L’EPRD (présenté le 7 septembre 2010) est au service de la mise en œuvre du plan stratégique 2010 / 2014 :
« Dans une démarche systématique et pluriannuelle de recherche d’efficience », l'institution est placée plutôt devant l’obligation de poursuivre un plan d’économie financier et structurel d’envergure, que celui d’une réponse véritablement efficace aux besoins de soins au service de la population et s’appuie entre autre, sur 4000 suppressions d’emplois d’ici 2012 ( ce qui entraine dores et déjà une extrême dégradation des conditions de travail et d’accueils des patients), des cessions accélérées d’actifs -des legs sociaux-( ventes du patrimoine pour compenser la faiblesse du budget d’investissement ).
C’est aussi la mise en œuvre de la loi HPST, avec l’organisation d’un véritable démantèlement du grand service public que représente notre institution. La mise en place de 12 Groupes hospitaliers, en lieu et place des 38 hôpitaux, les externalisations, mutualisations, privatisations des services logistiques, techniques, administratifs et médico techniques, vont finaliser la rationalisation et la réduction de l’accès à l’offre de soins.
Ce plan ne part pas d’une véritable évaluation des besoins de soins pour plusieurs bassins de vie, dans un contexte de précarité socio économique (nord de Paris, etc.) ni de la prise en charge satisfaisante, entre autre de la dépendance, des personnes âgées, de la pédiatrie, de la biologie, etc.
Il ne décline pas suffisamment la stratégie de partenariat avec les autres acteurs de santé (hôpitaux, réseaux de médecine de ville etc.).
L’USAP CGT a demandé le report du vote du plan stratégique car nous estimions indispensable un temps de concertation, de négociations supplémentaires, à l’heure ou l’ARS annonce une réflexion et une modification d’envergure sur la permanence des soins, qui ne peuvent que conditionner significativement ce plan stratégique.
Ceci dans la mesure où l’AP-HP s’inscrit dans l’offre de soins de l’ile de France, dont il est le premier employeur et pourvoyeur de soins public.
Nous sommes d’ailleurs extrêmement surpris de l’absence à cette séance particulièrement importante pour l’avenir de l’offre de soins de l’Ile de France, du président de l’ARS, M. Claude Evin.
Par ailleurs le Contrat pluriannuel d’objectif et de moyens (CPOM), qui sera fixé risque de remettre en cause des orientations du plan stratégique qui est voté aujourd’hui.
Dans ce conseil, il a été annoncé, pour conforter les votes, qu’une évolution serait probable sur les projets médicaux et stratégiques, alors même qu’un changement de l’exécutif, à la direction de l’APHP, avec l’arrivée d’une nouvelle Directrice Générale ne garantit pas cette affirmation.
L’USAP CGT avec les personnels, les usagers s’inquiète fortement des politiques financières et stratégiques imposées à l’AP-HP, constituant une véritable mise sous tutelle, sans réel espace démocratique, et demande l’organisation d’assises nationales de la Santé pour défendre une vraie politique de santé au service de la population , et non des intérêts du privé lucratif.