Le voilà donc en première ligne de la campagne électorale et il s’apprête, lui, l’enfant de Port-au-Prince, à siéger à l’assemblée de la région-capitale. Quoi d’extraordinaire? ?
Écoutons Mackendie Toupuissant :« L’Île-de-France est une région-monde. On y parle toutes les langues de la terre. Haïti est le seul État francophone outre-Atlantique. On y parle aussi le créole, comme en Martinique et en Guadeloupe. » « La solidarité des Antillais a été formidable après le séisme. Les autorités locales se sont engagées à fond. Pour l’accueil des blessés. Des étudiants vont pouvoir poursuivre leurs cours en Guadeloupe le temps que la situation se stabilise. »
En France, les associations antillaises organisent des rencontres avec les originaires d’Haïti, se réjouit Mackendie. Il a même rencontré une représentante de la communauté dominicaine, alors que les rapports entre les deux pays sont loin d’être au beau fixe.
Le drame haïtien va-t-il renforcer la solidarité entre les peuples de la Caraïbe? ? « Je sais que les Haïtiens ont été enthousiasmés par les nouvelles qui leur sont parvenues de Guadeloupe l’an dernier lors des mouvements sociaux impulsés par le LKP. Nous avons le même passé, nous avons eu les mêmes maîtres esclavagistes.
Après la victoire du peuple haïtien contre les troupes napoléoniennes, de nombreux colons sont allés en Guadeloupe où l’esclavage avait été rétabli. Aujourd’hui, Haïti subit les mêmes agissements des grands groupes de distribution qui organisent la vie chère. »
Nul ne sera surpris que Mackendie Toupuissant souhaite agir au conseil régional dans le domaine de la coopération décentralisée. « L’une des régions les plus riches du monde pourrait apporter tant à l’Afrique ou et à la Caraïbe. »
Il rêve d’un monde du partage, de la mise en commun, c’est pour cela que le jeune ingénieur informaticien, qui a fait ses premières expériences professionnelles dans les tours de la Défense, est devenu communiste en 2005 et fut présenté par le PCF candidat aux cantonales de 2008 à Pantin. « Alors que le candidat socialiste n’était autre que Claude Bartolone, actuel président du conseil général, j’ai tout de même réalisé plus de 21 % ? ! »