On peut faire toutes les déclarations de bonnes intentions, mais dans les faits, ce qui est proposé au travers des nouveaux statuts s’avère être tout le contraire. La modification de la clef de répartition financière des quatre organisations structurantes de notre parti pose un grave problème.
Passer de la règle financière des quatre quarts (cellule, section, fédération et direction nationale) à une nouvelle règle de trois (section, fédération et direction nationale) entérine la mort des cellules et assèche de fait de 17 % les finances de nos organisations de base.
Il s’agit là d’une faute politique lourde qui s’assimile à la nouvelle bureaucratie du futur fonctionnement de notre parti. Nous ne sommes plus en l’espèce dans une transformation mais dans une liquidation de nos organisations de base.
On croit bien faire mais c’est prendre le parfait contre-pied de ce que désire l’immense majorité des communistes. La cellule doit rester l’organisme « vivant » de notre parti.
HERVÉ POLY:
Sur la question de l’entreprise, force est de constater que nous avons fortement reculé dans la vie des cellules à l’entreprise. La tâche est immense et reste une priorité difficile à mettre en œuvre. Pour autant, une présence régulière, un contact étroit avec les organisations syndicales peuvent permettre à terme de nous redéployer dans des lieux de travail éclatés où il est plus difficile d’être présents.
Par ailleurs, une présence régulière aux portes des boîtes, un contact étroit avec le monde du travail peut nous permettre de rendre visibles et plus pertinentes encore les interventions de nos élus. Avec nos élus en charge des questions économiques, nous nous employons, filière par filière, à prendre des points d’appui pour faire des propositions offensives permettant le développement économique de notre région.
C’est le cas sur la filière ferroviaire où d’ailleurs les militants communistes à la SNCF ont décidé de mutualiser leurs actions en créant un réseau militants cheminots dans le Nord-Pas-de-Calais.
Être à l’offensive idéologiquement, par exemple sur les questions industrielles, peut nous permettre à terme d’aller mieux dans nos combats sur cette question du travail politique à l’entreprise