Le CCE SNCF explique cette initiative inhabituelle pour lui: " Entre 2000 et 2009, la part du fret ferroviaire a été divisée par deux, passant de 55,4 milliards de tonnes kilomètre (GTK) à 26,5 milliards de tonnes kilomètre (GTK).
Pour le CCE et le CE Fret la France est confrontée à "une situation préoccupante, voire critique": le fret ferroviaire est passé de 55,4 à 26,5 milliards de tonnes-kilomètre entre 2000 et 2009. " Entre 2008 et 2010, les effectifs dédiés à Fret SNCF sont passés de 14 933 à 11 793 cheminots. En 2010, cette branche a connu une baisse de ses effectifs de 18,6 %.
Quelle entreprise serait en mesure d’encaisser un tel plan social ? Avec une part modale de l’ordre de 15 % (contre plus de 80 % pour la route), le fret ferroviaire en France est en déclin constant, bien loin de pays comme l’Allemagne (33 %), l’Autriche (37 %) ou la Suisse (40 %)."
Dans ce plan "social" qui ne dit pas son nom, les gares de triage de Somain, Villeneuve-Saint-Georges, Sotteville et Miramas sont menacées car la direction de la SNCF arrête petit à petit l'usage des "wagons isolés", qui assurent pourtant 60% du trafic.
"La SNCF s'apprête à porter le coup de grâce à l'activité du wagon isolé", notent les promoteurs de cette campagne, "la liste des triages menacés de fermeture s'allonge, au point de se demander s'il ne s'agit pas de faire de la place aux opérateurs privés".
"Dans un tel contexte, l’objectif annoncé lors du Grenelle de l’environnement, de porter, d’ici 2022, à 25 % le volume des marchandises transportées en mode alternatif (fluvial et ferroviaire), sera difficile à atteindre", poursuit le CCE SNCF qui interpelle en direct les élus locaux, les pouvoirs publics et la direction de la SNCF, autour de leurs propositions alternatives.