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Le 16?novembre 1997 Georges Marchais, l’ex-secrétaire général du PCF disparaissait.
Il avait succédé à Waldeck Rochet, lui même devenu secrétaire général après Maurice Thorez. Les communiste ont honoré sa mémoire, lundi, à leur siège national, en présence de l’actuel secrétaire national, Pierre Laurent.
Coïncidence des dates. Alors que le Parti communiste célèbre, depuis mercredi soir, les trente ans de la mort d’Aragon, c’est à une autre illustre personnalité qu’il rend également hommage?: son ancien secrétaire général, Georges Marchais, disparu il y a quinze ans jour pour jour à l’âge de soixante-dix-sept ans.
Les deux hommes, il est vrai, tous les deux communistes, étaient très proches, et, comme l’écrivain, l’ancien dirigeant communiste a marqué fortement le Parti communiste,
Mais aussi les générations de responsables venus après lui et qui ont adhéré au PCF après mai 68 ou dans les années 80.
Pour Olivier Dartigolles:«?Derrière l’image du “boxeur” télévisuel qu’il était, mais que les médias ont brossée de lui jusqu’à la caricature et qui fait toujours les délices des zappings, il y avait un homme plus sensible et complexe qu’il n’y paraît, et qui a accompagné le PCF dans son effort de modernisation, lui permettant d’anticiper en partie le basculement d’une époque?».
Modernisation certainement, mais atteinte aux structures de proximité du PCF dans les entreprises et les quartiers, dérives et effacement du parti, comme on l'a constaté après le Congrès de Martigues, non, G. Marchais, profondément communiste, n'aurait pas approuvé!
L’hommage à G. Marchais est mérité et contribue ainsi à rétablir?cette part de vérité, à rebours de l’injustice dans la manière dont cette grande personnalité est communément traitée?.
Après le départ de cet homme d'envergure, ses successeurs R. Hue (politicien aujourd'hui rallié à la sociale-démocratie!) puis M.G. Buffet ont conduit, sous couvert de "mutation", une dérive réformiste conduisant à l'affaiblissement du PCF.
Le dernier congrès à majoritairement tranché, refusé la "métamorphose" et mis un terme à la dilution recherchée par une partie de la direction.
G.Marchais a profondément marqué la vie politique française et avec son franc-parler et sa capacité d'indignation, il savait rencontrer l'écho populaire. Débatteur redoutable, il savait river leur clou aux politiciens de droite et remettre à leur place les journalistes bien-pensants, cire pompe du pouvoir ou des "grands monopoles". N'est pas son héritier qui veut en la matière...
Ouvrier métallo syndicaliste, secrétaire général du PCF de 1972 à 1994 et artisan du programme commun de la gauche, Georges Marchais, tout en ayant tirer les leçons des renoncements du PS a sortir du capitalisme, restait porteur d’un «?rassemblement à dimension populaire?», donnant la priorité à l'action des masses et refusant tout effacement du parti communiste. G. Marchais était à la tête d'un PCF collant aux attentes populaires, parlant haut et résolument tourné vers l'action....