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Nicolas Sarkozy a annoncé des mesures pour réduire les déficits publics : une réforme constitutionnelle imposant des objectifs chiffrés sur cinq ans et un ralentissement des dépenses de santé et des collectivités locales.
La « stratégie du choc » dénoncée par Naomi Klein dans un de ses ouvrages fonctionne à plein régime. En s’attaquant d’abord à la Grèce puis à la zone Euro, les spéculateurs avec la complicité des principaux gouvernement européens veulent imposer de toute urgence des super-mesures d’austérité.
L’objectif est encore une fois, pour ces financiers sans scrupules, de gagner de nouvelles parts de marché en assassinant à petit feu les services publics et leurs champs d’intervention.
Les collectivités locales en majorité de gauche sont en première ligne dans la guerre totale que veut mener Nicolas Sarkozy. Les politiques qu’elles mènent sont en danger face à un état de plus en plus inégalitaire qui cherche à tout prix à les asphyxier financièrement.
C’est intolérable, injuste et anti-démocratique.
Les représentant-e-s de ces collectivités territoriales ont été élu-e-s sur des programmes politiques. Ils doivent pouvoir les appliquer.
Quand à la délirante inscription dans la Constitution française de la maitrise des déficit, Rappelons le précèdent de 2005 où il s’agissait de graver dans le marbre la « concurrence libre et non faussée ». Nous avons vu à quoi cela nous a menés : à une crise d’une gravité extrême.
Face à la violence de l’attaque qui peut enfoncer notre pays dans une crise encore plus profonde, j’appelle au rassemblement le plus large avec une première échéance qui s’annonce déjà comme cruciale : à savoir la mobilisation du 27 mai pour la défense de nos retraites.

Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF