Quel est le message de cette journée de mobilisation??
Marie-Aleth Grard. Les derniers chiffres de l’Insee sont affolants, avec 8,6?millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, un chiffre en hausse. Dans ce contexte, il faut absolument relever les minima sociaux, avec lesquels on ne peut plus vivre, ni survivre.
Lorsque le RMI a été mis en place, les minima sociaux représentaient 50?% du salaire minimum, ils ne représentent plus que 43?% aujourd’hui, ne permettant plus d’avoir accès aux logements sociaux. Ce n’est plus possible.
Qu’attendez-vous ?de la conférence nationale ?de lutte contre la pauvreté et les exclusions organisée les 10 et 11?décembre prochains??
Marie-Aleth Grard. Les ateliers préparatoires de cette conférence ont d’ores et déjà associé des personnes en situation d’exclusion. C’est une première que nous tenons à saluer. Sans cela, nous n’arriverons jamais à progresser sur cette question.
Mais nous attendons du gouvernement qu’il prenne pour objectif d’éradiquer la misère lors de ce quinquennat. On en attend d’autres, comme des expérimentations pour montrer que l’on peut agir contre la pauvreté.
Notre projet «?Un emploi, un droit?», par exemple, a démontré que des chômeurs de longue durée peuvent être employés en CDI.
Entretien réalisé par ?Pierre Duquesne pour l'Humanité