vendredi 20 novembre 2009, 19:51
Europe : la droite dit merci aux socialistes

Le Premier ministre belge, Herman Van Rompuy, a été choisi jeudi par les dirigeants de l'Union européenne (UE) pour devenir le premier président permanent du Conseil européen, flanquée de la baronne (sic!) d'Upholand Catherine Alsthon, britannique et blairiste .
Ce casting est une co-production notoire de la droite libérale et des socialistes.
Pour ceux qui douterait encore de la collusion droite-socialistes au niveau européen, Dialogue Clichois présente cet article paru sur le site de Libération, un journal peu suspecte de sympathie pour les communistes...
L'article est titré significativement UE : la droite dit merci aux socialiste.
UE : la droite dit merci aux socialistes
La responsabilité des gouvernements socialistes dans la nomination du trio Van Rompuy/Barroso/Asthon, une véritable « dream team » de la médiocrité, est historique.
Ce sont les six premiers ministres socialistes (Grande-Bretagne, Espagne, Portugal, Grèce, Hongrie et Slovénie) qui ont, en effet, choisi, hier après-midi, la commissaire au commerce, la Britannique Catherine Asthon, comme ministre européenne des affaires étrangères, ce poste leur revenant.
(lire la suite de l'article de Libé)
Un choix catastrophique : cette apparatchik travailliste n’a absolument aucune expérience internationale et, de l’avis de plusieurs personnes qui ont travaillé avec elle à la Commission, elle a été particulièrement mauvaise depuis sa prise de fonction le 3 octobre 2008 : absence de travail, mauvaise connaissance des dossiers, sens diplomatique réduit.
« C’est la certitude qu’elle ne fera rien sans l’aval du Foreign Office », commente un fonctionnaire européen. Pour ne rien arranger à l’affaire, elle ne parle aucune langue étrangère (et quand je pense qu’on s’est longtemps moqué de Michel Barnier, le futur commissaire français, pour son mauvais anglais…)
Surtout, en choisissant une femme, ils ont ouvert la voie à Herman Van Rompuy, puisque les conservateurs n’ont plus eu à se préoccuper de l’équilibre homme-femme (ce qui aurait rendu possible la désignation de la Lettone Veira Vike-Freiberga), la gauche lui ayant enlevé cette épine du pied.
Rappelons aussi que sans les socialistes, José Manuel Durao Barroso ne serait pas président de la Commission : c’est le gouvernement socialiste portugais qui l’a présenté, et les gouvernements socialistes espagnols et britanniques l’ont soutenu.
Après cela, faut-il s’étonner que la gauche perde avec une régularité métronométrique les élections, même en période de crise économique ? Cela montre aussi à quel point elle ne sait pas penser l’Europe à la différence de la droite qui sait où elle va.













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