Une délégation du comité de défense de l’hôpital Beaujon avait rencontré le 1er juin, l’agence régionale de la santé (A.R.S.). Reçue par le directeur du cabinet de Claude Evin, elle lui a fait part des inquiétudes des personnels et des clichois sur l’avenir de l’hôpital et réclama sa modernisation et son développement. Ces derniers mois ont confirmé que seule, une pression plus forte des hospitaliers et des usagers pouvait inverser la tendance au dépérissement à petit feu de Beaujon.
Le gouvernement et la direction générale de l’A.P.H.P. qui en est la docile exécutante ont opté pour la rentabilité financière des services et la privatisation de la santé publique, au lieu de sa rentabilité sociale et humaine.
On ne soulignera jamais assez que ce n’est pas fatal.
Certes, à la faveur du départ en retraite du chef de service, la psychiatrie a fermé, mais jusqu’à ce jour les urgences tiennent le coup contrairement aux prévisions. Maintenant, c’est le service de neurochirurgie qui est sur la sellette.
La tactique est simple : le déficit de personnel n’étant pas comblé, cela pousse à de nouveaux départs d’infirmières en raison de la dégradation des conditions de travail jusqu’au jour où on annoncera que le service ne peut plus fonctionner.
La neurochirurgie est pourtant l’un des piliers de l’établissement avec son équipe médicale dont 50 infirmières et infirmiers.
Actuellement, il manque dans l’hôpital au moins 60 infirmières alors que le budget ne permet que deux embauches et on prévoit pire en 2012.
Allons-nous laisser dépérir Beaujon ? Ne devons-nous pas tous ensemble exiger qu’il reste le fleuron de la santé publique de Clichy et des environs, en exigeant des embauches, des formations et des travaux de modernisation et de développement correspondant aux besoins ?
Le comité de défense de l’hôpital va demander un rendez-vous à Claude Evin le mois prochain pour faire le point. Si vous voulez participer à la délégation, faites parvenir vos coordonnées à « 60 jours à Clichy ».
Oui, Beaujon doit vivre pour guérir, il ne doit pas mourir.
En Ile de France, les communistes :
-s’opposent à toute suppression de postes, de services, d’Hôpitaux, de maternités et de centre IVG par l’Agence Régionale de Santé (ARS) et l’AP-HP
- proposent d’opposer à l’ARS, une politique de santé définie ensemble, démocratiquement.
Les communistes avancent un projet alternatif de santé qui implique :
- une démocratie sanitaire et la réponse aux besoins de santé de la population,
- un développement de tous les territoires, permettant un accès égalitaire aux soins de qualité.
- une réforme efficace des financements qui est indispensable, taxant les revenus financiers.
- une vraie politique publique de la prise en charge de la perte d’autonomie articulée autour de la prévention, le dépistage et la prise en charge solidaire avec un droit universel de compensation de la perte d’autonomie. Ni 5ème risque, ni 5ème Branche, … mais de la Solidarité.