusqu'à 25 ans et les étudiant-e-s jusqu'à 30 ans, où le renoncement aux soins est proche des 50%.
Des propositions contre les déserts médicaux
Marisol Touraine a annoncé l'organisation d'une "concertation nationale" sur les questions d'accès aux soins.
Les communistes sauront lui rappeler que la première cause de non accès aux soins est financière ! Mais le PCF formule aussi des propositions contre les déserts médicaux : le travail collectif, le salariat des centres de santé séduit les jeunes médecins tout en permettant le tiers payant, l'approche globale des patients, le c développement de la prévention, à l'opposé des maisons de santé, qui ne sont que la juxtaposition de pratiques libérales.
C'est aussi la reconstruction d'une offre de service public hospitalier de proximité, l'arrêt des restructurations, des fermetures de services, de maternités, mettant en danger les populations. Un moratoire sur la loi Bachelot est urgent, en attendant une grande loi de santé publique, tout comme la prise en compte des difficultés des hôpitaux.
La France a les moyens d'une grande politique d'accès aux soins pour tous !
Les revenus financiers des entreprises et des banques représentent le double du budget de la protection sociale !
Ces revenus (317,9 milliards d'euros en 2010), soumis au taux actuel de la cotisation patronale, apporteraient plus de 40 milliards d'euros pour la branche maladie, de quoi faire face dans l’immédiat au déficit de la Sécurité sociale, mais surtout mener une politique sociale dynamique visant à répondre aux nouveaux besoins sociaux.ans le même temps, à réorienter l’activité économique vers un autre type de développement social et écologique, un autre type de production des richesses réelles, au lieu d’alimenter la spéculation. Ce n'est pas le travail qui coûte, mais bien le capital ! Et c'est sur la cotisation, modulée vers ce type de développement économique, que devra s'orienter la réforme de la protection sociale, pas sur le développement de la CSG, génératrice de perte de pouvoir d'achat.
Financer par la CSG et la TVA , c'est fiscaliser la sécurité sociale et remplacer les cotisations patronales par l’impôt sur les ménages et les consommateurs. Ce sont ces exigences que porte le PCF, qu'il vous appelle à porter. La mobilisation se développe, dans le Front de Gauche, mais aussi plus largement, dans les associations, les syndicats.
Continuons à rassembler, à nous faire entendre. L'accès aux soins pour toutes et tous est urgent.