Les banlieues et les zones rurales le sont plus que les centre villes. Le niveau de pauvreté est fixé à 22.350 dollars, près de 17.000 euros de revenus par an pour un couple avec deux enfants.
Ce qui laisse peu d'espoir de pouvoir se nourrir, se soigner correctement et payer un parcours scolaires décents aux enfants.
Le Census Bureau indique que 45 millions de citoyens sont obligés d'avoir recours aux bons alimentaires, les food stamps, en augmentation de 64% depuis 2008.
Un réseau accordant les bons alimentaires à Chicago constate un changement dans la composition des demandeurs.
Il arrive maintenant que des donateurs soient devenus des demandeurs car le chômage, les pertes de salaires ont frappé l'ensemble des classes moyennes. S'ajoutent ceux qui risquent l'expulsions parce qu'ils ne peuvent plus payer leurs emprunts.
Sur la liste noire des statistiques on relève aussi que 49, 9 millions n'ont pas d'assurance.
« La pauvreté dans l'Amérique d'aujourd'hui provoque non seulement l'anxiété, le malheur, l'inconfort et le manque de biens matériels.
Elle mène à la mort », tonne le sénateur indépendant du Vermont, Bernie Sanders. » a cause de la cupidité, de l'insouciante conduite de Wall Street nous sommes maintenant au centre de la pire crise économique depuis 1930 ».
« Et des membres du Congrès veulent réduire les filets qui assurent une maigre sécurité aux anciens, aux malades, aux enfants et aux salariés pauvres.
En dépit de cette étendues de la pauvreté, ces gens veulent réduire ou en finir avec les retraites, l'aide médicale aux pauvres, les food stamps, l'aide au chauffage, les programmes d'aide alimentaire, et l'aide aux indigents et aux sans abris ».
Bernie Sanders désigne ,dans un article publié par le Huffington Post le programme des Républicains, inspiré des intégristes du Tea Party, qui ont fait de la fin de l'intervention de l'Etat, le point fort de leur campagne électorale, rendant celui ci responsable de la dette, d'un assistanat qui freine la compétitivité et donc d'une atteinte à la liberté d'entreprise de la nation la plus riche du monde.
Un thème malheureusement qui entraîne des électeurs angoissés par la montée du chômage et de la misère, à se tourner faute d'alternative à l'ultra libéralisme, vers les candidats de ce courant démagogique qui viennent d'emporter deux élections à New York et dans le Nevada contre des candidats Démocrates.
Au moins 3000 américains, se réclamant des Indignés d’Espagne et des révolutions arabes, occupent Wall Street et campent dans un parc proche depuis ce weekend.
Casseroles, gueulantes, colère mais bon esprit règnent.
Leur but : recréer une place Tahrir devant la bourse de Wall Street.
Ces jeunes américains tentent de s’installer dans la durée. Arrivés samedi par petits groupes, ils se sont vu rapidement interdire l’accès au carrefour devant la bourse par la police omniprésente.
Ils ont planté des tentes dans un square proche, le parc Zuccoti. S’ils espéraient la venue de 20000 personnes, ils sont au moins 3000 à avoir pu passer les barrages de police.
En bons indignés, le mouvement se structure sur Tweeter et IRC : OccupyWallSt est le HashTag à suivre.
L'étape cruciale et incertaine du lundi matin est passée avec succès, le mouvement continue. Les manifestants sont dans WallStreet, devant ces grandes banques qui ont reçu des centaines de milliards du gouvernement, alors que le chômage monte et la pauvreté explose.
A la façon des indignés européens, les mots d’ordres s’écrivent par centaines sur des cartons et affiches. On y parle d’austérité, d’injustice : « créez des emplois, pas la guerre », « les humains avant le profit »…
Très organisés, ils publient des photos par dizaines, ont déjà monté une hotline d’information, du contenu pour la presse, des affiches et tracts...
Une caméra permet de suivre le mouvement en direct.